[Défi communication semaine 12/15] Tout le monde fait des erreurs, moi aussi

Le propre même de l’humain est d’apprendre, en permanence, et pour ça il existe un mécanisme très efficace : essayer, échouer, comprendre,  adapter, recommencer ! Vous n’êtes pas convaincu par ce principe ? J’ai alors une question simple : est-ce que vous marchez ? Si oui, comment est-ce arrivé ? Êtes-vous né(e) en sachant marcher ? Est-ce qu’un jour vous vous êtes dit « Ok, assez d’être à quatre pattes, je me mets debout et je marche, je cours ! » ? La réponse est bien évidemment non. Vous avez fait des centaines voire des milliers d’erreurs et de tentatives, avant de pouvoir ne serait-ce que vous tenir debout, puis après faire un premier pas, avancer, et rester debout. Il en va de même pour tout ce qu’on sait. Dans votre activité actuelle, peu importe le niveau que vous avez atteint, vous n’avez pas commencé à ce niveau là. C’est une succession d’apprentissages.

Alors, effectivement, il existe des cours, des livres, des enseignements pour nous permettre d’aller plus vite. Cependant, dès lors que l’on pratique, quoi qu’il arrive, on va faire des erreurs, ou alors c’est qu’on ne progresse pas dans cette activité. Aussi, pensez à cette notion là : tout cours provient de la synthèse des erreurs et tentatives d’autres personnes avant vous ! Avant de pouvoir écrire un manuel de mathématiques, de physique, de chimie, ou quoique ce soit, des personnes ont du faire des erreurs, des tentatives pour découvrir et mettre au point tout ce savoir, afin de le restituer à d’autres personnes. Ensuite, celles-ci peuvent démarrer à un point de connaissance plus avancé plus rapidement, afin de faire leurs propres erreurs et tentatives pour faire avancer le domaine en question.

Comme le disait Thomas Edison :

Je n’ai pas eu 1000 échecs avant de réussir à créer l’ampoule électrique, mais j’ai réussi à trouver 1000 façons de ne pas faire une ampoule.

Principes de la semaine

Principe 23 : Faites remarquer défauts ou erreurs de manière indirecte

Personne n’apprécie que l’on dénigre ouvertement ses actions, ses réalisations. Même si ce sont des erreurs, on opte souvent pour un réflexe « défensif » dans lequel on ne veut pas admettre nos erreurs, ou très difficilement. N’avez-vous jamais expérimenté la situation suivante : une personne vient vous faire remarquer une erreur ou un comportement inapproprié, et que tant que la personne était en face de vous vous refusiez de l’admettre, mais une fois partie et votre calme retrouvé, vous dire que, finalement, elle avait raison ? La question « riche » que vous devez vous poser alors est : comment aurait dû agir cette personne pour que je ne me sente pas agressé(e)/offensé(e) ? Et avec la réponse à cette question, vous pourrez signifier, de manière indirecte et en douceur les défauts et erreurs aux autres.

Parfois, il suffit de corriger soi-même la situation, si possible, et ensuite faire remarquer à la personne concernée combien sans cette erreur ou ce défaut c’est bien mieux — sans jamais mentionner que la personne est en faute. Ainsi, quand elle refera la « faute », elle pourra se rendre compte par elle-même que quelque chose ne va pas et qu’il faut corriger. Il est souvent bien plus facile de montrer ce qui est « bien » pour que les personnes puissent se rendre compte par elles-mêmes des défauts à corriger, et appliquer les bonnes mesures.

Principe 24 : Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres

Comme mentionné en introduction, tout le monde fait des erreurs. C’est le principe même de notre système d’apprentissage, et nous bâtissons notre civilisation en capitalisant sur les erreurs et tentatives faites par tous nos prédécesseurs. De même, dans votre activité, dans votre vie de manière générale, vous en êtes arrivé là où vous en êtes par apprentissage, avec son lot d’essais et d’erreurs. Tout ceci constitue votre propre expérience de votre activité et de votre vie. Et, rassurez-vous (ou pas !), vous ferez des erreurs jusqu’à la fin de votre vie 😉 Ne perdez jamais cette idée de vue, car c’est une grande richesse à transmettre au monde ! Les enseignements que vous avez reçus proviennent de la synthèse des erreurs et essais des personnes qui vous ont précédé ! Pourquoi ne pas participer à la formation des générations futures en faisant profiter de votre savoir, et de vos erreurs et des apprentissages que vous en avez tiré ?

Aussi, quand vous faites face à une personne qui fait une erreur, et qui n’a pas toute votre expérience (forcément, vous avez déjà vécu et fait cette erreur pour pouvoir la qualifier comme erreur chez l’autre 😉 ), soyez humble et rappelez-vous à quel moment ça vous est arrivé. Et même si ce n’est pas exactement la même chose, mentionnez que vous en avez fait et que vous en faites encore. Ça calmera immédiatement votre interlocuteur, et vous pourrez ainsi transmettre votre savoir pour que la personne puisse, tout comme vous l’avez fait par le passé et aujourd’hui encore, progresser et devenir encore meilleure !

Bilan

Évoluant maintenant depuis plusieurs années sur le même projet, je considère avoir acquis une certaine expérience, tant dans le domaine technique que relationnel. J’ai pu à de maintes reprises faire face à la situation dans laquelle une chose ne fonctionnait pas comme je le voulais, pester contre cette « maudite personne » qui l’avait écrite, pour au final me rendre compte que cette personne, c’était moi, quelques mois voire quelques années plus tôt ! J’ai ainsi pu développer ma philosophie qui consiste, quand quelqu’un vient me dire que quelque chose ne fonctionne pas dans le projet, à dire avec un grand sourire « ha ! c’est peut-être ma faute ! 🙂 ». Il arrive, assez régulièrement, que ce soit le cas, et pour tous les autres cas, le fait que je sois dans cet état d’esprit permet à la personne qui a fait cette erreur de se sentir mieux, car elle n’est pas la seule dans ce cas. C’est donc une manière de mettre en œuvre le Principe 24. L’astuce d’utiliser l’humour et surtout l’auto-dérision permet de créer un contexte bienveillant. De même, j’aime à transmettre l’idée que tout ce qui est fait a été fait pour une bonne raison et du mieux possible au moment où ça a été fait, et qu’il est possible que ça ne corresponde plus aux attentes d’aujourd’hui, et qu’il serait bon de se pencher sur le sujet pour l’améliorer et en faire une meilleure version. Quand on a l’esprit ouvert, on accepte plus facilement les critiques, et surtout on les prend comme des sources d’apprentissage qui nous permettent de nous améliorer et d’avancer toujours plus loin.

