[Défi communication semaine 15/15] Encourager le passage à l’action et convaincre de la pertinence de vos idées

Quel est le meilleur moyen pour avancer et progresser ? Passer à l’action ! On se retrouve bien souvent bloqué dans une situation, avec parfois des idées à « essayer », mais on n’ose pas. Ce blocage vient de la peur de l’échec, de la peur du jugement des autres. Le problème majeur ici, c’est surtout le jugement et l’opinion que l’on a de nous-même, c’est notre dialogue interne qui joue contre nous. Il en va ainsi pour bon nombre de personnes. Alors qu’en fait, on a déjà vu qu’il n’y avait pas d’échec, mais seulement des apprentissages. Aussi, le fait de ne pas passer à l’action fait grandir en nous un sentiment de frustration, car la situation qui nous dérange ou qu’on veut solutionner persiste. Et plus le temps passe, plus la frustration augmente, et vous remarquerez qu’en même temps le sentiment de peur d’agir augmente en même temps. Pourquoi ? Quelque part en nous quelque chose pousse pour que nous passions à l’action, et ça devient de plus en plus proche, et donc la peur que nous avons est sur le point de se réaliser 🙂 L’objectif ici est d’aider les personnes qui vous entourent à passer à l’action dans un climat bienveillant. Ainsi, il leur sera plus facile de passer à l’action, ce qui leur permettra d’augmenter leur confiance en elles, et elles pourront ainsi progresser.

Aussi, pour inciter les personnes à passer à l’action dans une démarche qui vous permette d’avancer dans vos propres objectifs, vous pouvez vous appuyer sur la connaissance que vous avez des personnes qui vous entourent. Si vous trouvez le point commun qui permet à tout le monde de progresser, alors chacun fera ce qu’il faut pour avancer et en sera content.

Principes de la semaine

Principe 29 : Encouragez. Que l’erreur semble facile à corriger.

Lorsque l’on veut encourager une personne à avancer et se lancer sur une tâche qui lui semble difficile ou risquée, le meilleur moyen de la rassurer c’est de lui faire voir en quoi le pire qui pourrait arriver n’est pas si pire que ce qu’elle pense. Bien souvent, dans le pire des cas, il faudra trouver une solution pour rectifier l’action, et la personne aura fait un apprentissage de ce qu’il s’est passé. Et comme on l’a déjà vu au cours des dernières semaines, tout le monde fait des erreurs, donc il n’y a rien de grave.

Le but ici est de rassurer la personne, et surtout qu’elle soit convaincue que vous serez son allié(e) si jamais « ça tourne mal ». Vous êtes en fait la personne qui donne une « autorisation », en attendant que votre interlocuteur se donne ses propres autorisations.

Principe 30 : Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez.

Le secret de ce principe réside dans le fait que si l’on connait bien la personne en face de nous, on peut trouver une manière de présenter notre idée suivant un angle qui lui plaira le plus. Cela peut parfois demander d’être créatif pour trouver un point d’accroche entre votre idée et ce qui motive et inspire votre interlocuteur. Et une fois que c’est fait, pourquoi est-ce que la personne ne serait pas heureuse de réaliser votre idée, ou bien vous aider dans sa réalisation ? Du moment que c’est relié à quelque chose qui l’intéresse, elle sera forcément heureuse de vous aider 🙂

On peut remarquer encore une fois que ce point dépend fortement du fait que vous ayez au préalable pris le temps de connaître de manière profonde et sincère cette personne. Ainsi, il vous est plus facile de trouver un angle qui lui parle et la motive le plus pour vous aider dans la réalisation de vos projets et idées.

Bilan

Pour cette dernière semaine, clôturant ce défi de quinze semaines sur la mise en œuvre des principes du livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie, les principes abordés permettent de faire une synthèse de tout ce qui a été abordé. C’est pour moi le fruit logique que l’on récolte après avoir mis en œuvre tous les principes précédents, en les ayant intégrés dans notre attitude.

