[Défi communication semaine 15/15] Encourager le passage à l’action et convaincre de la pertinence de vos idées

Quel est le meilleur moyen pour avancer et progresser ? Passer à l’action ! On se retrouve bien souvent bloqué dans une situation, avec parfois des idées à « essayer », mais on n’ose pas. Ce blocage vient de la peur de l’échec, de la peur du jugement des autres. Le problème majeur ici, c’est surtout le jugement et l’opinion que l’on a de nous-même, c’est notre dialogue interne qui joue contre nous. Il en va ainsi pour bon nombre de personnes. Alors qu’en fait, on a déjà vu qu’il n’y avait pas d’échec, mais seulement des apprentissages. Aussi, le fait de ne pas passer à l’action fait grandir en nous un sentiment de frustration, car la situation qui nous dérange ou qu’on veut solutionner persiste. Et plus le temps passe, plus la frustration augmente, et vous remarquerez qu’en même temps le sentiment de peur d’agir augmente en même temps. Pourquoi ? Quelque part en nous quelque chose pousse pour que nous passions à l’action, et ça devient de plus en plus proche, et donc la peur que nous avons est sur le point de se réaliser 🙂 L’objectif ici est d’aider les personnes qui vous entourent à passer à l’action dans un climat bienveillant. Ainsi, il leur sera plus facile de passer à l’action, ce qui leur permettra d’augmenter leur confiance en elles, et elles pourront ainsi progresser.

Aussi, pour inciter les personnes à passer à l’action dans une démarche qui vous permette d’avancer dans vos propres objectifs, vous pouvez vous appuyer sur la connaissance que vous avez des personnes qui vous entourent. Si vous trouvez le point commun qui permet à tout le monde de progresser, alors chacun fera ce qu’il faut pour avancer et en sera content.

Principes de la semaine

Principe 29 : Encouragez. Que l’erreur semble facile à corriger.

Lorsque l’on veut encourager une personne à avancer et se lancer sur une tâche qui lui semble difficile ou risquée, le meilleur moyen de la rassurer c’est de lui faire voir en quoi le pire qui pourrait arriver n’est pas si pire que ce qu’elle pense. Bien souvent, dans le pire des cas, il faudra trouver une solution pour rectifier l’action, et la personne aura fait un apprentissage de ce qu’il s’est passé. Et comme on l’a déjà vu au cours des dernières semaines, tout le monde fait des erreurs, donc il n’y a rien de grave.

Le but ici est de rassurer la personne, et surtout qu’elle soit convaincue que vous serez son allié(e) si jamais « ça tourne mal ». Vous êtes en fait la personne qui donne une « autorisation », en attendant que votre interlocuteur se donne ses propres autorisations.

Principe 30 : Rendez les autres heureux de faire ce que vous suggérez.

Le secret de ce principe réside dans le fait que si l’on connait bien la personne en face de nous, on peut trouver une manière de présenter notre idée suivant un angle qui lui plaira le plus. Cela peut parfois demander d’être créatif pour trouver un point d’accroche entre votre idée et ce qui motive et inspire votre interlocuteur. Et une fois que c’est fait, pourquoi est-ce que la personne ne serait pas heureuse de réaliser votre idée, ou bien vous aider dans sa réalisation ? Du moment que c’est relié à quelque chose qui l’intéresse, elle sera forcément heureuse de vous aider 🙂

On peut remarquer encore une fois que ce point dépend fortement du fait que vous ayez au préalable pris le temps de connaître de manière profonde et sincère cette personne. Ainsi, il vous est plus facile de trouver un angle qui lui parle et la motive le plus pour vous aider dans la réalisation de vos projets et idées.

Bilan

Pour cette dernière semaine, clôturant ce défi de quinze semaines sur la mise en œuvre des principes du livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie, les principes abordés permettent de faire une synthèse de tout ce qui a été abordé. C’est pour moi le fruit logique que l’on récolte après avoir mis en œuvre tous les principes précédents, en les ayant intégrés dans notre attitude.

Pour la mise en pratique du Principe 29, c’est quelque chose de quotidien pour moi, car j’évolue dans un contexte où mon équipe a complètement été renouvelée. Le projet sur lequel je travaille est complexe et critique pour l’entreprise, et il a une histoire riche de plus de 6 ans maintenant. On peut donc facilement imaginer qu’une personne arrivant sur un tel projet n’est pas forcément à l’aise, surtout que pour la plupart des nouveaux arrivants dans l’équipe, ce poste est leur premier poste dans l’industrie. La situation est telle que je ne peux pas assurer un accompagnement permanent de chaque personne. L’approche que j’utilise est de donner la liberté à chacun et chacune d’expérimenter, en donnant éventuellement mon avis lorsque  je pense que c’est nécessaire. Et lorsque ça se passe pas comme la personne s’y attendait, j’essaye toujours de prendre un moment pour venir l’aider, et si possible trouver une solution — ce n’est pas toujours le cas, et je ne manque pas de le faire remarquer ! 🙂 Ainsi, une « erreur » n’est jamais vraiment dramatique. De même, lorsqu’une personne commet une erreur, sur un sujet délicat sur lequel elle est en pleine découverte et apprentissage, il ne sert à rien de s’énerver et de faire la morale. Ça n’apporte rien de positif. Par contre, prendre le temps de comprendre quelle est la problématique que la personne est entrain de rencontrer, quelle a été sa démarche et voir à quel moment le chemin emprunté n’est pas celui attendu. Cette démarche bienveillante permet de créer un climat dans lequel les personnes n’hésitent pas à essayer des choses et avancer. Et si elles se trompent, c’est l’occasion de faire un bel apprentissage. Aussi, une astuce à utiliser ici est qu’à chaque fois qu’une incompréhension est détectée, il est intéressant de se pencher sur comment créer un document et/ou une procédure pour permettre aux personnes qui emprunteront plus tard le même chemin de ne pas s’égarer au même endroit. Ça permet de clarifier le fonctionnement de notre produit, aussi bien en interne que pour nos clients. Ainsi le processus de prise en main de notre produit est à chaque passage un peu plus facilité et documenté.

Concernant le Principe 30, que je considère comme l’apothéose de cette plongée au cœur de la communication, il ne peut être mis en pratique que si tous les autres avants ont été utilisés et appliqués sur une durée non négligeable. En effet, comment motiver une personne à faire ce que vous voulez (du moins ce qui vous arrangerait) tout en la rendant heureuse de le faire ? La réponse semble assez évidente. Il faut trouver en quoi ce que vous voulez se trouve à la croisée de vos intérêts et de ceux de votre interlocuteur. C’est simple, si chacun y trouve son compte, alors tout le monde y gagne et chacun sera content de faire cette action et/ou projet. Et comment trouver cet intérêt commun ? Si vous avez appliqué les principes des précédentes semaines, vous avez du expérimenter le fait de vous intéresser réellement et sincèrement aux personnes qui vous entourent. Ainsi, avec un peu d’imagination vous devriez pouvoir trouver une manière d’exprimer votre demande sous une forme qui va plaire à votre interlocuteur. Faites appel aux sentiments élevés, en décrivant un but qui dépasse la personne. Par exemple, on a eu le cas de l’annonce d’un nouveau client, alors que l’équipe venait tout juste de s’engager à réaliser une quantité de travail pour une période donnée. Je suis un fervent défenseur de cette méthodologie (l’agilité, pour celles et ceux qui se demandent quelle méthode c’est — mais ce n’est pas l’objet ici), cependant, un nouveau client avec qui l’équipe pourrait briller et montrer tous ses talents, c’est très tentant. De même, chaque personne de l’équipe pouvait être impliquée et c’est pour une belle réalisation. Il n’a pas été très difficile de convaincre l’équipe qu’on pouvait consacrer 2 jours à faire ce qu’il faut pour préparer le terrain et avancer d’un bon bloc pour ce client là. Bien sûr, on a du se désengager de certaines tâches sur lesquelles on devait travailler. Mais cette suggestion a été adoptée car je l’ai présentée sous l’angle du travail d’équipe, et du fait que toutes et tous pouvait participer activement au déploiement de notre solution chez un nouveau client. C’est une nouveauté pour tous les membres de l’équipe, nouveaux comme anciens. Ça permet aussi de renforcer les liens existants en fédérant nos énergies et pensées sur un même objectif. Ainsi, quand on connaît les inspirations des personnes qui nous entourent, il peut être assez facile de trouver ce qui peut les intéresser et les motiver à vous aider à réaliser ce qui vous tient à cœur, du moment que tout le monde a à y gagner 🙂

 

En conclusion, on peut voir qu’encourager les personnes à passer à l’action demande juste un peu de lâcher prise et de bienveillance. C’est une belle manière d’aider les personnes autour de vous à grandir. Enfin, pour s’assurer que des personnes vous aident dans la réalisation de vos projets, prenez le temps de bien les connaître et trouver ce qui peut éveiller chez elles un intérêt en rapport avec vos besoins. Ainsi, si la coopération est en mode gagnant-gagnant, chaque personne — dont vous-même — sera heureuse de participer à la réalisation de votre projet.