La mise en pratique du Principe 23 est quant à elle un peu plus subtile. Je dois bien avouer que j’ai plutôt une approche directe, sur le thème de l’humour. Cependant, une manière que je trouve intéressante est de la combiner avec l’approche du « je n’aurais pas fait comme ça, mais pourquoi pas, voyons ce que ça donne ». Je me positionne ici avec un niveau de certitude assez élevé sur le fait que la personne a commis ou va commettre une erreur, mais je laisse le champ ouvert au fait que je peux me tromper, et que je serais ravi d’apprendre de « mon » erreur. J’aime aussi amener la personne à découvrir sa propre erreur en lui posant des questions, lui permettant de pousser son cheminement plus loin, et essayer de voir sa réalisation sous différents angles, et ainsi voir ce qui pourrait ne pas aller. C’est une des manières que j’ai trouvées pour faire passer le message et surtout essayer de transmettre mon état d’esprit afin que les autres puissent aussi développer le muscle du questionnement et ne pas avoir peur de faire des erreurs, car quoiqu’il arrive tout le monde en fait, et c’est comme ça qu’on avance !

L’astuce supplémentaire que j’aime ajouter est qu’à chaque « erreur » trouvée, non seulement on peut y trouver une solution, mais surtout comprendre pourquoi ça a été fait comme ça, dans quel contexte, et quelle leçon on peut en tirer. Le fait de rendre le processus visible et vivant permet, selon moi, de rendre l’apprentissage bien plus efficace, et surtout crée une bien meilleure ambiance parmi les personnes qui mettent ce principe en pratique.

En conclusion, on fait toutes et tous des erreurs, et c’est tant mieux, cela veut dire que l’on progresse. L’important est de savoir en tirer parti, et de s’en servir pour faire avancer les autres. Loin d’être quelque chose de mauvais, l’erreur fait partie du processus et est une source intéressante d’apprentissage dont il faut se servir.

Et vous, faites-vous des erreurs ? Accueillez-vous avec bienveillance et soif d’apprendre vos erreurs, quand vous les découvrez ou qu’on vous les fait voir ? Quelle est votre méthode à vous pour indiquer en douceur aux autres leurs erreurs ?

 


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[Défi communication semaine 9/15] Accueillir avec sympathie les idées et désirs de son interlocuteur en adoptant son point de vue

Dans chacune des interactions que nous avons au quotidien, nous parlons avec notre propre représentation du monde, nos propres désirs, rêves et envies. Et ainsi toutes nos réflexions et paroles sont dirigées vers ce qui nous intéresse nous avant tout. C’est tout à fait humain, et chacun fonctionne ainsi. Et donc, quand on discute avec une personne, on « confronte » nos deux mondes, en essayant de faire, dans le meilleur des cas, progresser chacune des parties dans le sens qui lui convient. C’est le principe même de l’économie : échanger une valeur que l’on a contre une dont on a besoin et que l’on n’a pas.

Cette semaine m’est revenue en mémoire une citation que j’apprécie beaucoup et qui est on ne peut plus adéquate pour les deux principes mis en place :

« Quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, et qu’on sait ce qu’on sait, on a bien raison de penser ce qu’on pense !  » — Pierre Dac

La mise en  œuvre des deux principes de la semaine peuvent changer votre vie, avec par exemple la possibilité de découvrir les petits détails qui vont faire que vous allez adapter votre produit avec un simple ajustement et faire décoller vos ventes, ou en changeant votre attitude face à une personne dans une situation délicate dans laquelle vous lui devez quelque chose (règlement en retard d’une facture par exemple) ; et surtout, vous allez pouvoir proposer plus de valeur tout en vous évitant la colère des confrontations, dont l’issue est bien souvent stérile.

Principes de la semaine

Principe 17 : Efforcez-vous de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur

Comme énoncé dans l’introduction, chacun arrive dans une conversation avec sa propre vision des choses. Prenons le cas d’une personne qui offre un service (tel un dentiste, un coiffeur, un masseur, un artisan du bâtiment … choisissez le cas qui vous parle le plus) qui a de nombreux clients, dont vous. Disons qu’il vous arrive, de temps en temps, d’avoir quelques  retards de paiement pour ses services. De votre point de vue, dans votre monde, ce n’est pas une somme qui est si grande qu’elle pourrait avoir beaucoup d’influence. Cependant, du point de vue de l’autre personne, vous n’êtes probablement pas un cas isolé, et toute rentrée d’argent est « essentielle » car elle vit de ça. Et aussi, imaginez qu’elle soit dépenser du temps, de l’énergie et de l’argent pour demander à toutes les personnes de bien vouloir la payer. Pendant ce temps, elle ne fait pas ce qu’elle a à faire, autre que recouvrir des créances. Ainsi, si lorsque vous êtes dans cette situation vous vous mettez à sa place, vous comprendrez mieux les enjeux qu’elle vit et vous entrerez en empathie avec elle. Donc, vous comprendrez mieux son attitude et vous vous efforcerez de trouver sincèrement un terrain d’entente mutuelle, dans un mode gagnant/gagnant.

Principe 18 : Accueillez avec sympathie les idées et désirs des autres

Comme chacun évolue en permanence dans son propre monde, les idées et les désirs nous sont propres. Ainsi, de quel droit pouvons-nous juger les idées et désirs des autres ? Nous ne sommes pas à leur place et nous ne vivons pas les mêmes enjeux. Cependant, plutôt que de juger les idées et désirs des autres, prenez le temps de les accueillir et de bien les comprendre. Ainsi vous pourrez savoir comment vous pourrez apporter le plus de valeur aux autres, en détectant ce qui est important pour eux. Ainsi, parfois, pour améliorer la vente d’un produit ou service, il suffira de changer l’axe du message de vente pour que votre client soit plus touché et que ça lui donne la sensation d’avancer vers ses objectifs. Aussi, accueillir sans jugement les idées de autres peut permettre parfois de voir les choses sous un nouvel angle, et nous aider à nous débloquer d’une situation dans laquelle nous tournons en rond depuis un moment.

Bilan

Je trouve encore une fois que la combinaison des deux principes produit des résultats très étonnants. Ces deux principes me parlent d’autant plus que c’est en lien direct avec le monde de l’accompagnement (coaching), car c’en est un de piliers de base. De même, ce sont deux outils de marketing qui peuvent être très puissants.