Pour la mise en pratique du Principe 29, c’est quelque chose de quotidien pour moi, car j’évolue dans un contexte où mon équipe a complètement été renouvelée. Le projet sur lequel je travaille est complexe et critique pour l’entreprise, et il a une histoire riche de plus de 6 ans maintenant. On peut donc facilement imaginer qu’une personne arrivant sur un tel projet n’est pas forcément à l’aise, surtout que pour la plupart des nouveaux arrivants dans l’équipe, ce poste est leur premier poste dans l’industrie. La situation est telle que je ne peux pas assurer un accompagnement permanent de chaque personne. L’approche que j’utilise est de donner la liberté à chacun et chacune d’expérimenter, en donnant éventuellement mon avis lorsque  je pense que c’est nécessaire. Et lorsque ça se passe pas comme la personne s’y attendait, j’essaye toujours de prendre un moment pour venir l’aider, et si possible trouver une solution — ce n’est pas toujours le cas, et je ne manque pas de le faire remarquer ! 🙂 Ainsi, une « erreur » n’est jamais vraiment dramatique. De même, lorsqu’une personne commet une erreur, sur un sujet délicat sur lequel elle est en pleine découverte et apprentissage, il ne sert à rien de s’énerver et de faire la morale. Ça n’apporte rien de positif. Par contre, prendre le temps de comprendre quelle est la problématique que la personne est entrain de rencontrer, quelle a été sa démarche et voir à quel moment le chemin emprunté n’est pas celui attendu. Cette démarche bienveillante permet de créer un climat dans lequel les personnes n’hésitent pas à essayer des choses et avancer. Et si elles se trompent, c’est l’occasion de faire un bel apprentissage. Aussi, une astuce à utiliser ici est qu’à chaque fois qu’une incompréhension est détectée, il est intéressant de se pencher sur comment créer un document et/ou une procédure pour permettre aux personnes qui emprunteront plus tard le même chemin de ne pas s’égarer au même endroit. Ça permet de clarifier le fonctionnement de notre produit, aussi bien en interne que pour nos clients. Ainsi le processus de prise en main de notre produit est à chaque passage un peu plus facilité et documenté.

Concernant le Principe 30, que je considère comme l’apothéose de cette plongée au cœur de la communication, il ne peut être mis en pratique que si tous les autres avants ont été utilisés et appliqués sur une durée non négligeable. En effet, comment motiver une personne à faire ce que vous voulez (du moins ce qui vous arrangerait) tout en la rendant heureuse de le faire ? La réponse semble assez évidente. Il faut trouver en quoi ce que vous voulez se trouve à la croisée de vos intérêts et de ceux de votre interlocuteur. C’est simple, si chacun y trouve son compte, alors tout le monde y gagne et chacun sera content de faire cette action et/ou projet. Et comment trouver cet intérêt commun ? Si vous avez appliqué les principes des précédentes semaines, vous avez du expérimenter le fait de vous intéresser réellement et sincèrement aux personnes qui vous entourent. Ainsi, avec un peu d’imagination vous devriez pouvoir trouver une manière d’exprimer votre demande sous une forme qui va plaire à votre interlocuteur. Faites appel aux sentiments élevés, en décrivant un but qui dépasse la personne. Par exemple, on a eu le cas de l’annonce d’un nouveau client, alors que l’équipe venait tout juste de s’engager à réaliser une quantité de travail pour une période donnée. Je suis un fervent défenseur de cette méthodologie (l’agilité, pour celles et ceux qui se demandent quelle méthode c’est — mais ce n’est pas l’objet ici), cependant, un nouveau client avec qui l’équipe pourrait briller et montrer tous ses talents, c’est très tentant. De même, chaque personne de l’équipe pouvait être impliquée et c’est pour une belle réalisation. Il n’a pas été très difficile de convaincre l’équipe qu’on pouvait consacrer 2 jours à faire ce qu’il faut pour préparer le terrain et avancer d’un bon bloc pour ce client là. Bien sûr, on a du se désengager de certaines tâches sur lesquelles on devait travailler. Mais cette suggestion a été adoptée car je l’ai présentée sous l’angle du travail d’équipe, et du fait que toutes et tous pouvait participer activement au déploiement de notre solution chez un nouveau client. C’est une nouveauté pour tous les membres de l’équipe, nouveaux comme anciens. Ça permet aussi de renforcer les liens existants en fédérant nos énergies et pensées sur un même objectif. Ainsi, quand on connaît les inspirations des personnes qui nous entourent, il peut être assez facile de trouver ce qui peut les intéresser et les motiver à vous aider à réaliser ce qui vous tient à cœur, du moment que tout le monde a à y gagner 🙂