Et vous, avez-vous appliqué tous les principes abordés au cours de ces quinze semaines ? Êtes-vous bienveillant(e) et laissez-vous de l’espace aux personnes pour qu’elles puissent apprendre librement à leur rythme ? Et enfin, les connaissez-vous suffisamment pour savoir quels sont les leviers que vous pouvez utiliser pour les convaincre de vous aider à réaliser et atteindre vos objectifs ? N’oubliez jamais que les relations humaines, dans tous les domaines, doivent reposer sur le mode gagnant-gagnant pour atteindre leur plein potentiel ! 🙂

 

Merci d’avoir suivi ce défi sur le thème de la communication, suivant les principes du livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie. J’espère que vous avez apprécié ce voyage au fil des semaines, et que vous avez pu mettre en pratique certaines des clés que j’ai présentées. N’hésitez pas à mettre en commentaire ce que vous en avez pensé, et quels sont les points que vous avez mis en œuvre. Améliorer sa communication est l’affaire de toute une vie, car on rencontre de nouvelles personnes, et celles que l’on fréquente changent et évoluent elles aussi. Je vous souhaite d’avoir de beaux échanges constructifs avec toutes les personnes que vous fréquentez et que vous rencontrerez ! 😀

 


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[Défi communication semaine 14/15] Valoriser chaque effort et encourager la progression

Quand on a envie de voir progresser et s’épanouir les gens autour de nous, que ce soit dans le cadre personnel ou professionnel, il y a quelques stratégies simples qui peuvent être mises en place. C’est un peu devenu une habitude au fil des différents épisodes de ce défi de mise en pratique des principes de communication de Dale Carnegie. Ce sont souvent des petites choses simples, qui ont un impact important. Encore une fois, l’objectif est de s’ouvrir et de s’intéresser aux autres. Ici, les principes de la semaine seraient plus à destination des managers et dirigeants, mais au final il revient à chacun et chacune d’assurer ce rôle de « motivateur » afin de permettre aux personnes qui nous entourent d’être plus heureuses et de progresser. C’est l’essence même des deux astuces de la semaine.

Quand on crée une dynamique bienveillante de progression au sein d’un groupe, les personnes le composant se dépassent, progressent et avancent plus vite et plus efficacement vers leurs objectifs personnels et les objectifs communs. Pour créer cette dynamique, la communication et l’attention authentique aux personnes sont deux éléments essentiels et incontournables.

Principes de la semaine

Principe 27 : Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Soyez chaleureux dans votre approbation et prodigue de vos éloges

Il est important de s’intéresser de manière authentique aux autres et à ce qu’ils font. D’autant plus que le sujet des précédents épisodes portaient sur les différentes manières de faire remarquer les fautes et erreurs aux autres. Ici il est important de poursuivre le processus et de déceler chaque amélioration que l’on voit chez une personne à qui l’on a fait des remarques/suggestions.

On en revient toujours au même mécanisme dans lequel, quand une personne produit un effort, peu importe la taille du résultat, si elle est félicitée pour ça, son estime propre augmentera, ce qui fera monter sa confiance en elle, et donc ses niveaux de bonheur, d’enthousiasme, de motivation et de courage. Et dans un tel cas, comment cette personne ne pourrait-elle pas s’améliorer et progresser dans les différents domaines de sa vie ?

Ainsi, féliciter une personne sur chacun de ses progrès est bénéfique à plusieurs niveaux. Cela montre tout d’abord que vous vous intéressez vraiment à elle, ce qui permet de créer un climat sympathique, mais aussi cela insinue une petite pression bénéfique, car la personne sait que vous « l’observez » (avec bienveillance ! mais c’était déjà le cas avec les précédents épisodes 😉 ). Ensuite, comme nous l’avons vu, cela renforce le schéma de progression (via l’estime de soi …). Et surtout, cela crée une dynamique dans le groupe de personnes où chacune va prendre cette habitude et ainsi une ambiance bienveillante va se mettre en place. Ça devient une norme de se féliciter les uns les autres, et tout le monde en tire de nombreux avantages.

Principe 28 : Donnez une belle réputation à mériter

Notre cerveau est une machine à créer des raccourcis et des ponts pour aller plus vite, et une des méthodes pour créer ces ponts est la répétition. Rappelez vous comment vous avez appris vos leçons, votre technique sportive ou musicale, etc. La répétition !  Comment appliquer ce phénomène pour permettre à une personne de progresser et de s’épanouir d’avantage ? Répétez lui qu’elle est déjà la meilleure version d’elle-même, et que c’est ainsi que vous la voyez. Ceci aura un double effet : premièrement, bien souvent, on n’aime pas décevoir les autres, donc si vous dites à une personne que vous la voyez à un autre niveau, elle fera normalement tout son possible pour ne pas vous décevoir et donc, par la force des choses s’améliorera ; deuxièmement, si vous lui répétez souvent cette vision que vous avez d’elle, son cerveau finira par l’enregistrer et ça fera partie de sa réalité.

C’est un outil très puissant, et il faut donc en faire usage avec précaution. Cependant, si vous avez bien suivi tous les épisodes de cette série, vous aurez appris (j’espère !) la bienveillance, et surtout vous connaîtrez bien mieux les personnes qui vous entourent et saurez ce à quoi elles aspirent, et quelle version d’elles-mêmes elles veulent devenir. Et c’est sur cet état de fait que vous devez vous appuyer ici pour les aider à progresser vers ce qu’elles ont envie de devenir.

Il est à noter que de manière moins personnelle, on peut aussi donner une belle réputation à mériter à un groupe de personnes. Ceci marche tout aussi bien, du moment que les personnes composant ce groupe sont solidaires entre elles et ont créé une belle dynamique de fonctionnement.

Bilan

Il devient vraiment évident que l’on s’approche à grands pas de la fin de cette aventure dans le monde passionnant de la communication, et j’ai envie de dire dans la relation aux autres plus particulièrement. En effet, les deux principes de cette semaine, et surtout le second, reposent principalement sur le lien que l’on construit avec une personne et la connaissance que l’on en a. Ainsi, la mise en œuvre de ces deux principes a besoin que l’on ait déjà intégré et mis en place tous les principes précédents. Et surtout que ce soit devenu un nouveau style de vie et d’interaction avec les autres.

La mise en œuvre du Principe 27 est quelque chose que je pratique depuis quelques mois, sans vraiment le savoir, et j’ai pu mettre le focus dessus cette semaine avec plus de conscience. En effet, au sein du projet dans lequel je travaille depuis plusieurs années, je suis le dernier « survivant » de l’équipe d’origine dont tous les membres sont partis au cours de la dernière année. Ainsi, l’équipe a été renouvelée avec des personnes qui aujourd’hui doivent découvrir, apprendre et comprendre quels sont les tenants et aboutissants, les pourquois et les comments du projet. Dans un tel contexte, les « petits nouveaux » sont noyés dans tout ce qu’il y a à faire et à comprendre. De ce fait, quand une personne de l’équipe avance sur un sujet, quel qu’il soit, et peu importe la taille de la réalisation, j’essaye de toujours valoriser ce qui a été fait. Non seulement je le fais de manière directe et de vive voix, mais je ne me prive pas de le faire de manière plus large et « publique » (par courriel, en réunion, …). Ceci a pour effet de faire monter le niveau de confiance des personnes, qui se sentent plus « légitimes » dans le projet. Et comme je l’ai mentionné dans la description du principe, il s’est créé dans l’équipe un climat dans lequel chacun et chacune fait attention à ce que font les autres et n’hésitent pas à complimenter et valoriser les avancées de chaque personne. L’ambiance générale s’en ressent et le projet avance ! 🙂

Pour la mise en œuvre du Principe 28, c’est la suite logique du précédent. En effet, comme je vois que la nouvelle équipe monte en compétence et en confiance, j’aime bien dire à chaque personne qu’elle peut maintenant être responsable de la partie sur laquelle elle travaille, et que c’est à elle de faire les choix qui lui semblent nécessaires. Ainsi chaque personne se sentant avoir plus de responsabilités en prend effectivement plus. Il m’arrive parfois, lorsqu’une personne vient me demander mon avis ou mon aide, je feins de ne pas avoir la réponse, ou alors (ma solution préférée !) je la mets au défi en lui posant la question « qu’est-ce que tu ferais toi ? qu’est-ce que tu en penses ? », en lui indiquant qu’elle a autant de compétences que moi pour donner une réponse à sa question. Et je pense qu’au final, cette manière de faire permet aujourd’hui d’avoir, en quelques mois, une équipe en état de marche et qui avance bien sur le projet.