Il est assez amusant de voir ce que la mise en œuvre du Principe 18 introduit comme comportement chez l’autre. En effet, dans notre société où chacun a ses propres idées et désirs, dès lors qu’une personne exprime quelque chose de différent, on a fortement tendance à exprimer son désaccord et argumenter du pourquoi c’est bien ou pas bien. Ainsi, lorsque l’on est simplement dans l’écoute bienveillante et que l’on accueille les désirs et idées de l’autre, sans porter de jugement, cela résulte bien souvent en un processus à 3 phases. La première est que la personne est hésitante à aller jusqu’au bout de sa pensée, se préparant à être coupée à n’importe quel moment. Puis, une fois arrivée tant bien que mal au bout de son explication, la personne marque un blanc, avec comme un air de confusion. « Tiens … je suis arrivé(e) au bout de ma réflexion ! ». Puis vient enfin la troisième phase dans laquelle la personne a plus confiance en elle et est contente de ce qui vient de se passer. Généralement, si le blanc est trop long, la personne poursuit son explication et/ou essaie d’expliquer de manière souvent plus claire et plus concise. Une petite astuce ici est de reformuler ce que la personne vient de dire et de poser des questions. Et là, on peut pousser jusqu’à intégrer le Principe 17 !

Hé oui, non seulement durant toute la phase d’écoute vous avez accueilli avec bienveillance les idées de votre interlocuteur, mais il est important d’avoir commencé le cheminement de comprendre pourquoi il a ses idées là et pas d’autres. Et donc la troisième phase est le lieu par excellence pour poser des questions afin d’avoir des éclaircissements sur les motivations de la personne. C’est la phase que je préfère car je trouve que c’est celle qui est la plus enrichissante. On peut en apprendre tellement sur le pourquoi des personnes. Si vous pratiquez suffisamment cette technique, vous découvrirez que bien souvent on se fait de fausses idées de ce qui motive les personnes que nous côtoyons chaque jour. Et le fait de découvrir leurs sources de motivation, autrement dit leurs sources d’inspiration, vous aurez une autre relation avec ces personnes et vous pourrez interagir dans un monde qui est plus proche du leur et ainsi avoir un rapport de bien meilleure qualité. C’est ce qui peut faire qu’un produit ou service va décoller, ou qu’une équipe va drastiquement augmenter ses performances.

En conclusion, je dirais que construire une belle relation avec les personnes qui nous entourent commence par comprendre leur monde interne et accueillir avec bienveillance ce qui les anime. Quand on sait pourquoi une personne agit comme elle agit, on peut donner le meilleur de soi, du mieux qu’on peut, pour l’aider à avancer vers ses rêves et désirs les plus profonds 🙂

Et vous, connaissez-vous réellement les personnes qui vous entourent ? Avez-vous des idées sur ce qui les motive au quotidien ? Vous êtes-vous livrés à elles pour qu’elles vous comprennent mieux ? Soyez présent(e)s dans vos relations et accueillez avec bienveillance et intéressement sincère leurs idées et désirs !


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[Défi communication semaine 6/15] Respectez l’opinion de votre interlocuteur et sachez reconnaître vos torts

Qui ne connaît pas la célèbre citation (attribuée à Sénèque) « L’erreur est humaine » ? L’erreur est l’une des méthodes d’apprentissage qui est profondément ancrée en nous. Comment avez-vous appris à marcher ? En faisant plusieurs milliers d’erreurs sur la mise en œuvre de votre nouvelle posture. Il est important de garder ce concept à l’esprit quand on fait face à une personne avec laquelle nous ne sommes pas d’accord. Il y a deux raisons à cela. La première, découlant de la remarque précédente, est que votre interlocuteur est dans un processus d’apprentissage. Il ne faut pas lui en vouloir de soutenir ses opinions, même si elles sont « fausses ». Soyez donc bienveillant(e) pour aider et accompagner au mieux cette personne à avancer dans son apprentissage. La deuxième est qu’il est possible que ce soit notre interlocuteur qui soit dans le « vrai » et qu’il nous serait bien plus bénéfique de considérer son point de vue plutôt que de rester campé sur nos positions pour une quelconque raison de fierté. Prenons l’exemple de Copernic qui a énoncé le fait que la Terre tourne autour du Soleil, à une époque où la pensée « autorisée » affirmait l’inverse. Et quand bien même la personne n’aurait pas raison, son opinion peut permettre d’avoir un nouvel éclairage sur le sujet, en ouvrant d’autres perspectives — ainsi toute idée peut aider à la construction d’un projet.

L’erreur fait partie intégrante du processus d’apprentissage de l’être humain et fait avancer l’humanité. Voyons comment valoriser et jouer avec l’erreur, qu’elle soit chez l’autre ou chez soi.

Principes de la semaine

Principe 11 : Respectez les opinions de votre interlocuteur, ne lui dites jamais qu’il a tort

Comme mentionné en introduction, notre interlocuteur a toutes les raisons du monde de penser ce qu’il pense, et c’est normal. Ainsi est le processus d’apprentissage de l’être humain. Cependant, personne n’aime entendre quelqu’un lui dire qu’il/elle a tort, surtout de manière brutale et directe. Bien souvent, nous avons une certaine conviction sur ce que nous pensons, et il faut avoir l’esprit vraiment ouvert dans une dynamique d’apprentissage permanent et être assez zen pour accepter d’être remis en question de manière frontale. Même si vous êtes convaincu(e) d’avoir raison, essayer de comprendre pourquoi votre interlocuteur pense ce qu’il pense. Une petite astuce pour ça :  jouez les candides ! Ainsi, essayez de creuser les fondements de la pensée de votre interlocuteur. Ainsi, cette personne pourra se rendre compte par elle-même de son erreur, en ayant suivi un chemin d’apprentissage qui lui est logique. Il peut aussi arriver que suite à son explication, vous finissiez par en conclure que c’était vous qui étiez dans l’erreur. Dans un cas comme dans l’autre, quel bénéfice !

Principe 12 : Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement

Je pars du postulat que vous êtes un être humain, et donc, de par ce fait … vous faites aussi des erreurs ! C’est comme ça. Donc autant l’accepter au plus vite. Ne vous êtes-vous jamais retrouvé dans une situation où vous avez découvert vos torts, et vous avez quand même continué le jeu, pour une petite histoire de fierté ? Mais n’avez-vous pas aussi vécu en même temps le sentiment de perdre du temps à ne pas avancer ? C’est assez frustrant (du moins c’est comme ça que je l’ai vécu). Donc autant admettre nos torts quand on s’en rend compte, et ainsi on peut passer à autre chose et avancer. C’est ce que j’appelle prendre sa responsabilité. C’est ainsi qu’on devient adulte ! Faire des erreurs montre que l’on continue de progresser et qu’on cherche à s’améliorer. C’est naturel et plutôt sain.

