[Défi communication semaine 13/15] Utiliser le questionnement et le tact

Travailler en équipe sur un projet n’est jamais une chose aisée, et c’est d’autant plus vrai qu’il y a un nombre important de personnes. Au sein d’un projet, il se peut que des tensions apparaissent, de manière naturelle, au fil du temps entre les personnes, qu’elles soient au même niveau hiérarchique ou à des niveaux différents, et ce dans les deux sens. C’est un phénomène normal, qu’il convient d’anticiper, et les techniques et astuces décrites dans cet article vont vous permettre non seulement de régler, voire d’éviter, des tensions dans les relations avec les personnes qui vous entourent, mais peuvent aussi faire avancer le projet bien plus vite.

En s’appuyant sur tous les éléments que l’on a vu au cours des précédentes semaines de ce challenge sur la mise en pratique des Principes de Communication de Dale Carnegie, on peut grâce aux principes suivants améliorer la dynamique et l’ambiance d’une équipe de personnes. Au sein d’une entreprise, ils sont très importants dans le sens « descendant » de la hiérarchie (c’est-à-dire du manager vers les managés), mais ils sont aussi à utiliser dans le sens inverse, et ont d’ailleurs un impact assez fort quand ils sont bien utilisés.

Principes de la semaine

Principe 25 : Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs

On est bien souvent tenté de donner notre avis de manière directe et tranché sur ce qu’une personne doit faire lorsque celle-ci nous demande notre avis, ou lorsque l’on remarque qu’elle semble un peu « perdue » ou bien qu’elle semble avoir commis une erreur. Bien souvent, cela part d’une bonne intention, celle d’aider la personne, en nous appuyant sur notre expérience et nos connaissances. Cependant, c’est une communication à sens unique, qui peut dans certains cas amener à quelque chose de non productif si la personne n’accepte pas « l’ordre » qu’on lui donne, ou mène à une propre déconsidération de la personne elle-même qui va se sentir inférieure. Il semble plus judicieux de s’intéresser aux conditions dans lesquelles se trouve la personne, comprendre ses points de blocage, et obtenir ses idées sur la façon dont elle résoudrait la situation. Une étape préalable de clarification du sujet peut parfois être nécessaire. De même, lorsque vous voulez proposer une solution, préférez la proposition sous la forme d’une question, montrant que vous sollicitez l’avis de la personne sur votre idée, afin qu’elle se l’approprie si elle semble lui convenir.

Le but ici est de créer un climat de confiance et de bienveillance afin d’avancer ensemble vers une solution. Aussi, on a déjà pu voir que si l’on construit une solution ensemble, la personne va se l’approprier et elle sera ainsi plus encline à réaliser l’action que si on lui « impose ».

Principe 26 : Laissez votre interlocuteur sauver la face

Personne n’aime être blessé dans son amour propre. C’est un des points les plus fragile de notre ego. Il est donc important d’y faire très attention. Le fait de blesser l’ego d’une personne peut entraîner chez elle une perte de confiance en elle et en ses capacités, pouvant aller jusqu’à provoquer une dépression. Cela peut aussi créer de fortes tensions et installer un climat conflictuel et de méfiance, créant ainsi une mauvaise ambiance.

À l’inverse, si l’on fait attention à préserver l’ego de la personne, en utilisant les principes des dernières semaines, en indiquant par exemple ses propres erreurs, et que tout le monde peut en faire, la personne acceptera mieux cet état de fait. On peut même ici aller plus loin en indiquant que l’on a confiance en le fait que la personne va s’en sortir, et même grandir et apprendre de cette situation.

Bilan

J’ai aujourd’hui la chance de travailler sur un projet complexe, de grande envergure, depuis plusieurs années (6 ans) au sein d’une équipe d’une dizaine de personnes. La particularité de cette équipe est qu’au cours de l’année dernière elle a été renouvelée en quasi intégralité. Je suis le seul « rescapé » de l’équipe originale. Cela fait de moi la personne ayant le plus d’expérience sur le projet, et de ce fait je suis très régulièrement sollicité sur plein d’aspects très variés du projet, allant de points techniques d’implémentation et d’architecture à des conseils sur l’organisation du projet et du travail de l’équipe. C’est une position tout à fait intéressante 🙂 Et les principes de la semaines sont très appropriés dans ce genre de situation, avec une attention particulière pour le Principe 25 qui est la base du domaine qui me passionne : le coaching !