 

En conclusion, on peut remarquer que le fait de connaître de manière authentiques les gens qui nous entourent et d’appliquer des astuces simples, se basant sur le fonctionnement de notre cerveau, permet d’obtenir des résultats assez incroyables ! Et vous, faites-vous assez attention aux autres pour leur faire part du fait que vous les voyez progresser ? Est-ce que vous les challengez un peu dans le but de les faire grandir ?

 


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[Défi communication semaine 10/15] Présenter ses idées de façon à fortement marquer les esprits

On peut bien avoir la meilleure idée du monde, et que les personnes à qui on la présente en retireraient de gros bénéfices, mais si on ne sait pas bien la présenter, et peut ne pas être acceptée. Comme on l’a déjà abordé au cours des précédents épisodes, la manière la plus efficace de communiquer avec quelqu’un, c’est de lui parler dans son système de valeurs, dans son propre univers.  Le fait d’utiliser le vocabulaire et les images qui intéressent votre interlocuteur, votre message et vos idées ont de bien plus grandes chances de passer. On peut cependant aller encore plus loin. Dans la suite je vais présenter 2 techniques pour drastiquement augmenter vos chances de faire passer votre message, vos idées, ou bien de mieux vendre votre produit.

Dans l’idée, on va se rapprocher du bien connu « un petit dessin vaut mieux qu’un long discours » ! Sauf que là, le dessin ne va pas être petit et il va posséder des caractéristiques particulières et adaptées à votre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 19 : Faites appel aux sentiments élevés

Un message, sous quelque forme qu’il soit (audio, image, vidéo, odeur …) n’a pas le même impact suivant l’univers utilisé. Notre cerveau se focalise en permanence sur tout ce qui est en relation avec nos valeurs hautes. Pour certain(e)s c’est la famille, pour d’autres c’est la santé, l’argent, la culture, la sexualité, la spiritualité, les ami(e)s, ou la carrière. Dès lors qu’un message porte sur une de nos valeurs hautes, notre attention se focalise et nous sommes plus enclins à soit adhérer, soit complètement rejeter l’idée. Ainsi, faire appel aux sentiments élevés (autrement dit les valeurs hautes) donne l’assurance d’avoir des personnes convaincues si elles adhèrent à votre idée. Faites le test lorsqu’une publicité vous donne envie d’acheter un produit, quelle est la valeur qui a été activée en vous ?

Principe 20 : Démontrez spectaculairement vos idées ; frappez la vue et l’imagination

Pour ce principe, on peut largement s’inspirer du proverbe du « petit dessin ». Parler d’une idée fait principalement appel à l’intellect de votre interlocuteur. Certain(e)s, de par leur nature et caractère, s’en feront des représentations, suivant ce qu’ils/elles s’autorisent imaginer en fonction de ce qu’ils/elles ont compris. Cependant, si vous voulez faire en sorte que votre idée soit marquante, vous devez faire quelque chose de spectaculaire, d’inattendu, hors norme.  Attention, pas besoin forcément d’effets pyrotechniques 😉 L’effet peut être produit par une présentation et une mise en forme peu conventionnelle. Par exemple, plutôt que de présenter un bilan de chiffres sur l’évolution des ventes de plusieurs produits avec des courbes, pourquoi ne pas utiliser les produits eux mêmes, en leur collant des étiquettes avec les points importants marqués dessus ? Cette technique marquera assurément les mémoires. Surtout, en utilisant cette technique, vous créerez une atmosphère différente de d’habitude et vous obtiendrez bien plus d’attention.

Bilan

Lorsque l’on connaît bien les personnes avec qui l’on interagit régulièrement, il est très intéressant d’identifier quelles sont leurs valeurs hautes, afin d’utiliser le Principe 19. Ceci se fait en portant une vraie attention lors des différents échanges, en prenant soin de remarquer quel est vocabulaire utilisé, quels sont les sujets sur lesquels la personne, une fois lancée, devient inarrêtable, ou des souvenirs et événements marquants qui lui redonne de l’énergie (haute ou basse). Dès lors, on peut employer tout ce qui est disponible dans cet univers pour dialoguer avec la personne et ainsi avoir un impact plus fort. Comme mentionné plus haut, il se peut que cela provoque l’effet inverse que celui attendu, car si la personne n’est pas d’accord, elle le sera avec encore plus de « conviction » et elle s’en rappellera. C’est le risque à prendre. Et l’autre pendant, c’est qu’en quelques mots la personne peut être convaincue et devenir une alliée. Ainsi on obtient des vrais « oui » et « non », et on sait à quoi s’en tenir.  Je sais aujourd’hui que je peux discuter de certains sujets avec des personnes, alors qu’avec d’autres c’est presque devenu impossible. Au moins, la situation est claire 🙂

Pour la mise en œuvre du Principe 20, de part ma formation en recherche scientifique, j’aime beaucoup utiliser un tableau pour faire des schémas explicatifs et « exploratifs ». Ceci permet bien souvent de mettre en lumière de manière directe une idée, et surtout cela permet de comparer plusieurs approches très rapidement. Aussi, j’aime beaucoup faire appel à l’imagination, aussi bien la mienne que celle des autres. Se projeter dans l’avenir, plus ou moins lointain pour essayer de déterminer quelles pourraient être les conséquences de certains choix. Ainsi, quand les personnes vivent par elles-mêmes la situation (imaginée), l’idée d’origine reste plus ancrée et a une plus forte valeur.

Aussi, cette semaine, j’ai eu l’occasion de mettre en pratique la combinaison de ces deux principes lors d’une séance de coaching. Le principe de l’exercice est assez simple : pour prendre une décision, je propose à la personne de se projeter dans 5 ans, et de me dire ce qu’il se passe pour elle si elle a validé le choix aujourd’hui. Comment se sent-elle ? Quelles sont ses sensations ? Qu’est-ce que ça a changé dans sa vie ? Il est important de demander à la personne de bien ressentir ce qu’il se passe, en étant vraiment dans le futur. Puis après avoir exploré un choix, on explore son opposé. Ce qui est magique avec cet exercice, c’est qu’à la fin la personne peut déterminer quel est son choix, car elle a pu expérimenter les deux aspects. L’important ici est qu’elle a projeté ses propres valeurs et les a vécues.

En conclusion, avec l’utilisation de ces deux principes qui font appel aux valeurs hautes et à l’imagination des personnes avec qui l’on échange, on peut avoir un impact plus fort sur leur esprit. Et il faut être prêt à ce que les personnes puissent fortement rejeter notre idée, au même degré qu’elles peuvent fortement y adhérer. Aussi, savoir mettre en forme nos idées et les présenter sous une forme inédite permet de marquer les esprits. Ceci peut servir dans le domaine du marketing, mais aussi dans le cercle privé pour « vendre » une idée de projet de vacances ou d’achat par exemple.

Et vous, êtes-vous plutôt conventionnels dans la présentations de vos idées ? Faites-vous appel aux valeurs hautes de vos interlocuteurs ? Mettez en commentaires ce que ces techniques vous inspirent 🙂

 


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[Défi communication semaine 9/15] Accueillir avec sympathie les idées et désirs de son interlocuteur en adoptant son point de vue

Dans chacune des interactions que nous avons au quotidien, nous parlons avec notre propre représentation du monde, nos propres désirs, rêves et envies. Et ainsi toutes nos réflexions et paroles sont dirigées vers ce qui nous intéresse nous avant tout. C’est tout à fait humain, et chacun fonctionne ainsi. Et donc, quand on discute avec une personne, on « confronte » nos deux mondes, en essayant de faire, dans le meilleur des cas, progresser chacune des parties dans le sens qui lui convient. C’est le principe même de l’économie : échanger une valeur que l’on a contre une dont on a besoin et que l’on n’a pas.