 

En conclusion, on peut voir qu’encourager les personnes à passer à l’action demande juste un peu de lâcher prise et de bienveillance. C’est une belle manière d’aider les personnes autour de vous à grandir. Enfin, pour s’assurer que des personnes vous aident dans la réalisation de vos projets, prenez le temps de bien les connaître et trouver ce qui peut éveiller chez elles un intérêt en rapport avec vos besoins. Ainsi, si la coopération est en mode gagnant-gagnant, chaque personne — dont vous-même — sera heureuse de participer à la réalisation de votre projet.

Et vous, avez-vous appliqué tous les principes abordés au cours de ces quinze semaines ? Êtes-vous bienveillant(e) et laissez-vous de l’espace aux personnes pour qu’elles puissent apprendre librement à leur rythme ? Et enfin, les connaissez-vous suffisamment pour savoir quels sont les leviers que vous pouvez utiliser pour les convaincre de vous aider à réaliser et atteindre vos objectifs ? N’oubliez jamais que les relations humaines, dans tous les domaines, doivent reposer sur le mode gagnant-gagnant pour atteindre leur plein potentiel ! 🙂

 

Merci d’avoir suivi ce défi sur le thème de la communication, suivant les principes du livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie. J’espère que vous avez apprécié ce voyage au fil des semaines, et que vous avez pu mettre en pratique certaines des clés que j’ai présentées. N’hésitez pas à mettre en commentaire ce que vous en avez pensé, et quels sont les points que vous avez mis en œuvre. Améliorer sa communication est l’affaire de toute une vie, car on rencontre de nouvelles personnes, et celles que l’on fréquente changent et évoluent elles aussi. Je vous souhaite d’avoir de beaux échanges constructifs avec toutes les personnes que vous fréquentez et que vous rencontrerez ! 😀

 


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

Semaine 2 : ici

Semaine 3 :  ici

Semaine 4 : ici

Semaine 5 : ici

Semaine 6 : ici

Semaine 7 : ici

Semaine 8 : ici

Semaine 9 : ici

Semaine 10 : ici

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Semaine 12 : ici

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Semaine 14 : ici

Semaine 15 : ici !

[Défi communication semaine 14/15] Valoriser chaque effort et encourager la progression

Quand on a envie de voir progresser et s’épanouir les gens autour de nous, que ce soit dans le cadre personnel ou professionnel, il y a quelques stratégies simples qui peuvent être mises en place. C’est un peu devenu une habitude au fil des différents épisodes de ce défi de mise en pratique des principes de communication de Dale Carnegie. Ce sont souvent des petites choses simples, qui ont un impact important. Encore une fois, l’objectif est de s’ouvrir et de s’intéresser aux autres. Ici, les principes de la semaine seraient plus à destination des managers et dirigeants, mais au final il revient à chacun et chacune d’assurer ce rôle de « motivateur » afin de permettre aux personnes qui nous entourent d’être plus heureuses et de progresser. C’est l’essence même des deux astuces de la semaine.

Quand on crée une dynamique bienveillante de progression au sein d’un groupe, les personnes le composant se dépassent, progressent et avancent plus vite et plus efficacement vers leurs objectifs personnels et les objectifs communs. Pour créer cette dynamique, la communication et l’attention authentique aux personnes sont deux éléments essentiels et incontournables.