Dans ce cadre là, lorsqu’une personne vient me solliciter, qu’importe la raison, la première chose que je fais c’est de lui accorder toute mon attention — si je ne peux pas le faire, alors je demande à la personne de revenir un peu plus tard, ou alors je lui indique que c’est moi qui viendrai la voir quand je serai disponible. C’est un point important (comme on l’a déjà vu dans les précédents épisodes de cette série) car je dois être sûr de comprendre parfaitement la demande de la personne. Même si j’ai une idée de ce que la personne veut, et si j’ai déjà une réponse en tête, je « joue à l’extra-terrestre » en lui demandant d’être la plus précise possible. C’est une astuce qui permet bien souvent de laisser la personne découvrir par elle-même la solution. En effet, on pense bien souvent avoir un problème, et rien que le fait d’énoncer de manière claire et précise l’objet de la question, des éléments de réponses apparaissent comme par magie ! C’est un principe neurologique qui fait que notre cerveau, dès qu’il entend une question, qu’elle vienne de nous ou de l’extérieur, il se met en mode recherche, en étant focalisé sur l’énoncé. Ainsi, si on demande à la personne d’énoncer de manière claire et précise son sujet, avec tous les détails nécessaires, il est fréquent qu’elle trouve elle-même la réponse. Et si ce n’est pas le cas, alors le périmètre est, normalement, bien détouré et vous pourrez alors faire vos suggestions, là encore sous forme de pistes à explorer ou éventuellement de conseils. Une astuce très rigolote à mettre en œuvre pour gagner beaucoup de temps et surtout épargner une personne qui passerait son temps à « répondre » aux questions des autres, c’est de mettre en place un buste (imprimé sur une imprimante 3D par exemple) ou un mannequin pour que les personnes viennent lui expliquer leur problème. Car la mécanique n’a pas forcément besoin d’avoir une vraie personne à qui poser la question. Cela peut paraître étrange, mais le résultat peut vous bluffer 😉 En plus cela a l’avantage d’ajouter un rituel et un objet sympa pour l’ambiance de l’équipe.

Pour la mise en pratique du Principe 26, la mécanique repose un peu sur la même chose. Prenons le cas d’une personne qui a commis une erreur (introduction d’un bug dans du code, erreur de chiffres dans une présentation, dans la gestion d’une communication, …). Il s’agit tout d’abord de dédramatiser la situation, et de rappeler que ça peut arriver à tout le monde — rappelez-vous de l’épisode précédent dans lequel il était indiqué qu’il est préférable de commencer en mentionnant ses propres erreurs passées. Ainsi, on crée un climat plus propice à faire avancer les choses. L’objectif à ce moment là est de comprendre comment l’erreur a pu se produire et comment on peut s’en prémunir à l’avenir. Le but du jeu étant que la personne s’améliore et grandisse grâce à ce qui s’est passé. Il est à noter que l’on va soi-même apprendre de cette situation ! Et devinez quel est l’outil magique à utiliser dans cette situation ? Vous avez trouvé ?! Le questionnement bien sûr ! Encore une fois, indiquer à la personne ses faiblesses et lui dire quoi faire, c’est bien moins puissant que de lui poser les questions lui permettant de chercher et construire ses propres réponses. Le principe ici est de poser des questions en allant de plus en plus dans le détail jusqu’à ce que la personne soit convaincue, et que la solution semble vraiment adaptée. Ce qu’il y a de magique dans cette pratique, c’est que bien souvent on a une idée de comment résoudre la situation, et en fait, au fil des questions et de la réflexion de la personne, on peut se laisser surprendre par une idée à laquelle on n’avait pas du tout pensé, qui se peut être tout aussi bien, voire même parfois meilleure, que celles auxquelles on avait pensé.

