[Défi communication semaine 12/15] Tout le monde fait des erreurs, moi aussi

Le propre même de l’humain est d’apprendre, en permanence, et pour ça il existe un mécanisme très efficace : essayer, échouer, comprendre,  adapter, recommencer ! Vous n’êtes pas convaincu par ce principe ? J’ai alors une question simple : est-ce que vous marchez ? Si oui, comment est-ce arrivé ? Êtes-vous né(e) en sachant marcher ? Est-ce qu’un jour vous vous êtes dit « Ok, assez d’être à quatre pattes, je me mets debout et je marche, je cours ! » ? La réponse est bien évidemment non. Vous avez fait des centaines voire des milliers d’erreurs et de tentatives, avant de pouvoir ne serait-ce que vous tenir debout, puis après faire un premier pas, avancer, et rester debout. Il en va de même pour tout ce qu’on sait. Dans votre activité actuelle, peu importe le niveau que vous avez atteint, vous n’avez pas commencé à ce niveau là. C’est une succession d’apprentissages.

Alors, effectivement, il existe des cours, des livres, des enseignements pour nous permettre d’aller plus vite. Cependant, dès lors que l’on pratique, quoi qu’il arrive, on va faire des erreurs, ou alors c’est qu’on ne progresse pas dans cette activité. Aussi, pensez à cette notion là : tout cours provient de la synthèse des erreurs et tentatives d’autres personnes avant vous ! Avant de pouvoir écrire un manuel de mathématiques, de physique, de chimie, ou quoique ce soit, des personnes ont du faire des erreurs, des tentatives pour découvrir et mettre au point tout ce savoir, afin de le restituer à d’autres personnes. Ensuite, celles-ci peuvent démarrer à un point de connaissance plus avancé plus rapidement, afin de faire leurs propres erreurs et tentatives pour faire avancer le domaine en question.

Comme le disait Thomas Edison :

Je n’ai pas eu 1000 échecs avant de réussir à créer l’ampoule électrique, mais j’ai réussi à trouver 1000 façons de ne pas faire une ampoule.

Principes de la semaine

Principe 23 : Faites remarquer défauts ou erreurs de manière indirecte

Personne n’apprécie que l’on dénigre ouvertement ses actions, ses réalisations. Même si ce sont des erreurs, on opte souvent pour un réflexe « défensif » dans lequel on ne veut pas admettre nos erreurs, ou très difficilement. N’avez-vous jamais expérimenté la situation suivante : une personne vient vous faire remarquer une erreur ou un comportement inapproprié, et que tant que la personne était en face de vous vous refusiez de l’admettre, mais une fois partie et votre calme retrouvé, vous dire que, finalement, elle avait raison ? La question « riche » que vous devez vous poser alors est : comment aurait dû agir cette personne pour que je ne me sente pas agressé(e)/offensé(e) ? Et avec la réponse à cette question, vous pourrez signifier, de manière indirecte et en douceur les défauts et erreurs aux autres.

Parfois, il suffit de corriger soi-même la situation, si possible, et ensuite faire remarquer à la personne concernée combien sans cette erreur ou ce défaut c’est bien mieux — sans jamais mentionner que la personne est en faute. Ainsi, quand elle refera la « faute », elle pourra se rendre compte par elle-même que quelque chose ne va pas et qu’il faut corriger. Il est souvent bien plus facile de montrer ce qui est « bien » pour que les personnes puissent se rendre compte par elles-mêmes des défauts à corriger, et appliquer les bonnes mesures.