Bilan

Évoluant dans un environnement m’offrant de côtoyer des êtres humains, je suis « confronté » naturellement à des personnes faisant des erreurs, et j’en fais aussi largement partie. Que nous le voulions ou non, nous évoluons tous, en permanence, chacun à sa propre vitesse. Ainsi, la mise en œuvre des principes de la semaine trouve un terrain de jeu naturel dans chaque interaction, sans à avoir à chercher une situation particulière. Encore une fois, je trouve qu’inverser l’ordre d’application des deux principes me semble plus naturel et efficace — c’est du moins mon opinion et mes observations de la semaine le confirme.

Généralement, j’ai pu remarquer qu’en voulant être dans le Principe 11, je devais presque  à chaque fois passer par le Principe 12 (c’est fou ce que la vie est bien faite quand même ! 🙂 ). Dans la mise au point de notre projet (qui est quelque chose d’assez complexe),  notre client/partenaire faire régulièrement des erreurs, ce qui est normal dans le cas de l’apprentissage d’une nouvelle technologie. Il s’est presque avéré qu’à chaque erreur qui était commise de leur côté, il y en avait presque toujours au moins une de notre côté. Ainsi, en reconnaissant d’emblée l’erreur qui avait été commise, et avec encore plus d’énergie quand c’était une de mes erreurs, le climat était bien plus propice à la mise en œuvre du Principe 11. En effet, ayant montré que je suis de bonne foi (autant que possible), il m’a été plus facile de questionner mon interlocuteur, et d’essayer de comprendre en toute bienveillance comment il a pu en arriver à son « erreur ». Bien souvent, je retrouvais de nouvelles erreurs pour moi et mon équipe en chemin. Et au final, le climat créé permet à mon interlocuteur de reconnaître qu’une erreur a aussi été commise de son côté (c’est pourtant une personne qui est connue pour avoir des idées assez tranchées et qui en change difficilement). Il en résulte que notre communication s’améliore et c’est bénéfique aux deux parties. Notre produit avance, notre client/partenaire est plus content et confiant, et surtout la relation se solidifie.

Ainsi j’ai changé mon attitude en ayant toujours en tête qu’il se peut que je sois dans l’erreur quand je dialogue avec une personne que je considère être dans l’erreur. Et surtout, j’adopte la démarche bienveillante de vouloir comprendre pourquoi et comment la personne en est arrivé à ce point là. C’est ainsi aussi une grande source d’apprentissage pour moi car je peux voir quels sont les processus et/ou la communication à améliorer pour éviter de retomber dans ce cas d’erreur. Une autre remarque importante est qu’intervenir sous forme de questions permet bien souvent d’avoir un contexte plus favorable, plutôt que d’attaquer en frontal. Aussi, j’ai pu remarquer que quand on cherche à déterminer qui des deux a raison, si au moment du dénouement il s’avère que c’est moi qui ai tort, le fait de le reconnaître de manière immédiate et avec le sourire change complètement la dynamique de la relation. J’ai pu ressentir presque à chaque fois le soulagement chez mon interlocuteur (non seulement la personne avait raison, mais je n’ai pas cherché à argumenter — rappel de la semaine précédente …). Et je dois avouer que je me sens bien — c’est mieux que de s’énerver pour essayer d’argumenter en sachant pertinemment que j’ai tort. Je préserve de fait ma santé et mon sourire 🙂

 

En conclusion, je dirais qu’il faut se rappeler que chacun est en apprentissage continuel et qu’il est naturel de faire des erreurs et d’avoir tort. Être bienveillant envers les autres et soi-même est le moyen le plus efficace d’avancer et construire des relations solides.

Et vous, reconnaissez-vous vos erreurs ? Appliquez-vous de la bienveillance envers les apprenants qui vous entourent ?

 


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[Défi communication semaine 1/15] Ne pas critiquer, ne pas se plaindre, mais complimenter

Parler est une capacité que nous développons très tôt dans notre vie, en apprenant à produire des sons, puis en assemblant ces sons nous pouvons former des mots, puis des phrases. Cependant, la communication, qui n’est ni plus ni moins qu’un fondamental de notre civilisation, élève la capacité à parler au rang d’art. Et comme tout art, la communication s’apprend et se pratique, en observant quelques règles, qui vous le verrez, sont simples à comprendre mais dont la mise en pratique peut s’avérer plus délicate.

Ce billet présente le bilan de la première semaine d’un défi que je me suis lancé afin d’améliorer ma communication. Ce premier billet est plus long que ne le seront les suivants, car j’y décrit le contexte.

Contexte

Je fais partie d’un groupe de personnes qui ont un désir très fort d’avancer dans leur vie en aspirant à se construire une vie sur mesure. Ce groupe est constitué des personnes faisant partie de la promotion 2017 du programme Titanium de David Laroche. Plusieurs personne de ce groupe ont entrepris de se lancer le défi de lire et mettre en pratique chaque jour les principes d’un chapitre du très célèbre livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie (best seller sur le sujet s’il en est). Souhaitant moi aussi avancer sur le sujet de la communication, qui est un élément essentiel à toute personne vivant en société, et encore plus lorsqu’elle souhaite devenir coach (ce qui est mon cas !), je me suis lancé le défi de mettre aussi en pratique les principes décrits dans ce livre. Pour cela, j’ai choisi un format un peu spécial, afin de me faire bien travailler les principes de communication.

Au départ, mon idée était qu’au lieu d’appliquer un principe (ou chapitre) par jour, je vais étendre l’expérience pour chacun à une semaine. Cependant, en faisant le tour des principes, j’ai pu m’apercevoir qu’ils pouvaient être logiquement regroupés 2 à 2, permettant ainsi de maximiser les résultats. Ainsi, le livre présentant 30 principes, me voilà lancé dans un défi de 15 semaines ! 15 semaines pour m’améliorer et avancer dans l’art de la communication.