Principes de la semaine

Principe 27 : Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Soyez chaleureux dans votre approbation et prodigue de vos éloges

Il est important de s’intéresser de manière authentique aux autres et à ce qu’ils font. D’autant plus que le sujet des précédents épisodes portaient sur les différentes manières de faire remarquer les fautes et erreurs aux autres. Ici il est important de poursuivre le processus et de déceler chaque amélioration que l’on voit chez une personne à qui l’on a fait des remarques/suggestions.

On en revient toujours au même mécanisme dans lequel, quand une personne produit un effort, peu importe la taille du résultat, si elle est félicitée pour ça, son estime propre augmentera, ce qui fera monter sa confiance en elle, et donc ses niveaux de bonheur, d’enthousiasme, de motivation et de courage. Et dans un tel cas, comment cette personne ne pourrait-elle pas s’améliorer et progresser dans les différents domaines de sa vie ?

Ainsi, féliciter une personne sur chacun de ses progrès est bénéfique à plusieurs niveaux. Cela montre tout d’abord que vous vous intéressez vraiment à elle, ce qui permet de créer un climat sympathique, mais aussi cela insinue une petite pression bénéfique, car la personne sait que vous « l’observez » (avec bienveillance ! mais c’était déjà le cas avec les précédents épisodes 😉 ). Ensuite, comme nous l’avons vu, cela renforce le schéma de progression (via l’estime de soi …). Et surtout, cela crée une dynamique dans le groupe de personnes où chacune va prendre cette habitude et ainsi une ambiance bienveillante va se mettre en place. Ça devient une norme de se féliciter les uns les autres, et tout le monde en tire de nombreux avantages.

Principe 28 : Donnez une belle réputation à mériter

Notre cerveau est une machine à créer des raccourcis et des ponts pour aller plus vite, et une des méthodes pour créer ces ponts est la répétition. Rappelez vous comment vous avez appris vos leçons, votre technique sportive ou musicale, etc. La répétition !  Comment appliquer ce phénomène pour permettre à une personne de progresser et de s’épanouir d’avantage ? Répétez lui qu’elle est déjà la meilleure version d’elle-même, et que c’est ainsi que vous la voyez. Ceci aura un double effet : premièrement, bien souvent, on n’aime pas décevoir les autres, donc si vous dites à une personne que vous la voyez à un autre niveau, elle fera normalement tout son possible pour ne pas vous décevoir et donc, par la force des choses s’améliorera ; deuxièmement, si vous lui répétez souvent cette vision que vous avez d’elle, son cerveau finira par l’enregistrer et ça fera partie de sa réalité.

C’est un outil très puissant, et il faut donc en faire usage avec précaution. Cependant, si vous avez bien suivi tous les épisodes de cette série, vous aurez appris (j’espère !) la bienveillance, et surtout vous connaîtrez bien mieux les personnes qui vous entourent et saurez ce à quoi elles aspirent, et quelle version d’elles-mêmes elles veulent devenir. Et c’est sur cet état de fait que vous devez vous appuyer ici pour les aider à progresser vers ce qu’elles ont envie de devenir.

Il est à noter que de manière moins personnelle, on peut aussi donner une belle réputation à mériter à un groupe de personnes. Ceci marche tout aussi bien, du moment que les personnes composant ce groupe sont solidaires entre elles et ont créé une belle dynamique de fonctionnement.

Bilan

Il devient vraiment évident que l’on s’approche à grands pas de la fin de cette aventure dans le monde passionnant de la communication, et j’ai envie de dire dans la relation aux autres plus particulièrement. En effet, les deux principes de cette semaine, et surtout le second, reposent principalement sur le lien que l’on construit avec une personne et la connaissance que l’on en a. Ainsi, la mise en œuvre de ces deux principes a besoin que l’on ait déjà intégré et mis en place tous les principes précédents. Et surtout que ce soit devenu un nouveau style de vie et d’interaction avec les autres.