Cette semaine m’est revenue en mémoire une citation que j’apprécie beaucoup et qui est on ne peut plus adéquate pour les deux principes mis en place :

« Quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, et qu’on sait ce qu’on sait, on a bien raison de penser ce qu’on pense !  » — Pierre Dac

La mise en  œuvre des deux principes de la semaine peuvent changer votre vie, avec par exemple la possibilité de découvrir les petits détails qui vont faire que vous allez adapter votre produit avec un simple ajustement et faire décoller vos ventes, ou en changeant votre attitude face à une personne dans une situation délicate dans laquelle vous lui devez quelque chose (règlement en retard d’une facture par exemple) ; et surtout, vous allez pouvoir proposer plus de valeur tout en vous évitant la colère des confrontations, dont l’issue est bien souvent stérile.

Principes de la semaine

Principe 17 : Efforcez-vous de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur

Comme énoncé dans l’introduction, chacun arrive dans une conversation avec sa propre vision des choses. Prenons le cas d’une personne qui offre un service (tel un dentiste, un coiffeur, un masseur, un artisan du bâtiment … choisissez le cas qui vous parle le plus) qui a de nombreux clients, dont vous. Disons qu’il vous arrive, de temps en temps, d’avoir quelques  retards de paiement pour ses services. De votre point de vue, dans votre monde, ce n’est pas une somme qui est si grande qu’elle pourrait avoir beaucoup d’influence. Cependant, du point de vue de l’autre personne, vous n’êtes probablement pas un cas isolé, et toute rentrée d’argent est « essentielle » car elle vit de ça. Et aussi, imaginez qu’elle soit dépenser du temps, de l’énergie et de l’argent pour demander à toutes les personnes de bien vouloir la payer. Pendant ce temps, elle ne fait pas ce qu’elle a à faire, autre que recouvrir des créances. Ainsi, si lorsque vous êtes dans cette situation vous vous mettez à sa place, vous comprendrez mieux les enjeux qu’elle vit et vous entrerez en empathie avec elle. Donc, vous comprendrez mieux son attitude et vous vous efforcerez de trouver sincèrement un terrain d’entente mutuelle, dans un mode gagnant/gagnant.

Principe 18 : Accueillez avec sympathie les idées et désirs des autres

Comme chacun évolue en permanence dans son propre monde, les idées et les désirs nous sont propres. Ainsi, de quel droit pouvons-nous juger les idées et désirs des autres ? Nous ne sommes pas à leur place et nous ne vivons pas les mêmes enjeux. Cependant, plutôt que de juger les idées et désirs des autres, prenez le temps de les accueillir et de bien les comprendre. Ainsi vous pourrez savoir comment vous pourrez apporter le plus de valeur aux autres, en détectant ce qui est important pour eux. Ainsi, parfois, pour améliorer la vente d’un produit ou service, il suffira de changer l’axe du message de vente pour que votre client soit plus touché et que ça lui donne la sensation d’avancer vers ses objectifs. Aussi, accueillir sans jugement les idées de autres peut permettre parfois de voir les choses sous un nouvel angle, et nous aider à nous débloquer d’une situation dans laquelle nous tournons en rond depuis un moment.

Bilan

Je trouve encore une fois que la combinaison des deux principes produit des résultats très étonnants. Ces deux principes me parlent d’autant plus que c’est en lien direct avec le monde de l’accompagnement (coaching), car c’en est un de piliers de base. De même, ce sont deux outils de marketing qui peuvent être très puissants.

Il est assez amusant de voir ce que la mise en œuvre du Principe 18 introduit comme comportement chez l’autre. En effet, dans notre société où chacun a ses propres idées et désirs, dès lors qu’une personne exprime quelque chose de différent, on a fortement tendance à exprimer son désaccord et argumenter du pourquoi c’est bien ou pas bien. Ainsi, lorsque l’on est simplement dans l’écoute bienveillante et que l’on accueille les désirs et idées de l’autre, sans porter de jugement, cela résulte bien souvent en un processus à 3 phases. La première est que la personne est hésitante à aller jusqu’au bout de sa pensée, se préparant à être coupée à n’importe quel moment. Puis, une fois arrivée tant bien que mal au bout de son explication, la personne marque un blanc, avec comme un air de confusion. « Tiens … je suis arrivé(e) au bout de ma réflexion ! ». Puis vient enfin la troisième phase dans laquelle la personne a plus confiance en elle et est contente de ce qui vient de se passer. Généralement, si le blanc est trop long, la personne poursuit son explication et/ou essaie d’expliquer de manière souvent plus claire et plus concise. Une petite astuce ici est de reformuler ce que la personne vient de dire et de poser des questions. Et là, on peut pousser jusqu’à intégrer le Principe 17 !

Hé oui, non seulement durant toute la phase d’écoute vous avez accueilli avec bienveillance les idées de votre interlocuteur, mais il est important d’avoir commencé le cheminement de comprendre pourquoi il a ses idées là et pas d’autres. Et donc la troisième phase est le lieu par excellence pour poser des questions afin d’avoir des éclaircissements sur les motivations de la personne. C’est la phase que je préfère car je trouve que c’est celle qui est la plus enrichissante. On peut en apprendre tellement sur le pourquoi des personnes. Si vous pratiquez suffisamment cette technique, vous découvrirez que bien souvent on se fait de fausses idées de ce qui motive les personnes que nous côtoyons chaque jour. Et le fait de découvrir leurs sources de motivation, autrement dit leurs sources d’inspiration, vous aurez une autre relation avec ces personnes et vous pourrez interagir dans un monde qui est plus proche du leur et ainsi avoir un rapport de bien meilleure qualité. C’est ce qui peut faire qu’un produit ou service va décoller, ou qu’une équipe va drastiquement augmenter ses performances.

En conclusion, je dirais que construire une belle relation avec les personnes qui nous entourent commence par comprendre leur monde interne et accueillir avec bienveillance ce qui les anime. Quand on sait pourquoi une personne agit comme elle agit, on peut donner le meilleur de soi, du mieux qu’on peut, pour l’aider à avancer vers ses rêves et désirs les plus profonds 🙂

Et vous, connaissez-vous réellement les personnes qui vous entourent ? Avez-vous des idées sur ce qui les motive au quotidien ? Vous êtes-vous livrés à elles pour qu’elles vous comprennent mieux ? Soyez présent(e)s dans vos relations et accueillez avec bienveillance et intéressement sincère leurs idées et désirs !


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[Défi communication semaine 7/15] Commencez de façon amicale et posez des questions qui font dire oui immédiatement

Lorsque l’on adresse une demande à une personne, que ce soit verbalement ou par écrit, il est souvent plus efficace de commencer par créer un climat amical et chaleureux. Personne n’aime commencer une discussion par de la colère et ce n’est pas une situation propice à une demande, quelle qu’elle soit. De même pensez bien que si vous posez directement votre question, votre interlocuteur est encore « la tête » dans sa tâche courante et n’est forcément pleinement réceptif. Aussi il existe des stratégies qui permettent de préparer votre interlocuteur pour le mettre dans les meilleures dispositions pour bien accueillir votre demande et orienter vers une réponse favorable. Du moins, l’objectif principal est de mettre toutes les chances de votre côté, en évitant soigneusement de se piéger le chemin.

Encore une fois, les astuces présentées dans la suite de cet article pourraient être considérées comme de la manipulation, mais ce n’est pas le but. L’objectif est de formuler et de présenter au mieux ses demandes. Le récepteur reste en possession de tous ses moyens pour choisir d’y accéder ou non. Avoir une communication efficace permet d’obtenir de meilleurs résultats et de meilleures relations. Ainsi, tout le monde est gagnant.

Principes de la semaine

Principe 13 : Commencez de façon amicale

Il est toujours plus agréable de commencer une discussion par des choses gentilles. Dans cette catégorie on peut y ranger quelques compliments, soit sur des actions passées, soit sur la tenue vestimentaire, un parfum, un sourire, une attitude. Faire un (ou plusieurs !) compliment sincère permet plusieurs choses. Tout d’abord, cela permet à votre interlocuteur de changer de contexte de manière douce et laisse le temps à son cerveau d’effectuer la transition. Ensuite, ça permet de faire monter un peu l’estime de la personne (point que l’on a vu dans les précédents chapitres). Enfin, ça permet de mettre en place un climat propice à la discussion. En effet, c’est agréable qu’une personne nous reconnaisse pour ce qu’on fait, et notre esprit est donc dans une bonne disposition à recevoir la demande.