Protocole

Le but n’étant pas de se lancer un défi en le faisant n’importe comment, je me suis fixé un protocole et un ensemble de règles à respecter. Ce sont tout simplement les règles inhérentes à tout défi et plus particulièrement dans le domaine du « développement personnel », qui sont

  • Lire et relire les 2 chapitres de la nouvelle semaine chaque dimanche et intégrer les principes de chacun d’eux ;
  • Visualiser quelques moments clés où j’aurai l’occasion de les mettre en pratique dans la semaine et me préparer à ces moments là ;
  • Après chaque interaction durant la semaine me faire un auto-feedback (si possible en garder une trace écrite) pour évaluer les points positifs et ceux à améliorer (notez que je ne parle pas de défauts et/ou de reproches ! il n’y a que des axes d’amélioration) ;
  • M’assurer autant que possible de mettre en œuvre les principes dans chacune de mes interactions et me « surveiller » en cours de route (tout en maintenant une pleine conscience sur la discussion).

Ensuite, chaque dimanche je publierai sur ce blog le bilan de la semaine en décrivant ce que j’ai expérimenté et appris en mettant en application ces 2 principes.

Passons maintenant au bilan de cette première semaine avec l’application des 2 premiers chapitres du livre.

Principes de la semaine

Principe 1 : Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas

Ce principe est avant tout tourné vers soi-même, car il demande de mettre en place une observation de ses pensées et une mécanique pour les étudier et les travailler avant d’agir et interagir avec les autres.

Principe 2 : Complimentez honnêtement et sincèrement

Ce principe est quant à lui plus tourné vers notre interlocuteur, alors que les réels bien faits soient plus percutant sur soi. C’est cependant un excellent liant social, indispensable à toute bonne communication et construction de relation avec autrui.

Bilan

Tout d’abord, quelle joie de m’être lancé ce défi et je tiens à remercier tous les Titaniums pour leurs encouragements et leur envie d’avancer. C’est souvent le cas dans les premiers moments où l’on se lance publiquement un défi : on est plein de motivation et de joie pour avancer. Je n’ai pas échappé à cette règle, avec en plus le sentiment de faire quelque chose de concret pour avancer dans la construction du nouveau moi 🙂 Ce qui n’était pas prévu, c’était de publier cette aventure ici, mais autant que ce soit rendu le plus « publique » possible et en faire profiter un maximum de personnes !

Concernant le Principe 1 , j’ai pu expérimenter 2 aspects, voire 2 dimensions de la communication. Premièrement, la dimension de la critique lorsque l’on n’est pas en communication directe avec la personne. Cas typique : je suis en voiture et la conduite de la personne devant moi m’insupporte. J’étais adepte du fait de critiquer sa conduite, voire même d’aller jusqu’à m’énerver, tout seul. À la limite, la seule interaction possible serait de klaxonner, mais si on y réfléchit bien, ça ne fait pas avancer les choses. Au mieux la personne n’y fera pas attention, au pire ça va la déranger et/ou l’énerver au point de rendre sa conduite et son comportement dangereux, pour elle et pour nous. Dans un tel cas, l’application du Principe 1 permet de se préserver soi même dans un premier temps en restant calme (en appliquant les astuces de pleine conscience), en ayant une conduite plus souple (merci pour l’écologie !), et le fait de ne pas critiquer permet de garder son attention mobilisée sur sa propre conduite. Deuxièmement, c’est un cadeau qui est fait à la prochaine personne avec qui je vais avoir une interaction ! Car, d’un point de vue énergétique, je ne me suis pas mis dans une énergie basse et donc j’ai pu commencer mes discussions dans une belle énergie ! Quelle différence ça fait ! Donc au final, ça permet de moins dépenser d’énergie dans quelque chose sur laquelle je n’ai aucun pouvoir, donc autant en profiter pour travailler sur mon énergie haute, qui sera bien plus bénéfique à moi et aux autres.

L’autre dimension est plus classique, se déroulant lors d’une interaction directe avec une personne. J’avais plus de « facilité » à critiquer une personne, en ayant bien souvent la bonne intention de vouloir la faire progresser. Au final, cette technique ne fait que braquer la personne et son énergie descend. Et lorsque l’on est en énergie basse, progresser n’est pas la première idée qui nous vient à l’esprit. J’ai donc changé autant que possible mon comportement et plutôt que de critiquer, j’ai mis en œuvre le Principe 2. Cependant, pour finir sur le Principe 1, il a été très challengeant pour moi cette semaine dû au contexte dans mon travail. Les relations avec le management et la gestion de projets sont quelques peu tendus depuis quelques mois. J’avais pris l’habitude avec les collègues de me plaindre et de critiquer ces états de fait. Ce qui a changé, c’est que j’ai mis en application 2 choses :

  • Le 3e Accord Tolthèque « Ne faites pas de supposition » car au final, je parlais sur des choses en faisant des suppositions sur qui a dit et/ou fait (ou pas)  des choses. C’est dépenser beaucoup d’énergie et de pensées sur des suppositions. Aussi, l’application du 1r Accord Tolthèque « Que votre parole soit impeccable » rejoint le Principe 1 dans le sens de ne pas médire, et donc aussi critiquer autrui. Ceci en référence au changement d’énergie que j’ai décrit dans le cas de la voiture.
  • La loi de l’équilibre : en effet, je peux me plaindre et critiquer autant que je veux ce que les autres font ou ne font pas, mais dans tous les cas ça ne change rien aux faits. C’est alors que j’ai commencé à me demander plutôt en quoi est-ce que chaque situation est en fait un cadeau pour me faire avancer dans ma vie. Voir en quoi ces faits me permettent de développer et/ou renforcer chez moi de nouvelles compétences, ou me « forcer » à prendre des décisions, ou me donner l’opportunité de prendre mon pouvoir personnel. Une fois rentré dans ce processus, il m’est finalement devenu plus difficile de critiquer les autres, car j’éprouve plus rapidement un état de gratitude vis-à-vis des faits et des personnes. Cependant, ça n’empêche pas le fait d’avoir une discussion qui démarre sur des critiques, mais assez rapidement, en ayant pris l’habitude de m’observer, je déclenche le processus et tout change. Et ceci permet de rejoindre le Principe 2, en complimentant sincèrement, avec gratitude, les personnes à l’origine de la discussion.