La mise en œuvre du Principe 27 est quelque chose que je pratique depuis quelques mois, sans vraiment le savoir, et j’ai pu mettre le focus dessus cette semaine avec plus de conscience. En effet, au sein du projet dans lequel je travaille depuis plusieurs années, je suis le dernier « survivant » de l’équipe d’origine dont tous les membres sont partis au cours de la dernière année. Ainsi, l’équipe a été renouvelée avec des personnes qui aujourd’hui doivent découvrir, apprendre et comprendre quels sont les tenants et aboutissants, les pourquois et les comments du projet. Dans un tel contexte, les « petits nouveaux » sont noyés dans tout ce qu’il y a à faire et à comprendre. De ce fait, quand une personne de l’équipe avance sur un sujet, quel qu’il soit, et peu importe la taille de la réalisation, j’essaye de toujours valoriser ce qui a été fait. Non seulement je le fais de manière directe et de vive voix, mais je ne me prive pas de le faire de manière plus large et « publique » (par courriel, en réunion, …). Ceci a pour effet de faire monter le niveau de confiance des personnes, qui se sentent plus « légitimes » dans le projet. Et comme je l’ai mentionné dans la description du principe, il s’est créé dans l’équipe un climat dans lequel chacun et chacune fait attention à ce que font les autres et n’hésitent pas à complimenter et valoriser les avancées de chaque personne. L’ambiance générale s’en ressent et le projet avance ! 🙂

Pour la mise en œuvre du Principe 28, c’est la suite logique du précédent. En effet, comme je vois que la nouvelle équipe monte en compétence et en confiance, j’aime bien dire à chaque personne qu’elle peut maintenant être responsable de la partie sur laquelle elle travaille, et que c’est à elle de faire les choix qui lui semblent nécessaires. Ainsi chaque personne se sentant avoir plus de responsabilités en prend effectivement plus. Il m’arrive parfois, lorsqu’une personne vient me demander mon avis ou mon aide, je feins de ne pas avoir la réponse, ou alors (ma solution préférée !) je la mets au défi en lui posant la question « qu’est-ce que tu ferais toi ? qu’est-ce que tu en penses ? », en lui indiquant qu’elle a autant de compétences que moi pour donner une réponse à sa question. Et je pense qu’au final, cette manière de faire permet aujourd’hui d’avoir, en quelques mois, une équipe en état de marche et qui avance bien sur le projet.

 

En conclusion, on peut remarquer que le fait de connaître de manière authentiques les gens qui nous entourent et d’appliquer des astuces simples, se basant sur le fonctionnement de notre cerveau, permet d’obtenir des résultats assez incroyables ! Et vous, faites-vous assez attention aux autres pour leur faire part du fait que vous les voyez progresser ? Est-ce que vous les challengez un peu dans le but de les faire grandir ?

 


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

Semaine 2 : ici

Semaine 3 :  ici

Semaine 4 : ici

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[citation] L’emprise des croyances limitantes

Je ne sais pas ce qui est possible ou non, alors j’agis comme si tout était possible

David Laroche

 

On a bien souvent ancrées en nous des croyances limitantes qui ont été construites au fil de notre vie. Elle sont venues à la suite d’échecs, mais surtout de la société, par nos amis, notre famille, notre entourage, qui nous ont transmis leurs propres croyances limitantes. Les phrases du type « tu n’y arriveras jamais, personne n’y est jamais arrivé », « c’est de la folie » ne sont au final que l’expression de leur propres peurs et croyances limitantes. C’est leur perception à eux, pas la notre.

Nos choix ne doivent pas être dictés par l’extérieur, mais pris en conscience en accord avec nous-même. Quand l’objectif et son pourquoi sont clairs, la motivation vient d’elle-même et rien ne doit nous arrêter, surtout pas les croyances des autres.

Bien souvent, on part du principe limitant sous la forme de la question « Est-ce que c’est 100% possible ? » pour déterminer si on se lance ou non dans un projet ou une action. Évidemment, la réponse est « non » ! Rien n’est 100% sûr et possible. C’est la source principale de démotivation. L’astuce ici est de se poser la question sous une autre forme qui nous pousse dans une énergie beaucoup plus riche : « Est-ce 100% impossible ? ». Et là, la réponse est bien évidemment « non » ! Donc c’est possible ! Dans cet espace là, lorsqu’on réalise qu’il y a une chance d’y arriver, alors la motivation augmente.