Principe 14 : Posez des questions qui font dire oui immédiatement

Il y a un principe neurologique indéniable : lorsque notre cerveau a choisi une orientation globale à la discussion, qu’elle soit positive ou négative, il est très difficile de la lui faire changer. Quand bien même ça serait le cas, le choix laisserait comme « une trace étrange », peu confortable dans le souvenir. Ainsi, l’astuce consiste ici à orienter le cerveau de votre interlocuteur vers le mode positif. Pour cela il suffit de poser des questions simples, demandant peu, voire pas, de réflexion, et surtout dont la réponse est un simple « oui ». Ceci permet de créer un contexte positif dans le cerveau de votre interlocuteur, laissant ainsi la porte ouverte pour votre réelle demande. Imaginez seulement que votre interlocuteur vienne de dire 10 « non » à la suite, quelles seraient vos chances d’obtenir un oui, franc et direct ? Autant mettre toutes les chances de son côté et ainsi avoir une conversion plus paisible et bienveillante.

Bilan

La mise en application du Principe 13 est selon moi l’un des piliers essentiels pour se créer de belles relations. Il permet de se mettre soi même dans la dynamique de s’intéresser sincèrement à une personne, en cherchant ce qu’il y a de bien chez elle, de se rappeler des points importants et faits marquants sur elle, sur ce qu’elle aime et ce qu’on connait d’elle, et ce qu’on a vécu ensemble. Cela demande d’être pleinement présent dans chacune des conversations et ne pas faire semblant d’écouter. Aussi, ce principe demande la mise en place de mécanismes en amont, pour construire une relation sur le long terme.

Quant à l’utilisation de ce principe, j’ai pu constater que les personnes sont bien plus réceptives quand je commençais avec une remarque gentille (et sincère !) qui soit en lien ou non avec la conversation qui allait suivre. Ça permet de basculer le cerveau dans un mode avec plus de confiance et de l’ouverture. Et ceci, même si je n’étais pas à l’origine de la conversation et que je sois le destinataire de la demande (ça marche dans les deux sens !). C’est étonnant les résultats que l’on peut obtenir en changeant très simplement la dynamique d’une conversation. Comme mentionné dans un précédent épisode, on aspire tous à être reconnu par les personnes qui nous entourent. Ainsi, c’est toujours plaisant quand une personne se souvient de quelque chose à notre sujet.

J’ai pu remarquer que pour la mise en œuvre du Principe 14, poser des questions permet en fait de s’entraîner à avoir un esprit plus vif, et ça donne aussi plus de rythme à la conversation. En effet, poser des questions qui amènent à dire « oui », et seulement oui, permet de les enchaîner, créant ainsi un rythme assez soutenu dans l’échange. C’est aussi une astuce qui permet de créer un contexte dans lequel les phrases doivent être concises et aller à l’essentiel. C’est donc aussi une méthode qui permet d’avoir des conversations plus efficaces (très pratique dans le monde de l’entreprise !) et permet ainsi de gagner un temps précieux.

Pour avoir une idée pour poser des questions rapides, il peut être intéressant de faire le lien avec le principe précédent, car on peut poser des questions rapides sur des points amicaux qui permettent de renforcer le climat convivial — on cumule ainsi les deux effets. Attention cependant à avoir une tournure qui permette d’obtenir un oui, et pas un non. Car il est assez facile (pour moi en tout cas) d’obtenir des réponses rapides en utilisant l’humour et en challengant un peu la personne, mais sa réponse rapide est souvent un « non » (réponse logique à la « confrontation »). C’est pourquoi maîtriser le fait d’avoir des questions courtes qui amènent un oui a été un vrai challenge, mais c’est super intéressant et une très bonne gymnastique pour l’esprit.

En conclusion de l’application de ces deux principes, j’ai pu remarquer qu’ils permettent bien souvent d’avoir une issue favorable, mais qui l’aurait aussi été dans des conditions plus « classiques ». Leur application est juste un accélérateur et ça permet de créer un climat bénéfique aux deux personnes, climat qui va perdurer après l’échange. Et ça crée aussi une sorte d’ancrage et votre interlocuteur, lorsqu’il vous verra la prochaine fois, son cerveau commencera à se mettre dans un mode privilégié — on a tous dans nos connaissances une personne qui dès qu’on la voit à 20 mètres on a déjà le sourire 😉 . On devient alors la personne avec qui on aime discuter, contrairement à celle dont les conversations sont ennuyeuses, qui dès qu’on la voit approcher, on est déjà dans une sorte de rejet.

 

Et vous, comment faites-vous pour dynamiser vos conversations ? Êtes-vous pleinement présent(e) dans vos échanges, vous permettant ainsi de vraiment connaître les personnes avec qui vous interagissez ? Quelques sont vos astuces pour vous créer de belles relations et mettre en place un climat favorable à vos demandes ?

 


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[Défi communication semaine 5/15] Faites sincèrement sentir aux autres leur importance et évitez les controverses

Comment faire quand, dans une discussion, vous n’êtes pas du même avis que votre interlocuteur ? Bien souvent, chacun défend sa position, et ceci résulte dans une hausse du ton et dans la non écoute de l’autre. Ainsi, la communication cesse et chacun va en fait perdre son temps et se mettre dans une énergie basse.

Les deux principes de cette semaine permettent de conserver un bon niveau de communication même lorsque vous n’êtes pas d’accord avec votre interlocuteur. Ça peut même renforcer le lien existant car vous serez dans une dynamique bien plus vertueuse, et cela peut aussi vous amener une bonne dose de créativité.

Principes de la semaine

Principe 9 : Faites sentir aux autres leur importance — et faites-le sincèrement

Ce principe peut être utilisé dans principalement 2 types de situations. Le premier type est le cas normal, dans la vie de tous les jours. Il est important de prendre du temps pour dire aux personnes avec qui on interagit régulièrement combien elles sont importantes pour nous. Cela permet de créer une meilleure relation et apporte une petite dose de bonheur à la personne qui reçoit cette reconnaissance. Le deuxième type rejoint le principe suivant. En effet, lorsque vous êtes en « confrontation » avec quelqu’un, pensez à ne pas rentrer dans la converse, mais à surtout bien écouter les arguments de la personne et penser à la remercier pour l’intérêt qu’elle vous porte.

Principe 10 : Évitez les controverses, c’est le seul moyen d’en sortir vainqueur

Rentrer dans un dialogue de sourds n’a jamais été constructif et encore moins bénéfique pour personne. C’est quelque chose de difficile au premier abord, mais adoptez plutôt l’attitude d’écouter votre interlocuteur, sincèrement, dans une démarche d’écoute active. Vous trouverez en fait peut-être que les fonds de vos pensées sont les mêmes mais que les mots employés diffèrent, ou alors vous allez en fait trouver des idées et des angles de vue auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé. Dans ce dernier cas, pensez à appliquer le principe précédent, en remerciant sincèrement votre interlocuteur qui vous permet d’avancer dans vos projets.

Bilan

Je voudrais, si vous le permettez, commencer par définir 2 termes dont la différence me semble importante à avoir en tête. Dans la vie de tous les jours, beaucoup de personnes nous connaissent, mais au final assez nous reconnaissent, ou du moins ne nous font pas part de leur reconnaissance. Et si l’on est vraiment honnête, la réciproque est vraie 😉 Je définis ces deux termes comme suit. « Connaître » une personne, c’est connaître son prénom, son nom, ses goûts musicaux, etc. Ce sont des informations factuelles sur la personnes. En quelque sorte, on valide son existence — et c’est déjà une belle première étape ! « Reconnaître » une personne c’est, en plus de la connaître, valider et valoriser ses contributions et ses talents. Ainsi connaître une personne est le minimum en communication, mais la reconnaître permet de faire passer le lien créé à un tout autre niveau. Qui n’aime pas être reconnu pour ses talents ? C’est à chaque fois un petit morceau de bonheur qui vient illuminer l’instant présent.

Ainsi, mettre en œuvre le Principe 9 permet de reconnaître les personnes avec qui nous interagissons chaque jour. J’ai pris plaisir cette semaine à mettre en valeur les talents importants des personnes que j’ai croisées. Non seulement cela leur redonne un peu d’énergie et bien souvent le sourire, mais ça m’a aussi fait du bien. Dans cet échange, c’est du gagnant/gagnant. Et surtout, ça permet de créer une dynamique vertueuse et au final, l’ambiance sera bien meilleure et la performance et l’efficacité vont augmenter (ce qui est naturel dans un environnement plus propice). C’est une astuce qui devrait être bien plus largement répandue au sein des entreprises, car les résultats sont assez spectaculaires si l’on considère le « non investissement pécuniaire » nécessaire.