 

Enfin, l’application du Principe 2 a surtout été une question de le faire ouvertement, et de me « forcer » à exprimer plus souvent des compliments. Alors bien sûr, il y a certaines personnes où de prime abord on peut avoir du mal à trouver un compliment, mais en s’exerçant, on arrive assez facilement à trouver quelque chose. Si ce n’est pas sur le travail, on peut complimenter sur l’habillement, le style, un mot ou une attention. Ceci est d’autant plus vrai pour des actions/attentions quotidiennes, que l’on fini par considérer comme « normales ». Le fait de complimenter une personne sur ce geste quotidien redonne du caractère à celui-ci et donne de l’importance à la personne le faisant, faisant généralement monter son niveau de satisfaction et d’estime d’elle-même. Aussi, j’ai pu remarquer que certaines personnes ne semblent pas spécialement « touchées » par les compliments (du moins elles ne le montrent pas extérieurement), mais ce n’est en définitive pas si grave. Au final, émettre un compliment sincère permet avant tout de se sentir bien, et de se mettre dans une belle énergie. Ainsi, si une personne n’entend pas le compliment, ce n’est pas grave, l’énergie a été envoyée et elle sera reçue, en plus d’augmenter notre propre énergie qui elle rayonne autour de nous.

Ce que j’ai pu observer c’est qu’en complimentant les personnes autour de moi, ça leur a permis de se sentir mieux, bien plus que si je les avais critiquées, et ça  a mis en place une ambiance plus conviviale.

 

En conclusion de cette semaine, je peux dire qu’elle a été riche en enseignements, grâce à la mise en pratique de ces 2 principes (avec l’aide et l’appui d’autres techniques et astuces). C’est un grand changement dans ma vie, qui a aussi des répercutions dans celles des personnes qui m’entourent. Je vais poursuivre la mise en œuvre des ces principes chaque jour, en les intégrant et incarnant un peu plus ; et ceci en ajoutant les nouveaux principes de chaque semaine !

 

Merci d’avoir pris le temps de lire ce bilan de la première semaine de mon défi de communication. N’hésitez pas à vous lancer vous aussi dans l’aventure en choisissant de mettre en place le même défi, dans cette version ou une autre. En tout cas, peu importe où vous en êtes dans votre niveau de communication, je vous invite à travailler dessus, car ça apportera beaucoup à vos relations et à vous-même.

À vos marques ! Prêts ! Communiquez ! 🙂


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici !

Semaine 2 : ici

Semaine 3 : ici

Semaine 4 : ici

Semaine 5 : ici

Semaine 6 : ici

Semaine 7 : ici

Semaine 8 : ici

Semaine 9 : ici

Semaine 10 : ici

Semaine 11 : ici

Semaine 12 : ici

Semaine 13 : ici

Semaine 14 : [à venir]

Semaine 15 : [à venir]

[citation] Apprécier le cadeau qu’est la vie

En te levant le matin, rappelle-toi combien est précieux le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux

Marc Aurèle

Bien souvent, dans notre société actuelle dans laquelle tout va si vite, dans laquelle il faut être performant et ne pas « perdre » de temps, dans laquelle on veut nous faire croire que l’on ne peut pas être heureux si l’on n’a pas acheté le dernier gadget à la mode, ou si l’on n’a pas plein de crédits pour acheter la dernière voiture pour la ranger dans la plus grosse maison ; on oublie de se reconnecter au présent et démarrer chaque journée en la prenant comme un cadeau de la vie.

En vous réveillant chaque matin, prenez le temps avant d’ouvrir les yeux de respirer profondément avec le ventre, tout en mettant un sourire sur votre visage. Prenez 1 ou 2 minutes pour vous rappeler de 3 belles choses qui vous ont touché et/motivé la veille (une belle réussite, l’accomplissement d’un challenge, une rencontre, une belle musique, avoir profiter d’un rayon de soleil …).

 Prenez aussi 1 ou 2 minutes pour réaliser la chance que vous avez d’être à votre place. Dans un lit confortable (si ce n’est pas le cas changez en !), dans un abri sec et chaud, avec tout le confort. Ce genre de situation n’est pas donné à tout le monde. Soyez reconnaissant et ayez de la gratitude d’avoir tout ce confort, et poussez cette gratitude envers les personnes qui œuvrent chaque jour pour ça : celles et ceux qui permettent d’avoir de l’eau potable, de l’électricité, du gaz, qui fabriquent des vêtements, qui produisent de la musique …

Nous vivons dans un monde d’abondance comme jamais auparavant ! Louis XIV avait beau être roi de France, il était loin d’avoir tout notre confort et notre qualité de vie. Sachons reconnaître cet état de fait, prenons le temps de respirer profondément, mettons un sourire sur notre visage, et soyons heureux de notre situation. La vie est belle si nous décidons de voir les choses pour ce qu’elles sont et si nous avons de la gratitude pour ce que nous avons.

Posez l’intention de faire chaque matin cet exercice de quelques minutes, et porter tout au long la journée votre attention sur les détails de la vie qui font que vous avez de la gratitude et que vous pouvez être heureux !

[citation] L’emprise des croyances limitantes

Je ne sais pas ce qui est possible ou non, alors j’agis comme si tout était possible

David Laroche

 

On a bien souvent ancrées en nous des croyances limitantes qui ont été construites au fil de notre vie. Elle sont venues à la suite d’échecs, mais surtout de la société, par nos amis, notre famille, notre entourage, qui nous ont transmis leurs propres croyances limitantes. Les phrases du type « tu n’y arriveras jamais, personne n’y est jamais arrivé », « c’est de la folie » ne sont au final que l’expression de leur propres peurs et croyances limitantes. C’est leur perception à eux, pas la notre.

Nos choix ne doivent pas être dictés par l’extérieur, mais pris en conscience en accord avec nous-même. Quand l’objectif et son pourquoi sont clairs, la motivation vient d’elle-même et rien ne doit nous arrêter, surtout pas les croyances des autres.

Bien souvent, on part du principe limitant sous la forme de la question « Est-ce que c’est 100% possible ? » pour déterminer si on se lance ou non dans un projet ou une action. Évidemment, la réponse est « non » ! Rien n’est 100% sûr et possible. C’est la source principale de démotivation. L’astuce ici est de se poser la question sous une autre forme qui nous pousse dans une énergie beaucoup plus riche : « Est-ce 100% impossible ? ». Et là, la réponse est bien évidemment « non » ! Donc c’est possible ! Dans cet espace là, lorsqu’on réalise qu’il y a une chance d’y arriver, alors la motivation augmente.

Choisissez bien les questions que vous vous posez, elles peuvent donner soit de la démotivation, de la peine, une énergie pauvre. soit de la motivation, de la joie, de la force, et de l’énergie riche. Cherchez à voir les opportunités dans chaque chose !

[citation] Choisir sa propre réalité

La vie est composée pour 10% par ce qui nous arrive, et pour 90% par comment on y réagit

Charles R. Swindoll

La vie est composée d’une succession de faits ; c’est ce que je définis comme étant la factualité. À partir de là, chacun va construire sa propre réalité, en fonction de ses croyances (qui n’ont aucun lien avec la spiritualité), construites au fil de notre éducation et de nos expériences de vie.