Choisissez bien les questions que vous vous posez, elles peuvent donner soit de la démotivation, de la peine, une énergie pauvre. soit de la motivation, de la joie, de la force, et de l’énergie riche. Cherchez à voir les opportunités dans chaque chose !

Trouver sa mission de vie (débuter sur le chemin)

Une discussion revient assez souvent avec un collègue, se posant la question de « savoir ce qu’il veut faire quand il sera grand« . Cette phrase et cette tournure n’est pas si anodine que ça.  Aujourd’hui, durant toute notre vie nous avons été formatés par l’école, la société, la télévision, les medias en général, pour avoir une vie peu inspirante — dans le genre « métro, boulot, dodo dans une société qui nous permet de payer les factures et partir de temps en temps en vacances ». Il faut rentrer dans le moule, sinon on est pointé du doigt. (Le sujet de l’éducation sera traité dans un article plus complet dans le futur)

Se poser cette question est déjà en soit un très bon point de départ. Je ferai un article détaillant en quoi le questionnement est un pilier essentiel de la réussite et du bonheur, surtout lorsqu’il est de bonne qualité.  Trouver sa mission de vie, autrement ce qu’on « veut faire quand on sera grand » permet de :

  • être au clair sur nos objectifs et définir des stratégies nous permettant de les atteindre;
  • avoir de la motivation au quotidien et avoir une raison valable de se lever le matin;
  • s’épanouir chaque jour dans ce qu’on fait, être en meilleure santé, être plus heureux;
  • inspirer son entourage, proche ou non, pour leur donner envie à leur tour de réaliser leur propre mission de vie;
  • contribuer au monde et à l’humanité, à sa façon.

Tous ces points peuvent sembler curieux, farfelus, inatteignables, etc. J’étais aussi dans cette croyance, jusqu’au jour où je me suis posé les bonnes questions, et ce pendant plusieurs mois. Il est à noter que ce genre de démarche peut prendre beaucoup de temps, ne pas être immédiate. C’est normal, c’est quelque chose de très important ! C’est aussi pour cette raison que ce n’est pas à prendre à la légère. Je vais vous donner dans la suite quelques techniques qui, pour commencer, vont vous permettre d’éclaircir le chemin sur la découverte de votre mission de vie.

1. Se poser la question « qu’est-ce que je veux faire de ma vie » de manière ouverte

Il est noter que nous avons avec nous un allier très précieux qui travaille beaucoup pour nous en arrière plan : notre inconscient. Le fait de se poser cette question, chaque jour, de manière ouverte — c’est-à-dire sans attendre LA réponse immédiate — permet d’indiquer à notre subconscient qu’il faut qu’il travaille activement sur le sujet. Ceci aura pour effet au fil des jours, semaines, mois qui vont suivre de nous faire remarquer des choses nouvelles qui sont des signes de ce qui peut nous mettre sur la piste de la découverte de notre mission de vie.

2. Se projeter dans le futur et imaginer sa vie

Un bon exercice est d’imaginer sa vie idéale, dans 5  10 , ou 20 ans. Il faut faire travailler son imaginaire, et se plonger au plus profond de l’expérience. Les questions à se poser — attention, il y en a beaucoup car il faut que ce soit très détaillé — sont : je suis où ? dans quel pays ? à la montagne, à la plage ? dans un appartement, une maison ? quelle est la décoration ? suis-je accompagné(e) ? si oui avec qui, quelle type de personne (physique, mentale, situation) ? ai-je des enfants ? si oui combien ? qui sont mes amis ? qu’est-ce qu’ils font ? quelle est ma relation avec mes amis, ma famille ? comment est-ce que j’occupe mes journées ? comment est-ce que je gagne ma vie ? etc

Il faut que chaque point de votre vision soit le plus détaillé possible, que vous en ressentiez chaque parcelle avec tous vos sens ; les sons que vous entendez chez vous, au travail, la température et le climat. Plus vous stimulerez vos sens durant ce moment d’imagination, plus cela prendra vie et vous motivera pour réaliser cette vision. Il est très important durant cet exercice de ne pas se brider avec des pensées du type « je n’y arriverai pas », « ce n’est pas pour moi », « c’est impossible ». Le but de l’exercice n’est pas de savoir comment on va y arriver, mais de définir quel est l’object, et ce dans tous les domaines de vie.