Comme indiqué dans la description des principes de la semaine, la mise en œuvre du Principe 10 demande de changer son état d’esprit. J’ai pu constater, avec en plus la mise en pratique de tous les principes des semaines précédentes, que celui-ci permet en fait de toujours sortir gagnant d’un moment d’échange, même lorsque la personne en face est un « adversaire » ! En effet, plutôt que d’essayer d’argumenter et de défendre sa propre position, il est au final préférable d’accepter sincèrement les arguments de la partie « adverse ». Ceci ne veut pas dire qu’on les valide. Cependant, je prends le parti de les écouter et de les analyser. Je vais très certainement y trouver des informations qui me seront nécessaire. Par exemple, j’ai pu trouver dans des arguments l’explication sur notre désaccord, qui en fait partait d’un malentendu. Ainsi, en prenant le temps d’écouter mon interlocuteur, j’ai pu ensuite faire une pause dans la discussion pour redéfinir le cadre. Ceci a permis d’avancer sur un terrain plus solide et fertile, et en plus avec un niveau de communication plus élevé (j’ai écouté, intégré et compris le problème et la vision de mon interlocuteur, et j’ai adapté mon attitude et mon discours — et ça ne lui est pas passé inaperçu). Dans d’autres cas, j’ai pu découvrir des points de vue que je n’avais pas du tout envisagés, et c’est aussi un point bénéfique de l’application de ce principe, et c’est une belle astuce pour pouvoir se débloquer dans un projet.

Et enfin, ce dernier cas de figure permet en fait la réunion des deux principes de la semaine. En effet, lorsqu’une personne vous permet d’avancer dans vos projets de part le simple fait d’argumenter sur son désaccord avec votre idée, c’est au final un superbe cadeau qu’elle vous fait ! Déjà, le premier point, c’est qu’elle s’intéresse vraiment à vous et votre projet/idée. En effet, si la personne s’en foutait, pourquoi prendrait-elle le temps d’argumenter et de s’énerver ? C’est donc déjà un signe que vous avez de l’importance à ses yeux. Commencez donc par en être reconnaissant(e) ! 🙂 Et ensuite, valorisez sincèrement sa contribution à votre projet. Dans tous les cas, cette personne vous aura soit apporté des nouvelles idées, soit vous aura montré où sont les failles dans la manière que vous avez de présenter vos idées/projets. Et c’est donc l’occasion de s’améliorer !

En conclusion de cette semaine, je peux dire que j’ai été assez étonné des résultats produits par l’application de ces deux principes. Et surtout, ce qui me paraît important, c’est la mise en lumière de la nécessité de d’abord mettre en place les briques des principes précédents, qui permettent de mettre en pratique ceux de cette semaine sans grande difficulté, car l’état d’esprit est déjà là, prêt être utilisé. Et je remarque que si l’on prend tout comme une opportunité à grandir et qu’on peut apporter des morceaux de bonheur aux autres par des actions simples, le bilan de chaque journée devient de plus en plus positif et j’ai pu constater que mon niveau de bonheur monte, et ma performance et mon efficacité aussi. Bref, c’est vraiment du gagnant/gagnant.

Et vous, où en êtes-vous dans votre niveau de communication ? Connaissez-vous et reconnaissez-vous les personnes avec qui vous passez le plus de temps ? Voyez-vous le côté constructif d’une discussion avec une personne qui ne partage pas vos idées ?

@ bientôt pour la suite des aventures dans l’exploration de l’univers et des lois de la communication ! 🙂


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[Défi communication semaine 4/15] Intéressez-vous sincèrement aux autres et parlez-leur de ce qui les intéresse

Pour qu’une conversation soit intéressante, il faut que tous les protagonistes prennent activement part au sujet, soit en parlant soit en écoutant. Chacun doit y trouver son compte. La personne qui parle de ce qu’elle aime et de ce qui la passionne éprouve un sentiment de bien être et oublie bien souvent tous ses « problèmes » durant son discours. La personne qui écoute en apprend autant sur le sujet de la personne passionnée que sur la personne en elle-même. Lorsque l’on est réellement impliqué, chacun est gagnant.

Aussi, le fait de parler d’un sujet qui nous passionne nous permet de dégager une belle énergie, et permet de développer notre attractivité et notre charisme. Nous avons une perception différente de notre environnement et des personnes qui nous entourent. Notre cerveau passe dans un mode d’ouverture. Ainsi, les 2 principes de cette semaine permettent de savoir comment changer l’énergie d’une personne très rapidement, pour peu qu’on ait pris le temps de la connaître sincèrement au préalable.

Principes de la semaine

Principe 7 : Sachez écouter. Encouragez les autres à parler d’eux-même.

L’écoute est l’élément primordial d’une bonne conversation et fortiori d’une belle relation durable. Lorsque votre interlocuteur parle, écoutez-le attentivement, et plutôt que de préparer une réponse pour revenir à vous ou au sujet initial si la conversation a dévié, posez des questions pour aller plus loin et en apprendre plus. On peut apprendre des choses étonnantes sur des personnes que l’on côtoie  chaque jour, ou alors découvrir un nouveau domaine de connaissance, voire une passion commune.

Principe 8 : Parlez à votre interlocuteur de ce qui l’intéresse.

Bien souvent, on ne se concentre que sur ce qui nous intéresse en premier lieu, puis éventuellement à ce qui intéresse l’autre. Cependant, si vous voulez captez l’attention et la sympathie d’une personne, il vous suffit de parler des sujets qui l’intéressent. Votre conversation sera bien plus agréable et vous créerez une relation plus forte avec votre interlocuteur. Ainsi, avec un capital sympathie plus élevé, vos prochaines discussions se dérouleront dans une ambiance plus détendue.

Bilan

Étant curieux par nature, j’ai toujours aimé apprendre le plus de choses possible, en étant toujours ouvert aux nouveautés et aux différents angles d’attaque d’un sujet. Aussi, ayant toujours été assez réservé, j’ai pu développer une grande qualité d’écoute. Cependant, la mise en pratique de manière consciente de ces principes a pu me permettre d’en prendre conscience et de les améliorer.

Encore une fois, je trouve que l’association de ces 2 principes au cours d’une même semaine est vraiment très appropriée. Dans une relation, voire même au sein d’une même conversation, on peut appliquer le Principe 7 puis directement le Principe 8, avec des résultats spectaculaires. Et ceci peut aussi bien se produire dans un environnement professionnel que personnel. Seul la thématique changera. A fortiori, dans un cadre professionnel appliquer ces principes est une des astuces pour mieux connaître vos clients et ainsi leur proposer les produits et services qui leur conviendront le mieux (et ainsi améliorer vos offres et votre chiffre d’affaire 😉 ).

L’application du Principe 7 a toujours été comme une évidence pour moi. J’aime l’ « information », et là il s’agit d’obtenir plus d’informations sur les personnes que je rencontre et/ou avec qui je partage mes journées. Comme je le mentionnais plus haut, j’ai pu découvrir un nombre impressionnant de choses et j’ai pu découvrir des domaines que je ne connaissais pas. C’est vraiment enrichissant de discuter avec quelqu’un et de chercher à découvrir ce qui passionne la personne et s’y intéresser sincèrement. C’est donc avant tout une belle expérience pour soi-même car on s’enrichit intellectuellement. Le second effet est que ça crée un lien particulier avec la personne, car elle s’est en partie dévoilée sur un sujet qui la passionne, et si votre écoute a été attentive et sincère, elle sait qu’elle pourra vous en reparler ; et comme mentionné en introduction, parler de ce qui nous passionne amène un certain bien être.

Dans un environnement professionnel, il est intéressant à plus d’un titre de s’intéresser à ce qui passionne notre interlocuteur, que ce soit un fournisseur ou un client. Non seulement on crée un lien fort comme décrit précédemment, mais on obtient ainsi des informations précieuses sur ce qu’on doit faire, et comment aborder le sujet. Pour ma part, j’ai pu changer mon angle d’approche avec un client dans le cadre d’un projet de R&D qui prend beaucoup de temps de mise au point (c’est un projet très complexe …). Le fait de m’intéresser réellement à sa problématique et quels étaient les points importants et pourquoi ils le sont, et quels sont les impacts dans son quotidien (en m’intéressant vraiment à son quotidien, au-delà du projet concerné), m’a permis de pouvoir changer l’angle d’attaque de mes questions et de mes réponses. Aussi, ça m’a permis de recentrer mes objectifs à court, moyen et long termes vis-à-vis du projet. C’est donc devenu un échange gagnant-gagnant.