 

En conclusion, vous l’aurez compris — je pense — que je suis un grand fan du questionnement. C’est une pratique qui permet aux deux parties de grandir et d’apprendre dans un contexte bienveillant. Et grâce à cette technique, avec la mise en pratique de tous les principes que l’on a déjà vu, les personnes évoluent, se sentent bien dans leur vie et leur travail, et les performances augmentent comme par magie 🙂

Et vous, dans votre quotidien, pratiquez-vous aussi le questionnement ? Ou êtes-vous plutôt orienté vers le conseil ? Que pensez-vous de mettre en place un mannequin ou un buste avec qui dialoguer pour éclaircir vos idées ? Si vous avez d’autres idées décalées de ce genre, je serais ravi de les lire dans les commentaires ! À vos marques ! Prêts ?! Questionnez !! 😀

 


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

Semaine 2 : ici

Semaine 3 :  ici

Semaine 4 : ici

Semaine 5 : ici

Semaine 6 : ici

Semaine 7 : ici

Semaine 8 : ici

Semaine 9 : ici

Semaine 10 : ici

Semaine 11 : ici

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Semaine 13 : ici !

Semaine 14 : [à venir]

Semaine 15 : [à venir]

[Défi communication semaine 10/15] Présenter ses idées de façon à fortement marquer les esprits

On peut bien avoir la meilleure idée du monde, et que les personnes à qui on la présente en retireraient de gros bénéfices, mais si on ne sait pas bien la présenter, et peut ne pas être acceptée. Comme on l’a déjà abordé au cours des précédents épisodes, la manière la plus efficace de communiquer avec quelqu’un, c’est de lui parler dans son système de valeurs, dans son propre univers.  Le fait d’utiliser le vocabulaire et les images qui intéressent votre interlocuteur, votre message et vos idées ont de bien plus grandes chances de passer. On peut cependant aller encore plus loin. Dans la suite je vais présenter 2 techniques pour drastiquement augmenter vos chances de faire passer votre message, vos idées, ou bien de mieux vendre votre produit.

Dans l’idée, on va se rapprocher du bien connu « un petit dessin vaut mieux qu’un long discours » ! Sauf que là, le dessin ne va pas être petit et il va posséder des caractéristiques particulières et adaptées à votre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 19 : Faites appel aux sentiments élevés

Un message, sous quelque forme qu’il soit (audio, image, vidéo, odeur …) n’a pas le même impact suivant l’univers utilisé. Notre cerveau se focalise en permanence sur tout ce qui est en relation avec nos valeurs hautes. Pour certain(e)s c’est la famille, pour d’autres c’est la santé, l’argent, la culture, la sexualité, la spiritualité, les ami(e)s, ou la carrière. Dès lors qu’un message porte sur une de nos valeurs hautes, notre attention se focalise et nous sommes plus enclins à soit adhérer, soit complètement rejeter l’idée. Ainsi, faire appel aux sentiments élevés (autrement dit les valeurs hautes) donne l’assurance d’avoir des personnes convaincues si elles adhèrent à votre idée. Faites le test lorsqu’une publicité vous donne envie d’acheter un produit, quelle est la valeur qui a été activée en vous ?

Principe 20 : Démontrez spectaculairement vos idées ; frappez la vue et l’imagination

Pour ce principe, on peut largement s’inspirer du proverbe du « petit dessin ». Parler d’une idée fait principalement appel à l’intellect de votre interlocuteur. Certain(e)s, de par leur nature et caractère, s’en feront des représentations, suivant ce qu’ils/elles s’autorisent imaginer en fonction de ce qu’ils/elles ont compris. Cependant, si vous voulez faire en sorte que votre idée soit marquante, vous devez faire quelque chose de spectaculaire, d’inattendu, hors norme.  Attention, pas besoin forcément d’effets pyrotechniques 😉 L’effet peut être produit par une présentation et une mise en forme peu conventionnelle. Par exemple, plutôt que de présenter un bilan de chiffres sur l’évolution des ventes de plusieurs produits avec des courbes, pourquoi ne pas utiliser les produits eux mêmes, en leur collant des étiquettes avec les points importants marqués dessus ? Cette technique marquera assurément les mémoires. Surtout, en utilisant cette technique, vous créerez une atmosphère différente de d’habitude et vous obtiendrez bien plus d’attention.