Il n’est pas nécessaire, encore une fois, d’arriver à imaginer et définir d’un coup cette vision dans les moindre détails. Il faut savoir que cette vision va changer au fur et à mesure que l’on avance sur le chemin de notre vie. C’est pourquoi imaginer les grandes lignes, importantes pour nous aujourd’hui est la première base.

Ensuite, en se projetant être à ce moment là, c’est fait, je suis dans ma vision, et vivre pleinement ce moment là, il faut se poser les questions — encore une fois toutes les réponses ne seront pas forcément là — suivantes « comment j’ai fait pour en arrivé à ce résultat ? » pour une vision à 10 ans par exemple « qu’est-ce que j’ai fait il y a 5 ans ? il y a 7 ans ? 8 ans ? 9  ans ? 9 ans et 6 mois ? 9 ans et 9 mois ?  … » et ainsi de suite pour revenir au présent. Une fois arrivé à ce moment là, vous devriez normalement avoir en tête une première action, simple, de plus ou moins petite envergure que vous pouvez effectuer dans les prochains jours. C’est cette petite action qui va être le premier petit pas vers la réalisation de votre vision.

3. Identifier ses passions

Notre esprit et la vie nous poussent dans la direction de notre mission de vie, non pas en l’indiquant avec des panneaux gigantesques tels que ceux indiquant les sorties d’autoroutes, mais par des petites touches plus subtiles qu’il faut savoir repérer. Pour cela, il faut mettre de la conscience sur ce qu’on fait de nos journées et ce qui s’y passe, et donc pleinement vivre dans le présent.

Une des manières simples d’identifier ses passions est de repérer quelles sont les activités que l’on fait sans voir passer le temps, des moments pendant lesquels on ne ressent pas la faim, la soif, la fatigue.  Il faut que ces activités procurent un sentiment d’accomplissement et qu’on se sente heureux d’y avoir  passer du temps, et que ça nous rende heureux et fier de ce qui a été accompli.

Une autre manière très simple elle aussi est de remarquer quel est le sujet de discussion sur lequel on démarre au quart de tour, même à 1 ou 2 heure du matin complètement fatigué(e). Discuter de ce sujet redonne plein d’énergie, et la fatigue disparaît. Ainsi on rejoint le point précédent, car c’est alors une discussion qui efface le temps qui passe et l’on est heureux dans cet élan de passion.

Il existe d’autres manières d’identifier ces passions, mais celles-ci ont l’avantage d’être très simples et on peut même facilement se remémorer des moments du passé pour faire le travail de recherche et d’identification des passions.

 

Avec les 3 techniques décrites dans cet article (je referai des articles avec d’autres techniques plus avancées), vous avez déjà une bonne base pour commencer. C’est facile à faire, de chez soi, en balade, seul ou accompagné. Il faut que ce soit un travail avec soi-même, sans écouter ce que les autres disent ce qu’ils pensent qu’on devrait faire. Une mission de vie, c’est personnel, c’est quelque chose qui nous touche au plus profond de nous, c’est le feu sacré qui nous motive chaque matin pour réaliser notre vision, pour nous et pour les autres.

Enfin, ayez bien en tête que trouver sa mission de vie est un chemin long, pour lequel nous n’avons pas été préparés. Ainsi, ne soyez pas frustrés de ne pas la trouver en quelques jours ou semaines (pour ma part j’ai mis presque 1 an). Au contraire, félicitez vous d’effectuer cette démarche, célébrez chaque petit pas effectué dans cette direction, et soyez patients, le moment venu, vous le saurez et savourerez cet instant 😀