Ensuite, naturellement vient la mise en pratique du Principe 8 qui consiste à utiliser nos connaissances sur notre interlocuteur pour créer un contexte favorable à une discussion. Qui n’aime pas que quelqu’un nous demande comment vont nos proches ou où est-ce qu’on en est dans un projet qui nous tient à cœur ? Non seulement ça active en soi des sensations de bien être, mais en plus un sentiment de sympathie monte pour notre interlocuteur car il se souvient de nos précédentes discussions et y a été attentif. Ainsi on peut créer une ambiance plus conviviale en quelques mots, et c’est toujours plus agréable. Aussi, j’ai pu utiliser ce que j’avais appris pour apporter une petite bouffée d’ « air frais » lorsque j’ai remarqué qu’une personne était en état de stress et/ou de fatigue. Venir discuter quelques minutes avec quelqu’un d’un sujet autre que ses préoccupations courantes, sur un sujet qui la passionne, permet à cette personne de faire remonter son niveau de bien être et de lui changer les idées. Bien souvent, avec un peu plus d’énergie et après avoir fait une pause sur un « problème », une solution apparaissait assez rapidement (pas toujours, mai souvent 🙂 ).

Ainsi la mise en pratique de ces 2 Principes permet de gagner sur de nombreux tableaux, et toujours en mode gagnant-gagnant. Les mettre en pratique va vous permettre de nouer de belles relations avec votre entourage, aussi bien professionnel que personnel. Vous vivrez aussi un grand sentiment de satisfaction et de bien être quand vous comprendrez l’influence que vous pouvez avoir sur les autres. Aussi, sachant ses principes, n’hésitez pas à vous ouvrir aux autres, pour leur permettre à leur tour de vous apportez du bien être !

Et vous, où en êtes-vous dans la connaissance de ce qui passionne les personnes qui vous entourent ? Êtes-vous vraiment présent(e) dans vos interactions ?


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[Défi communication semaine 3/15] Sourire et utiliser le mot le plus important pour chaque personne

Le déroulement et l’issue d’une conversation résident principalement dans l’énergie dans laquelle se trouve chaque protagoniste. Bien souvent, lorsque notre énergie est basse, nos pensées sont tournées vers des soucis, provenant soit du passé en ressassant des choses sur lesquelles nous n’avons pas de prise mais qui occupent notre attention ; soit sur l’anticipation de probables futurs qui peuvent induire de la peur et de l’angoisse (alors qu’il a été montré dans une étude que plus de 80% de nos « anticipations » ne verront jamais le jour). Les 2 astuces de cette semaine permettent de changer la dynamique d’une conversation, et bien plus encore.

Les deux principes de la semaine viennent compléter ceux utilisés au cours des 2 premières semaines afin de basculer le niveau d’énergie dans une conversation. Ils permettent, via deux techniques simples, de changer son propre niveau d’énergie et la nature de ses pensées, mais aussi de déclencher et renforcer l’attention de notre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 5 : Ayez le sourire

Ce principe permet principalement de changer sa propre énergie interne, mais influence aussi grandement vos interlocuteurs. Sourire, de manière sincère, permet de mettre son cerveau dans un état particulier dans lequel il est plutôt difficile d’avoir des idées noires, et permet d’avoir une énergie haute. Aussi, quand vous démarrez une conversation, le fait de sourire envoie un signal à votre interlocuteur et permet de changer la dynamique, en désamorçant une partie des tensions s’il y en avait.

Principe 6 : Rappelez-vous que le nom d’une personne revêt pour elle une grande importance

Aussi étrange que ça puisse paraître, entendre notre prénom déclenche des mécanismes particuliers dans notre cerveau. Ceci provient du fait qu’on  l’ait entendu toute notre vie et surtout notre enfance,  avec l’ancrage que l’on devait à chaque fois écouter nos parents. C’est un ancrage au sens défini par la PNL. L’utiliser à bon escient permet d’obtenir de meilleurs échanges.

Bilan

Concernant le Principe 5, penser à sourire le plus souvent possible, en mettant de la conscience sur cet acte permet de transformer sa vie. Le premier effet porte avant tout sur soi. J’ai pu remarquer qu’à chaque fois que j’ai pensé à sourire, sans raison apparente, mon énergie et mes pensées se sont mises à changer, vers plus de positif. Ça permet de plus relativiser, et ça m’a permis de  me connecter plus souvent au moment présent. Les pensées changent, et les scénarios catastrophes disparaissent, laissant la place à contemplation de l’instant présent, éliminant une grande partie du stress.

Aussi, se mettre dans cet état d’esprit en souriant permet de renforcer la mise en pratique des Principes 1 et 2. En effet, il devient plus difficile de critiquer lorsque l’on est dans une belle énergie, et il devient plus facile de voir ce qui nous plait chez une personne quand nos pensées ne sont pas en mode négatif, mais dans une dynamique constructive.

Le second effet est lui aussi très important. Lorsqu’une personne vient interagir avec vous, le fait d’arborer un sourire sincère permet de changer l’énergie de notre interlocuteur, par application des neurones miroirs. Soit la personne gagne en énergie, soit ça désamorce une bonne partie de sa mauvaise humeur. Bien souvent, j’ai pu remarquer qu’au moment où je me tournais vers mon interlocuteur en souriant, la personne se mettait à sourire aussi et la discussion pouvait démarrer dans une belle énergie.

Concernant le Principe 6, son application a été pour moi assez « difficile », car ce n’est pas dans mon mode actuel de communication. En effet, le fait de glisser le prénom d’une personne dans la conversation permet de créer une certaine proximité et surtout active chez elle une attention bien plus active. Ainsi, l’intensité de la conversation augmente. Les premières fois que j’ai mis en  œuvre ce principe, j’ai été assez déstabilisé par ce changement assez marqué. Le résultat assez flagrant est donc que si vous voulez avoir toute l’attention de votre interlocuteur, interpellez-le durant la conversation, et vous verrez automatiquement le changement. Une petite astuce au passage pour augmenter l’effet, marquez une petite pause juste après avoir prononcé le prénom — l’effet est assez saisissant. Encore une fois, il faut être préparé à ces changements. Ce principe permet de faciliter la mise en œuvre du Principe 3, car un ancrage vient d’être activé chez votre interlocuteur créant ainsi un nouvel espace plus propice à l’échange.

 

En conclusion de la semaine, je peux dire que l’application de ces 2 principes, très simples à mettre en œuvre, sont les meilleures astuces à utiliser pour changer la dynamique d’une conversation. J’ai trouvé les résultats vraiment surprenants, surtout avec les personnes avec qui j’interagis depuis des années, et a fortiori avec des inconnu(e)s. Aussi, penser à sourire plus souvent permet de s’accorder à soi-même une belle énergie et une bonne bouffé de bien être.

La communication est autant une interaction avec les autres qu’avec soi-même. Pensez à être en énergie haute pour avoir de belles interactions avec votre entourage ! 🙂


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[Défi communication semaine 2/15] S’intéresser sincèrement aux autres et susciter un vif intérêt de faire ce qu’on propose

La communication se pratique la plupart du temps à au moins 2 personnes, soi-même et notre interlocuteur. Peu importe le but initial de cette conversation, bien souvent on n’a en tête que ce qui nous intéresse nous-même. Bien souvent on écoute seulement superficiellement l’autre et dès qu’on a une réponse ou une remarque, on ne pense plus qu’à ça, et trouver le moment pour intervenir. Et pendant ce temps là, on n’écoute plus vraiment la personne, alors que peut-être notre réponse/remarque pourrait ne plus être valide en tant que telle.

Un autre schéma existe lorsque notre conversion a un but précis pour nous, dans lequel on attend de l’autre une adhésion à notre opinion ou une validation d’une requête. C’est typiquement le cas lorsqu’on demande une augmentation, lorsqu’on va démarcher un client, ou lorsqu’on doit faire une demande de service auprès d’un collaborateur par exemple. Bien souvent, on se focalise sur notre demande et la façon de procéder selon notre propre système de perceptions et de valeurs.

Avec la mise en œuvre et l’utilisation des deux principes de la semaine, les conversations prennent une nouvelle tournure et on obtient bien souvent de meilleurs résultats — surtout dans le second cas où l’on attend quelque chose de notre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 3 : Suscitez un vif désir de faire ce que vous proposez

Il est toujours plus facile de demander à une personne de faire ce qu’elle a déjà envie de faire. C’est pourquoi, lorsqu’on fait une demande, il faut la positionner en présentant les avantages que ça procure à la personne, tout en lui faisant deviner cette demande. Ainsi, elle aura l’impression que l’idée vient d’elle, devant ainsi plus encline à réaliser cette demande. Attention, ceci n’est pas de la manipulation dans le sens où les deux parties sont gagnantes dans la réalisation de l’action.