Bilan

Lorsque l’on connaît bien les personnes avec qui l’on interagit régulièrement, il est très intéressant d’identifier quelles sont leurs valeurs hautes, afin d’utiliser le Principe 19. Ceci se fait en portant une vraie attention lors des différents échanges, en prenant soin de remarquer quel est vocabulaire utilisé, quels sont les sujets sur lesquels la personne, une fois lancée, devient inarrêtable, ou des souvenirs et événements marquants qui lui redonne de l’énergie (haute ou basse). Dès lors, on peut employer tout ce qui est disponible dans cet univers pour dialoguer avec la personne et ainsi avoir un impact plus fort. Comme mentionné plus haut, il se peut que cela provoque l’effet inverse que celui attendu, car si la personne n’est pas d’accord, elle le sera avec encore plus de « conviction » et elle s’en rappellera. C’est le risque à prendre. Et l’autre pendant, c’est qu’en quelques mots la personne peut être convaincue et devenir une alliée. Ainsi on obtient des vrais « oui » et « non », et on sait à quoi s’en tenir.  Je sais aujourd’hui que je peux discuter de certains sujets avec des personnes, alors qu’avec d’autres c’est presque devenu impossible. Au moins, la situation est claire 🙂

Pour la mise en œuvre du Principe 20, de part ma formation en recherche scientifique, j’aime beaucoup utiliser un tableau pour faire des schémas explicatifs et « exploratifs ». Ceci permet bien souvent de mettre en lumière de manière directe une idée, et surtout cela permet de comparer plusieurs approches très rapidement. Aussi, j’aime beaucoup faire appel à l’imagination, aussi bien la mienne que celle des autres. Se projeter dans l’avenir, plus ou moins lointain pour essayer de déterminer quelles pourraient être les conséquences de certains choix. Ainsi, quand les personnes vivent par elles-mêmes la situation (imaginée), l’idée d’origine reste plus ancrée et a une plus forte valeur.

Aussi, cette semaine, j’ai eu l’occasion de mettre en pratique la combinaison de ces deux principes lors d’une séance de coaching. Le principe de l’exercice est assez simple : pour prendre une décision, je propose à la personne de se projeter dans 5 ans, et de me dire ce qu’il se passe pour elle si elle a validé le choix aujourd’hui. Comment se sent-elle ? Quelles sont ses sensations ? Qu’est-ce que ça a changé dans sa vie ? Il est important de demander à la personne de bien ressentir ce qu’il se passe, en étant vraiment dans le futur. Puis après avoir exploré un choix, on explore son opposé. Ce qui est magique avec cet exercice, c’est qu’à la fin la personne peut déterminer quel est son choix, car elle a pu expérimenter les deux aspects. L’important ici est qu’elle a projeté ses propres valeurs et les a vécues.

En conclusion, avec l’utilisation de ces deux principes qui font appel aux valeurs hautes et à l’imagination des personnes avec qui l’on échange, on peut avoir un impact plus fort sur leur esprit. Et il faut être prêt à ce que les personnes puissent fortement rejeter notre idée, au même degré qu’elles peuvent fortement y adhérer. Aussi, savoir mettre en forme nos idées et les présenter sous une forme inédite permet de marquer les esprits. Ceci peut servir dans le domaine du marketing, mais aussi dans le cercle privé pour « vendre » une idée de projet de vacances ou d’achat par exemple.

Et vous, êtes-vous plutôt conventionnels dans la présentations de vos idées ? Faites-vous appel aux valeurs hautes de vos interlocuteurs ? Mettez en commentaires ce que ces techniques vous inspirent 🙂

 


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Cet ego qui nous empêche d’avancer

Dans nos décisions quotidiennes, il y a toujours 2 grandes « forces » qui s’opposent : notre mental sous la forme de notre « ego » et une force plus profonde qui s’apparente à notre partie divine, notre cœur, notre âme ou tout autre nom que vous  lui associez.

Nous avons pour habitude de n’entendre que la voix de notre ego, qui souhaite mettre en œuvre des routines, en augmentant si possible les gains, mais surtout pour limiter ce qu’il considère comme des pertes. Ce mode de fonctionnement a permis à notre espèce de prospérer et d’arriver à survivre jusqu’à nos jours. Créer des automatismes, chercher à avoir le moins possible de désagréments (il y a quelques millénaires les désagréments avaient souvent pour signification la mort) nous permet toujours de faire plein de choses comme par exemple faire du vélo, conduire, écrire … Cependant, c’est aussi un facteur limitant dans notre épanouissement personnel.

