[citation] Prendre sa vie en main maintenant

Le meilleur moment pour planter un arbre c’était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment c’est maintenant.

Proverbe Chinois

 

Inexorablement le temps suit son cours, et nous devons faire des choix à chaque seconde pour déterminer avec quoi nous allons la remplir. La société donne des lignes directrices afin de faciliter cette prise de décision, dans un intérêt commun. Cependant, ceci laisse peu de place à chacun pour se poser un instant et se demander ce que nous voulons vraiment.

On vit souvent avec des « regrets » de ne pas avoir fait ci ou ça, et on se dit qu’ « un jour, peut-être je le ferai » … Parfois aussi on hésite à faire quelque chose, par peur de ce qu’on va ressentir, de ce que les autres vont en penser, penser de nous. Bien souvent, quand on se lance, finalement, tout ce dont on avait peur ne se réalise pas, et on se dit « finalement, j’aurais du le faire plus tôt« , et même à cet instant on regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt parce qu’après l’avoir fait on se rend compte des nouvelles possibilités et opportunités.

Petit exercice du jour : choisissez une chose que vous repoussez de faire depuis des mois voire des années. Maintenant, imaginez que vous l’avez fait au moment où vous le vouliez. Ça a été fait. Quelles sont les réelles conséquences aujourd’hui ? Comment vous sentez-vous ? — Maintenant que vous êtes dans cet état d’esprit, comment vous sentez-vous d’avoir réaliser cette action ? Revenons alors dans le présent où vous n’avez pas encore fait cette action : ne voulez-vous pas retrouver cette sensation d’il y a quelques instants ? Si oui (et je suis sûr que la réponse est oui 😉 ), alors allez-y, lancez-vous !

C’est pourquoi il faut écouter son cœur et faire ce qu’il nous dit, et ne plus attendre. Bien souvent, ce qui nous retient c’est le soi-disant regard des autres et de la société, mais finalement, chacun ne se concentre que sur lui-même. Vivez votre vie, la votre, pas celle des autres. Vous vivrez plus heureux et inspirerez votre entourage à vivre eux aussi leur vie propre.

Cet ego qui nous empêche d’avancer

Dans nos décisions quotidiennes, il y a toujours 2 grandes « forces » qui s’opposent : notre mental sous la forme de notre « ego » et une force plus profonde qui s’apparente à notre partie divine, notre cœur, notre âme ou tout autre nom que vous  lui associez.

Nous avons pour habitude de n’entendre que la voix de notre ego, qui souhaite mettre en œuvre des routines, en augmentant si possible les gains, mais surtout pour limiter ce qu’il considère comme des pertes. Ce mode de fonctionnement a permis à notre espèce de prospérer et d’arriver à survivre jusqu’à nos jours. Créer des automatismes, chercher à avoir le moins possible de désagréments (il y a quelques millénaires les désagréments avaient souvent pour signification la mort) nous permet toujours de faire plein de choses comme par exemple faire du vélo, conduire, écrire … Cependant, c’est aussi un facteur limitant dans notre épanouissement personnel.

C’est notre ego qui oppose la plus grande résistance au changement, à l’ouverture vers de nouvelles opportunités et de nouveaux horizons. Il met dans notre esprit des histoires du passé (qui sont en réalité une déformation de la factualité) pour nous faire peur et nous empêcher d’essayer de nouvelles choses, de bousculer un peu notre quotidien. Une première approche est de faire la distinction entre les 2 types de peur : celle animale qui provient de notre instinct de survie lorsque notre vie est menacée (par exemple se trouver nez à nez avec un T-Rex :)), et celle qui provient de notre ego qui résiste de tout son possible au changement. Pour le premier cas, il est assez rare de nos jours de l’activer dans notre quotidien. Ce qui veut dire que c’est une peur déclenchée par notre ego que nous vivons le plus souvent. N’avez-vous jamais vécu en boucle une situation similaire, dans laquelle votre « cœur » vous pousse à faire une action (parler à quelqu’un, faire une démarche, danser, chanter, se lâcher …) mais il y a toujours cette boule au ventre qui vous bloque ? La bonne nouvelle, c’est que c’est votre âme qui vous parle et ne vous veut que le meilleur et vous pousse à avancer. Foncez ! Vous n’avez rien à perdre à être vous-même !