Comme illustration de cette citation, on peut prendre l’histoire des jumeaux. Ce sont deux jeunes garçons — des jumeaux donc — qui ont été battus par leur père. On les retrouve 20 ans plus tard, ayant deux vies très différentes.

  • Le premier est en pleine dépression, seul, sans enfant, avec un emploi alimentaire. Quand on lui demande comment il en est arrivé là, il répond « c’est parce que j’ai été battu par mon père ».
  • Le second a une vie épanouie, avec une femme et des enfants, a un travail qui lui plait. Quand on lui demande comment il en est arrivé là, il donne la même réponse que son frère.

Ce qu’on peut noter c’est que pour le premier la situation a généré une énergie négative qui s’est diffusée autour de lui et l’a entraîné dans une spirale d’échec et de peur. Pour le second, la situation a été la source d’une force et d’une motivation pour casser le schéma et proposer une autre vie à ses enfants et son entourage.

Ceci est une histoire, mais elle illustre bien le propos. Chacun de nous traverse la vie en vivant des événements qui vont nous influencer. Il nous appartient de choisir ce qu’on veut faire de ces événements, qu’ils positifs ou négatifs. Chaque fait en lui-même est neutre par nature, c’est nous qui lui donnons une connotation, soit d’un côté soit de l’autre.

Nous créons à chaque instant notre propre réalité en choisissant d’interpréter la réalité. Tant qu’à choisir, autant prendre une version qui nous donne de la force, du courage, et nous rende heureux !

Soyez les créateurs de votre propre vie en maîtrisant votre propre réalité 🙂

L’effet miroir

Dans notre quotidien nous sommes amenés à rencontrer et côtoyer un certain nombre de personnes. Qu’on le veuille ou non, chacune d’entre elles nous renvoie à notre propre personne. Chacune est présente dans notre vie, et ce n’est pas par hasard. De même, les sentiments que nous ressentons ne sont pas anodins. Il existe principalement deux types de personnes qui génèrent chez nous des émotions.

1. Une personne nous agace / énerve par ses actes et/ou son comportement

Il est courant d’avoir dans notre entourage des personnes qui ont un trait qui nous irrite, agace, voire énerve. Par exemple, c’est un voisin qui claque à chaque fois sa porte d’entrée, un autre qui fait du bruit, mais aussi cela peut être une personne qui est toujours en retard, médit sur les autres, etc. Bien souvent on n’aime pas ces comportements, on s’en plaint aux autres. Et avez-vous remarqué l’effet magique ? Plus on s’en plaint, plus les effets sont importants, voire il y a de plus en plus de personnes ayant ce trait.

Dites-vous une chose : c’est très probablement un message de la vie, vous mettant devant un miroir ! La plupart du temps, ce qui nous énerve chez l’autre, nous l’avons aussi en nous. Peut-être de façon moins développée, mais c’est présent. En faisant preuve de sincérité envers vous, n’est-ce pas la vérité ? Je suis prêt parier que c’est le cas. Et c’est une bonne chose ! C’est un message qui nous indique que nous avons quelque chose sur quoi travailler, pour nous faire avancer, nous améliorer.

Ainsi, à partir de maintenant, faites l’exercice suivant : à chaque fois qu’une personne vous agace ou vous énerve, posez-vous la question « est-ce que je n’ai pas moi-même ce trait de caractère ? ». Dans l’affirmative, engagez-vous à travailler sur ce point, et ainsi à ne pas tenir rigueur à la personne vous ayant énervé d’avoir ce trait « agaçant ». D’ailleurs vous verrez qu’une fois que vous aurez travaillé sur ce point, vous serez plus à l’aise avec la personne, facilitant ainsi votre relation.

2. Une personne nous inspire

Vous pouvez vous douter que le même principe s’applique dans ce cas comme dans le précédent. En effet, il y a forcément des personnes que vous côtoyez ou que vous voyez qui vous inspire, pour qui vous avez de l’admiration. Ici, je ne parle pas de l’idolâtrie en voulant devenir cette personne. Très certainement que vous ne connaissez pas tout ce qui se cache dans l’ombre et quel est le prix à payer pour devenir cette personne. Cependant on peut admirer un trait de caractère, une vision, une manière de penser, des actions, etc.

Ici aussi l’effet miroir s’applique. Ainsi, tout ces éléments que l’on admire chez quelqu’un d’autre n’est que le reflet de ce qu’on a en nous, et qui ne demande qu’à être développé et exposé au monde ! Il faut ainsi chercher en nous ce qui résonne avec cette admiration et trouver le moyen de développer les talents correspondants. C’est ici aussi un message de la vie qui nous dit « regarde cette personne, tu aime ce qu’elle fait ? tu peux aussi le faire, à ta façon ! ».

Il faut donc analyser ce qu’on admire chez cette personne. Ensuite, il faut accepter que c’est quelque chose qu’on a en nous. Comme pour le cas précédent, c’est plus ou moins développé. Il faut donc se poser la question de savoir comment développer ce point, déterminer quel est l’objectif et ensuite définir quelles sont les étapes pour y arriver ; et ainsi potentiellement inspirer d’autres personnes pour ce trait.

 

Ainsi, c’est une bonne habitude que de se poser la question de savoir à quoi ça nous renvoie, en nous, lorsqu’une personne nous touche, que ce soit dans une bonne émotion que dans une moins bonne. Il y a toujours quelque chose à en tirer, pour nous améliorer, et potentiellement inspirer par la suite d’autres personnes.

Finalement, on peut conclure, que la vie met sur notre route les personnes dont on a besoin pour avancer. On rejoint ainsi ce que je mentionnais sur la découverte de notre mission de vie, il y a des messages partout, il suffit d’y être attentif et de les accepter pour ce qu’ils sont : des opportunités à grandir.

Soyez ouvert aux autres, soyez attentifs aux détails, questionnez vous, grandissez, et ainsi inspirez les autres en retour ! 🙂

Gérer une situation de crise

Dans notre quotidien, on fait face en permanence à des challenges, plus ou moins grands en fonction de nos actions et de nos pensées. Il peut arriver par moment que nous ayons à faire face à des challenges plus élevés que d’habitude, comme par exemple une rupture, qu’elle soit amoureuse, amicale, ou par exemple commerciale, une discussion animée, un accident, etc. Ces situations peuvent nous amener à nous mettre dans des états forts, tels que par exemple la colère, la tristesse, ou l’incertitude. Lorsqu’on se trouve dans un état fort, on ne fonctionne pas de manière optimale et rationnelle. C’est que j’appelle une « situation de crise ». Je vous propose dans la suite une méthode pour vous permettre de vous en sortir de manière simple et en sortir grandi.