C’est notre ego qui oppose la plus grande résistance au changement, à l’ouverture vers de nouvelles opportunités et de nouveaux horizons. Il met dans notre esprit des histoires du passé (qui sont en réalité une déformation de la factualité) pour nous faire peur et nous empêcher d’essayer de nouvelles choses, de bousculer un peu notre quotidien. Une première approche est de faire la distinction entre les 2 types de peur : celle animale qui provient de notre instinct de survie lorsque notre vie est menacée (par exemple se trouver nez à nez avec un T-Rex :)), et celle qui provient de notre ego qui résiste de tout son possible au changement. Pour le premier cas, il est assez rare de nos jours de l’activer dans notre quotidien. Ce qui veut dire que c’est une peur déclenchée par notre ego que nous vivons le plus souvent. N’avez-vous jamais vécu en boucle une situation similaire, dans laquelle votre « cœur » vous pousse à faire une action (parler à quelqu’un, faire une démarche, danser, chanter, se lâcher …) mais il y a toujours cette boule au ventre qui vous bloque ? La bonne nouvelle, c’est que c’est votre âme qui vous parle et ne vous veut que le meilleur et vous pousse à avancer. Foncez ! Vous n’avez rien à perdre à être vous-même !

Il y aussi des moments où c’est une petite voix dans notre tête qui essaye de nous pousser à faire, ou ne pas faire, quelque chose. Il existe une technique simple pour découvrir laquelle de ces deux forces est entrain de nous parler pour nous pousser à faire un choix : l’ego va employer le « tu » avec par exemple « ne te laisse pas faire » ou « tu devrais plutôt … » ; alors que notre âme emploie le « je » avec par exemple « je sens que … », « j’aimerais … », « je suis … ». Si vous portez votre attention sur les mots employés par la petite voix, vous pourrez distinguer qui parle, et donc faire votre choix en pleine conscience.

Notre âme, la vie, l’univers, dieu, ou peu importe le nom que vous lui donnez ne veut que le meilleur pour vous, et ça ne veut pas dire que des choses agréables. L’humain a besoin de contraste pour apprécier pleinement la vie. Faites la différence et écoutez la petite voix qui vous pousse vers une meilleure version de vous-même !

Gérer une situation de crise

Dans notre quotidien, on fait face en permanence à des challenges, plus ou moins grands en fonction de nos actions et de nos pensées. Il peut arriver par moment que nous ayons à faire face à des challenges plus élevés que d’habitude, comme par exemple une rupture, qu’elle soit amoureuse, amicale, ou par exemple commerciale, une discussion animée, un accident, etc. Ces situations peuvent nous amener à nous mettre dans des états forts, tels que par exemple la colère, la tristesse, ou l’incertitude. Lorsqu’on se trouve dans un état fort, on ne fonctionne pas de manière optimale et rationnelle. C’est que j’appelle une « situation de crise ». Je vous propose dans la suite une méthode pour vous permettre de vous en sortir de manière simple et en sortir grandi.

C’est la méthode que j’ai appliquée il n’y a pas longtemps, et qui a très bien fonctionné. Pour situer le contexte, je suis entrain de changer mes habitudes, ma façon d’être, de communiquer (dans le cadre de mon développement personnel et de mon changement de carrière vers le métier de life coach), et la situation dans mon équipe actuelle est telle que les choses changent beaucoup et vite, provocant des situations dans lesquelles chaque personne réagit à sa façon et exprime son leadership à sa manière. Il y a eu une semaine charnière dans ma vie, dans ce contexte.

En début de semaine, j’ai eu un entretien avec ma manager, pour échanger sur ce qu’il se passait, et sur mon projet de changement de carrière. C’est là que le challenge a démarré. Sans rentrer dans les détails, j’ai reçu des remarques qui m’ont profondément touché. En fin de semaine, le vendredi après-midi, j’ai eu un échange téléphonique avec cette même personne et le ton est monté plus haut et d’autres « mots » ont été prononcés, qui n’ont pas été agréables eux non plus. Tout ceci a résulté dans le fait que j’ai passé tout le week-end à travailler sur cette situation de crise. C’est dans ce genre de moment que l’on essaye de se raccrocher à toutes nos connaissances et aux personnes pouvant nous aider. N’ayant personne sous la main pour discuter, j’ai du faire avec « moi-même ».