Il y aussi des moments où c’est une petite voix dans notre tête qui essaye de nous pousser à faire, ou ne pas faire, quelque chose. Il existe une technique simple pour découvrir laquelle de ces deux forces est entrain de nous parler pour nous pousser à faire un choix : l’ego va employer le « tu » avec par exemple « ne te laisse pas faire » ou « tu devrais plutôt … » ; alors que notre âme emploie le « je » avec par exemple « je sens que … », « j’aimerais … », « je suis … ». Si vous portez votre attention sur les mots employés par la petite voix, vous pourrez distinguer qui parle, et donc faire votre choix en pleine conscience.

Notre âme, la vie, l’univers, dieu, ou peu importe le nom que vous lui donnez ne veut que le meilleur pour vous, et ça ne veut pas dire que des choses agréables. L’humain a besoin de contraste pour apprécier pleinement la vie. Faites la différence et écoutez la petite voix qui vous pousse vers une meilleure version de vous-même !

Trouver sa mission de vie (débuter sur le chemin)

Une discussion revient assez souvent avec un collègue, se posant la question de « savoir ce qu’il veut faire quand il sera grand« . Cette phrase et cette tournure n’est pas si anodine que ça.  Aujourd’hui, durant toute notre vie nous avons été formatés par l’école, la société, la télévision, les medias en général, pour avoir une vie peu inspirante — dans le genre « métro, boulot, dodo dans une société qui nous permet de payer les factures et partir de temps en temps en vacances ». Il faut rentrer dans le moule, sinon on est pointé du doigt. (Le sujet de l’éducation sera traité dans un article plus complet dans le futur)

Se poser cette question est déjà en soit un très bon point de départ. Je ferai un article détaillant en quoi le questionnement est un pilier essentiel de la réussite et du bonheur, surtout lorsqu’il est de bonne qualité.  Trouver sa mission de vie, autrement ce qu’on « veut faire quand on sera grand » permet de :

  • être au clair sur nos objectifs et définir des stratégies nous permettant de les atteindre;
  • avoir de la motivation au quotidien et avoir une raison valable de se lever le matin;
  • s’épanouir chaque jour dans ce qu’on fait, être en meilleure santé, être plus heureux;
  • inspirer son entourage, proche ou non, pour leur donner envie à leur tour de réaliser leur propre mission de vie;
  • contribuer au monde et à l’humanité, à sa façon.

Tous ces points peuvent sembler curieux, farfelus, inatteignables, etc. J’étais aussi dans cette croyance, jusqu’au jour où je me suis posé les bonnes questions, et ce pendant plusieurs mois. Il est à noter que ce genre de démarche peut prendre beaucoup de temps, ne pas être immédiate. C’est normal, c’est quelque chose de très important ! C’est aussi pour cette raison que ce n’est pas à prendre à la légère. Je vais vous donner dans la suite quelques techniques qui, pour commencer, vont vous permettre d’éclaircir le chemin sur la découverte de votre mission de vie.

1. Se poser la question « qu’est-ce que je veux faire de ma vie » de manière ouverte

Il est noter que nous avons avec nous un allier très précieux qui travaille beaucoup pour nous en arrière plan : notre inconscient. Le fait de se poser cette question, chaque jour, de manière ouverte — c’est-à-dire sans attendre LA réponse immédiate — permet d’indiquer à notre subconscient qu’il faut qu’il travaille activement sur le sujet. Ceci aura pour effet au fil des jours, semaines, mois qui vont suivre de nous faire remarquer des choses nouvelles qui sont des signes de ce qui peut nous mettre sur la piste de la découverte de notre mission de vie.

2. Se projeter dans le futur et imaginer sa vie

Un bon exercice est d’imaginer sa vie idéale, dans 5  10 , ou 20 ans. Il faut faire travailler son imaginaire, et se plonger au plus profond de l’expérience. Les questions à se poser — attention, il y en a beaucoup car il faut que ce soit très détaillé — sont : je suis où ? dans quel pays ? à la montagne, à la plage ? dans un appartement, une maison ? quelle est la décoration ? suis-je accompagné(e) ? si oui avec qui, quelle type de personne (physique, mentale, situation) ? ai-je des enfants ? si oui combien ? qui sont mes amis ? qu’est-ce qu’ils font ? quelle est ma relation avec mes amis, ma famille ? comment est-ce que j’occupe mes journées ? comment est-ce que je gagne ma vie ? etc