Principe 4 : Intéressez-vous réellement aux autres

J’aurais pour ma part mis ce principe avant le précédent car je le considère comme sa base. En effet, comme mentionné précédemment, il est plus facile de faire une demande dans les perceptions et valeurs de la personne à qui on fait la demande. Pour ce faire, il faut dans un premier temps s’intéresser réellement et sincèrement à elle. Non seulement ceci va nous permettre de réaliser des demandes plus facilement, mais on va pouvoir découvrir cette personne et certainement apprendre beaucoup de choses, via des expériences et des anecdotes. Ça permet de construire une relation bien plus forte, ce qui est la vraie richesse d’une vie.

Bilan

Tout d’abord, je vais commencer par mentionner que le fait de se concentrer sur 2 principes sur une période d’une semaine apporte les effets sur lesquels je comptais. Bien que m’étant concentré sur l’application des deux nouveaux principes de la semaine, j’avais toujours des automatismes mis en place pour la semaine précédente qui s’activaient ! Et ceci m’a beaucoup aidé à la mise en œuvre des deux nouveaux principes en changeant mon état d’esprit.

J’ai principalement expérimenté la mise en œuvre du Principe 4, qui pour moi est la base de toute bonne relation. Afin de créer une relation dans laquelle chacun se sent en confiance avec l’autre, rien de tel que de discuter sincèrement et avec une forte attention avec son interlocuteur. J’ai pu entendre et comprendre les réels centres d’intérêts et de préoccupations des personnes que je côtoies au quotidien. Ça me permet aujourd’hui de mieux comprendre leur fonctionnement, ce qu’ils attendent, et ça oriente de manière efficace ma manière de communiquer avec eux. C’est bien plus agréable pour tout le monde. Comme je l’ai mentionné précédemment, c’est aussi une source de connaissances assez impressionnante. J’ai pu découvrir par des histoires et des anecdotes des choses que je ne connaissais pas.

La mise en œuvre de ce principe requiert une véritable écoute, en y portant toute sa conscience et son attention. Le but est aussi de retenir un maximum d’informations. Cependant, le fait d’être totalement présent dans ces moments de « découverte de l’autre » m’a permis de retenir assez facilement les informations essentielles sur chacune des personnes avec qui j’ai pu discuter.

Pour la mise en pratique du Principe 3, j’ai principalement eu l’occasion de l’expérimenter lors d’une réunion avec des clients/partenaires, lors d’une démonstration et présentation de l’état d’avancement de notre projet. C’était pour moi l’occasion idéale de mettre en pratique le Principe 4 pour collecter encore un peu plus d’informations sur des points précis dans leurs demandes, afin de pouvoir donner des réponses adéquates. Comme c’est un partenariat avant tout, j’ai pu utiliser le Principe 3 pour avancer des idées et concepts qui soit sont déjà existants de notre côté, soit sont envisagés. Pour une bonne partie d’entre eux ils ont été « acceptés », et sont maintenant attendus. Très rapidement (dès le lendemain), une réunion informelle à eu lieu, à l’initiative du partenaire, montrant ainsi sa motivation pour avancer sur le sujet.

Au final, chacune des deux parties est gagnante. La discussion s’est déroulée dans de bonnes conditions, bien que les relations ont toujours été un peu délicates, avec quelques pics lancés de temps à autres. Avec l’application de quelques astuces (comme l’application du 2e Accord Tolthèque « N’en faites jamais une affaire personnelle« ) pour rester concentrer sur l’objectif et comprendre sincèrement et réellement les besoins des clients/partenaires, j’ai pu arriver à créer un climat sain de discussion pour avancer de manière plus efficace.

 

La conclusion de cette semaine est que s’intéresser sincèrement aux autres permet non seulement de créer des relations fortes, mais permet aussi de pouvoir mieux communiquer en faisant passer son message de manière plus efficace et efficiente. En appliquant les 4 principes ensembles, je peux remarquer que ma communication s’améliore de manière significative !

Une nouvelle semaine se présente, avec de nouveaux principes à ajouter aux 4 déjà mis en œuvre, pour progresser encore plus dans l’art de la communication 🙂 Et vous, où en êtes-vous dans votre communication ?


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Contourner le chemin de la procrastination

De nos jours, il y a tellement d’options pour s’occuper, se distraire, qu’il peut devenir difficile de se mettre à la tâche, pour réaliser quelque chose qui nous tient à cœur. Ça peut être l’écriture d’un livre, aller faire du jogging, jouer d’un instrument, faire un appel ou écrire une lettre à une personne qu’on aime. Dans le cas où on se dit « ok, je le ferai plus tard, je regarde d’abord un épisode de cette série », puis on en regarde un deuxième, puis on tombe sur autre chose. Et finalement, on n’avance pas sur ce qu’on avait prévu de faire. C’est là tout l’art de la procrastination, qui est de repousser ce qu’on veut faire à plus tard. Je vais présenter 3 astuces et 1 réflexion qui permettent de s’affranchir de cet art.

1. Je m’engage publiquement sur mon projet. Le fait de parler de son projet/objectif à un maximum de personnes permet d’utiliser un biais de notre psychologie. En effet, personne n’aime vivre le moment où quelqu’un te demande « alors tu en es où dans ton projet ? tu as bien avancé ? » et qu’on doit trouver une explication sur le fait que non, on n’a pas avancé. Ainsi, pour éviter de souffrir, on va inconsciemment se motiver pour avancer sur notre projet.

2. Je me motive pour 2 minutes. Cette technique utilise elle aussi un autre biais cognitif très puissant. Il suffit de se motiver pour se dire « ok, je vais y consacrer 2 minutes ». Le but ici est de le faire sincèrement. C’est-à-dire que dans le pire des cas, j’arrête vraiment au bout de 2 minutes si je n’arrive pas à continuer. Mais ce qu’il se passe bien souvent, c’est qu’une fois la machine lancée, les 2 minutes sont largement dépassées.

3. Faire l’analyse du pourquoi et des conséquences. Cet exercice consiste à lister tous les points qui font que c’est important d’avancer dans ce projet. De mettre en lumière le pourquoi de départ. Pourquoi est-ce qu’on s’est lancé dans ce projet ? Un exercice complémentaire est de lister toutes les conséquences de ne pas avancer sur ce projet. Quel est le prix à payer si je n’avance pas ? Dans un cas comme dans l’autre, pour chaque élément listé, il peut être intéressant d’aller creuser encore plus loin, et de pousser le même mécanisme d’analyse sur chacun des points. Cet exercice peut durer très longtemps, mais il permet surtout d’aller trouver soit la réelle inspiration que l’on a dans le projet (en étant sincèrement et profondément touché(e)), soit de déterminer avec certitude qu’on ne veut pas le faire (pas maintenant, pas de cette façon). Cet exercice peut aussi permettre de redéfinir le projet, ses objectifs, voire de comprendre qu’en fait ce projet n’est qu’une forme, et que ce qui nous inspire est quelque chose d’autre (et alors on peut changer de projet pour un qui est encore plus en accord avec notre inspiration profonde).

Ces trois astuces sont étonnement puissantes pour pouvoir avancer sur ses projets. Cependant, la réflexion sur laquelle on peut se pencher est la suivante : si après avoir utilisé ces 3 astuces je n’arrive toujours pas avancer sur mon projet (la peur des critiques et de potentiellement décevoir les personnes auprès de qui je me suis engagé(e) n’est pas assez forte, et/ou à chaque fois j’arrête après les 2 minutes, même en ayant poussé loin l’analyse du pourquoi), est-ce vraiment un projet pour moi ? Bien souvent on a des projets qui ne sont pas tout à fait pour nous, du moins dans leur forme, ou ce n’est pas le bon moment, ou avec les bonnes personnes. Il n’y a aucun mal à ça. C’est même plutôt une bonne nouvelle que d’être pleinement conscient et honnête avec soi-même pour reconnaître que je serais plus en accord avec moi-même et je serais certainement plus heureux si j’abandonnais ce projet et me consacrais à un autre projet pour lequel j’ai moins besoin d’utiliser ces astuces pour avancer (bien que la 3e soit vraiment un boost dans tous les cas). C’est une réflexion à mener après avoir fait les exercices de l’astuce 3, qui permet d’avoir une vision plus claire sur nos intentions vis-à-vis du projet.

Attention cependant à ne pas tomber dans la facilité de dire « j’ai essayé, ça n’a pas marché, donc ce n’est pas pour moi et j’abandonne ». Encore une fois, il est question ici d’être honnête et sincère avec soi-même. Ces astuces sont justes là pour pallier le manque de motivation que l’on expérimente tous certains jours. Le seul but est d’avancer pour se construire la vie qui nous plait et nous rend heureux 🙂