C’est la méthode que j’ai appliquée il n’y a pas longtemps, et qui a très bien fonctionné. Pour situer le contexte, je suis entrain de changer mes habitudes, ma façon d’être, de communiquer (dans le cadre de mon développement personnel et de mon changement de carrière vers le métier de life coach), et la situation dans mon équipe actuelle est telle que les choses changent beaucoup et vite, provocant des situations dans lesquelles chaque personne réagit à sa façon et exprime son leadership à sa manière. Il y a eu une semaine charnière dans ma vie, dans ce contexte.

En début de semaine, j’ai eu un entretien avec ma manager, pour échanger sur ce qu’il se passait, et sur mon projet de changement de carrière. C’est là que le challenge a démarré. Sans rentrer dans les détails, j’ai reçu des remarques qui m’ont profondément touché. En fin de semaine, le vendredi après-midi, j’ai eu un échange téléphonique avec cette même personne et le ton est monté plus haut et d’autres « mots » ont été prononcés, qui n’ont pas été agréables eux non plus. Tout ceci a résulté dans le fait que j’ai passé tout le week-end à travailler sur cette situation de crise. C’est dans ce genre de moment que l’on essaye de se raccrocher à toutes nos connaissances et aux personnes pouvant nous aider. N’ayant personne sous la main pour discuter, j’ai du faire avec « moi-même ».

Après de nombreuses tentatives, en combinant beaucoup de pratiques de divers domaines, j’en suis arrivé à cette méthode simple.

1. Respirer et se calmer

Dans un premier temps, il faut se recentrer sur soi et faire abstraction de la situation. Il faut revenir à un état émotionnel stable. Pour ce faire on peut avoir recours à la médiation, la dance, le chant, la pratique musicale, le sport, une balade, etc. Pour ma part, pratiquant pourtant chaque jour la méditation, je n’arrivais pas à méditer plus de 3-4 minutes, car ça tournait trop vite dans ma tête.  Pour moi la musique et la dance ont été les points clés qui m’ont permis, dans cette situation, de revenir à un état stable.

Il faut intégrer le fait que les actions et paroles du passé sont dans le passé. On ne peut plus rien y changer. Ruminer le passé ne fait pas avancer, il faut se concentrer sur le présent pour préparer le futur.

2. Établir la factualité

Dans un second temps, prendre une feuille de papier et un stylo. Ensuite, commencer à écrire une première section nommée « Situation » dans laquelle on relate tous les faits, de la manière la plus objective possible, sans faire intervenir notre interprétation et nos perceptions. Cet exercice demande à faire abstractions de nos émotions et ressentis par rapport à la situation. Normalement, après la première étape de la méthode, cette partie devrait être plus simple. Si jamais en écrivant des émotions reviennent, posez le stylo et retournez à l’étape une.

La magie de cette étape est de permettre de mettre au clair tous les éléments de la situation, et de commencer à prendre du recul. Il est très important de rester concentrer sur les faits, et de bien faire attention au vocabulaire employé en n’utilisant

3. Décrire le(s) problème(s)

Ensuite, une fois la situation décrite, on peut commencer à analyser où se situe le problème dans cette situation. C’est le moment de lister, dans une section « Problème(s) », quels sont points qui font que c’est une « crise » et que ça nous touche.   Pour chacun, soit prévoir de la place pour l’étape suivante, soit passer à l’étape suivante pour chaque point au fur et à mesure de leur écriture.

Dans mon cas, j’avais identifié 2 problèmes, avec le premier touchant un problème de communication avec ma hiérarchie, et le second touchant ma démarche de changement de carrière avec la prevision de mes nombreuses futures sessions de formation.

4. Poser des actions

Pour chaque point de difficulté énoncé à l’étape précédente réfléchir et noter des actions à faire pour avancer vers sa résolution. Ces actions peuvent être immédiates (envoyer un courriel, passer un appel, sortir, prendre un billet d’avion, …) ou plus vastes et doivent donc être découpées en actions plus petites. Il ne faut pas se limiter dans la recherche des solutions, c’est LE moment d’exprimer toute sa créativité. Pour chaque action, définir quels sont les moyens à mettre en œuvre pour les réaliser et quels sont les indicateurs et mesures permettant de s’assurer que chaque action a bien été réalisée.

À l’issue de cette étape vous devez avoir un plan d’actions clair qui doit, une fois réalisé, vous amener dans une situation plus heureuse et épanouissante.

5. Passer à l’action !

Une fois le plan d’actions défini, il faut les réaliser, une par une. Et à chaque fois revalider le plan défini et célébrer chaque étape franchie, pas après pas. C’est très important de valider chaque avancée, car c’est une validation dans le cerveau que l’on avance et cela procure un sentiment de fierté et de bonheur.

 

C’est une méthode simple, qui ne prend pas beaucoup de temps, et qui permet de s’apaiser tout en avançant. Cette « crise » peut finalement devenir le point initial d’une belle aventure. Pour ma part, c’est suite à cette situation que j’ai pris la décision de moins me dévouer à mon travail actuel (tout en restant très investi) car je n’en ai pas recueilli les fruits que j’en espérais, et de me consacrer beaucoup plus à mon projet personnel, ma mission de vie. Et ce blog en est une des actions (je procrastinais son ouverture depuis trop longtemps), ainsi que la réalisation de démarches pour mon inscription à une formation de coaching.

Pour conclure, bien que cette situation ait été forte sur le moment, jouant sur mes propres perceptions des paroles et actes par rapport à ma manager, j’ai aujourd’hui pour elle de la gratitude vis-à-vis de ce qui s’est passé, car j’ai pu avancer sur beaucoup de points.

[citation] La réalité de la vie

La vie n’est, ni simple ni complexe, ni claire ni obscure, ni cohérente ni contradictoire… Elle est ce que la pensée en fait.

Saint- Exupéry

Le concept très important derrière cette citation est qu’il faut bien différencier la factualité de la réalité. À chaque instant se produisent des faits, et rien que des faits — c’est ce qu’on appelle la factualité. Ensuite, à partir de cette factualité chacun construit une réalité, sa propre réalité. Nous sommes maîtres de la réalité dans laquelle nous vivons.