Il faut que chaque point de votre vision soit le plus détaillé possible, que vous en ressentiez chaque parcelle avec tous vos sens ; les sons que vous entendez chez vous, au travail, la température et le climat. Plus vous stimulerez vos sens durant ce moment d’imagination, plus cela prendra vie et vous motivera pour réaliser cette vision. Il est très important durant cet exercice de ne pas se brider avec des pensées du type « je n’y arriverai pas », « ce n’est pas pour moi », « c’est impossible ». Le but de l’exercice n’est pas de savoir comment on va y arriver, mais de définir quel est l’object, et ce dans tous les domaines de vie.

Il n’est pas nécessaire, encore une fois, d’arriver à imaginer et définir d’un coup cette vision dans les moindre détails. Il faut savoir que cette vision va changer au fur et à mesure que l’on avance sur le chemin de notre vie. C’est pourquoi imaginer les grandes lignes, importantes pour nous aujourd’hui est la première base.

Ensuite, en se projetant être à ce moment là, c’est fait, je suis dans ma vision, et vivre pleinement ce moment là, il faut se poser les questions — encore une fois toutes les réponses ne seront pas forcément là — suivantes « comment j’ai fait pour en arrivé à ce résultat ? » pour une vision à 10 ans par exemple « qu’est-ce que j’ai fait il y a 5 ans ? il y a 7 ans ? 8 ans ? 9  ans ? 9 ans et 6 mois ? 9 ans et 9 mois ?  … » et ainsi de suite pour revenir au présent. Une fois arrivé à ce moment là, vous devriez normalement avoir en tête une première action, simple, de plus ou moins petite envergure que vous pouvez effectuer dans les prochains jours. C’est cette petite action qui va être le premier petit pas vers la réalisation de votre vision.

3. Identifier ses passions

Notre esprit et la vie nous poussent dans la direction de notre mission de vie, non pas en l’indiquant avec des panneaux gigantesques tels que ceux indiquant les sorties d’autoroutes, mais par des petites touches plus subtiles qu’il faut savoir repérer. Pour cela, il faut mettre de la conscience sur ce qu’on fait de nos journées et ce qui s’y passe, et donc pleinement vivre dans le présent.

Une des manières simples d’identifier ses passions est de repérer quelles sont les activités que l’on fait sans voir passer le temps, des moments pendant lesquels on ne ressent pas la faim, la soif, la fatigue.  Il faut que ces activités procurent un sentiment d’accomplissement et qu’on se sente heureux d’y avoir  passer du temps, et que ça nous rende heureux et fier de ce qui a été accompli.

Une autre manière très simple elle aussi est de remarquer quel est le sujet de discussion sur lequel on démarre au quart de tour, même à 1 ou 2 heure du matin complètement fatigué(e). Discuter de ce sujet redonne plein d’énergie, et la fatigue disparaît. Ainsi on rejoint le point précédent, car c’est alors une discussion qui efface le temps qui passe et l’on est heureux dans cet élan de passion.

Il existe d’autres manières d’identifier ces passions, mais celles-ci ont l’avantage d’être très simples et on peut même facilement se remémorer des moments du passé pour faire le travail de recherche et d’identification des passions.

 

Avec les 3 techniques décrites dans cet article (je referai des articles avec d’autres techniques plus avancées), vous avez déjà une bonne base pour commencer. C’est facile à faire, de chez soi, en balade, seul ou accompagné. Il faut que ce soit un travail avec soi-même, sans écouter ce que les autres disent ce qu’ils pensent qu’on devrait faire. Une mission de vie, c’est personnel, c’est quelque chose qui nous touche au plus profond de nous, c’est le feu sacré qui nous motive chaque matin pour réaliser notre vision, pour nous et pour les autres.

Enfin, ayez bien en tête que trouver sa mission de vie est un chemin long, pour lequel nous n’avons pas été préparés. Ainsi, ne soyez pas frustrés de ne pas la trouver en quelques jours ou semaines (pour ma part j’ai mis presque 1 an). Au contraire, félicitez vous d’effectuer cette démarche, célébrez chaque petit pas effectué dans cette direction, et soyez patients, le moment venu, vous le saurez et savourerez cet instant 😀