Après de nombreuses tentatives, en combinant beaucoup de pratiques de divers domaines, j’en suis arrivé à cette méthode simple.

1. Respirer et se calmer

Dans un premier temps, il faut se recentrer sur soi et faire abstraction de la situation. Il faut revenir à un état émotionnel stable. Pour ce faire on peut avoir recours à la médiation, la dance, le chant, la pratique musicale, le sport, une balade, etc. Pour ma part, pratiquant pourtant chaque jour la méditation, je n’arrivais pas à méditer plus de 3-4 minutes, car ça tournait trop vite dans ma tête.  Pour moi la musique et la dance ont été les points clés qui m’ont permis, dans cette situation, de revenir à un état stable.

Il faut intégrer le fait que les actions et paroles du passé sont dans le passé. On ne peut plus rien y changer. Ruminer le passé ne fait pas avancer, il faut se concentrer sur le présent pour préparer le futur.

2. Établir la factualité

Dans un second temps, prendre une feuille de papier et un stylo. Ensuite, commencer à écrire une première section nommée « Situation » dans laquelle on relate tous les faits, de la manière la plus objective possible, sans faire intervenir notre interprétation et nos perceptions. Cet exercice demande à faire abstractions de nos émotions et ressentis par rapport à la situation. Normalement, après la première étape de la méthode, cette partie devrait être plus simple. Si jamais en écrivant des émotions reviennent, posez le stylo et retournez à l’étape une.

La magie de cette étape est de permettre de mettre au clair tous les éléments de la situation, et de commencer à prendre du recul. Il est très important de rester concentrer sur les faits, et de bien faire attention au vocabulaire employé en n’utilisant

3. Décrire le(s) problème(s)

Ensuite, une fois la situation décrite, on peut commencer à analyser où se situe le problème dans cette situation. C’est le moment de lister, dans une section « Problème(s) », quels sont points qui font que c’est une « crise » et que ça nous touche.   Pour chacun, soit prévoir de la place pour l’étape suivante, soit passer à l’étape suivante pour chaque point au fur et à mesure de leur écriture.

Dans mon cas, j’avais identifié 2 problèmes, avec le premier touchant un problème de communication avec ma hiérarchie, et le second touchant ma démarche de changement de carrière avec la prevision de mes nombreuses futures sessions de formation.

4. Poser des actions

Pour chaque point de difficulté énoncé à l’étape précédente réfléchir et noter des actions à faire pour avancer vers sa résolution. Ces actions peuvent être immédiates (envoyer un courriel, passer un appel, sortir, prendre un billet d’avion, …) ou plus vastes et doivent donc être découpées en actions plus petites. Il ne faut pas se limiter dans la recherche des solutions, c’est LE moment d’exprimer toute sa créativité. Pour chaque action, définir quels sont les moyens à mettre en œuvre pour les réaliser et quels sont les indicateurs et mesures permettant de s’assurer que chaque action a bien été réalisée.

À l’issue de cette étape vous devez avoir un plan d’actions clair qui doit, une fois réalisé, vous amener dans une situation plus heureuse et épanouissante.

5. Passer à l’action !

Une fois le plan d’actions défini, il faut les réaliser, une par une. Et à chaque fois revalider le plan défini et célébrer chaque étape franchie, pas après pas. C’est très important de valider chaque avancée, car c’est une validation dans le cerveau que l’on avance et cela procure un sentiment de fierté et de bonheur.

 

C’est une méthode simple, qui ne prend pas beaucoup de temps, et qui permet de s’apaiser tout en avançant. Cette « crise » peut finalement devenir le point initial d’une belle aventure. Pour ma part, c’est suite à cette situation que j’ai pris la décision de moins me dévouer à mon travail actuel (tout en restant très investi) car je n’en ai pas recueilli les fruits que j’en espérais, et de me consacrer beaucoup plus à mon projet personnel, ma mission de vie. Et ce blog en est une des actions (je procrastinais son ouverture depuis trop longtemps), ainsi que la réalisation de démarches pour mon inscription à une formation de coaching.

Pour conclure, bien que cette situation ait été forte sur le moment, jouant sur mes propres perceptions des paroles et actes par rapport à ma manager, j’ai aujourd’hui pour elle de la gratitude vis-à-vis de ce qui s’est passé, car j’ai pu avancer sur beaucoup de points.