Principe 24 : Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres

Comme mentionné en introduction, tout le monde fait des erreurs. C’est le principe même de notre système d’apprentissage, et nous bâtissons notre civilisation en capitalisant sur les erreurs et tentatives faites par tous nos prédécesseurs. De même, dans votre activité, dans votre vie de manière générale, vous en êtes arrivé là où vous en êtes par apprentissage, avec son lot d’essais et d’erreurs. Tout ceci constitue votre propre expérience de votre activité et de votre vie. Et, rassurez-vous (ou pas !), vous ferez des erreurs jusqu’à la fin de votre vie 😉 Ne perdez jamais cette idée de vue, car c’est une grande richesse à transmettre au monde ! Les enseignements que vous avez reçus proviennent de la synthèse des erreurs et essais des personnes qui vous ont précédé ! Pourquoi ne pas participer à la formation des générations futures en faisant profiter de votre savoir, et de vos erreurs et des apprentissages que vous en avez tiré ?

Aussi, quand vous faites face à une personne qui fait une erreur, et qui n’a pas toute votre expérience (forcément, vous avez déjà vécu et fait cette erreur pour pouvoir la qualifier comme erreur chez l’autre 😉 ), soyez humble et rappelez-vous à quel moment ça vous est arrivé. Et même si ce n’est pas exactement la même chose, mentionnez que vous en avez fait et que vous en faites encore. Ça calmera immédiatement votre interlocuteur, et vous pourrez ainsi transmettre votre savoir pour que la personne puisse, tout comme vous l’avez fait par le passé et aujourd’hui encore, progresser et devenir encore meilleure !

Bilan

Évoluant maintenant depuis plusieurs années sur le même projet, je considère avoir acquis une certaine expérience, tant dans le domaine technique que relationnel. J’ai pu à de maintes reprises faire face à la situation dans laquelle une chose ne fonctionnait pas comme je le voulais, pester contre cette « maudite personne » qui l’avait écrite, pour au final me rendre compte que cette personne, c’était moi, quelques mois voire quelques années plus tôt ! J’ai ainsi pu développer ma philosophie qui consiste, quand quelqu’un vient me dire que quelque chose ne fonctionne pas dans le projet, à dire avec un grand sourire « ha ! c’est peut-être ma faute ! 🙂 ». Il arrive, assez régulièrement, que ce soit le cas, et pour tous les autres cas, le fait que je sois dans cet état d’esprit permet à la personne qui a fait cette erreur de se sentir mieux, car elle n’est pas la seule dans ce cas. C’est donc une manière de mettre en œuvre le Principe 24. L’astuce d’utiliser l’humour et surtout l’auto-dérision permet de créer un contexte bienveillant. De même, j’aime à transmettre l’idée que tout ce qui est fait a été fait pour une bonne raison et du mieux possible au moment où ça a été fait, et qu’il est possible que ça ne corresponde plus aux attentes d’aujourd’hui, et qu’il serait bon de se pencher sur le sujet pour l’améliorer et en faire une meilleure version. Quand on a l’esprit ouvert, on accepte plus facilement les critiques, et surtout on les prend comme des sources d’apprentissage qui nous permettent de nous améliorer et d’avancer toujours plus loin.

La mise en pratique du Principe 23 est quant à elle un peu plus subtile. Je dois bien avouer que j’ai plutôt une approche directe, sur le thème de l’humour. Cependant, une manière que je trouve intéressante est de la combiner avec l’approche du « je n’aurais pas fait comme ça, mais pourquoi pas, voyons ce que ça donne ». Je me positionne ici avec un niveau de certitude assez élevé sur le fait que la personne a commis ou va commettre une erreur, mais je laisse le champ ouvert au fait que je peux me tromper, et que je serais ravi d’apprendre de « mon » erreur. J’aime aussi amener la personne à découvrir sa propre erreur en lui posant des questions, lui permettant de pousser son cheminement plus loin, et essayer de voir sa réalisation sous différents angles, et ainsi voir ce qui pourrait ne pas aller. C’est une des manières que j’ai trouvées pour faire passer le message et surtout essayer de transmettre mon état d’esprit afin que les autres puissent aussi développer le muscle du questionnement et ne pas avoir peur de faire des erreurs, car quoiqu’il arrive tout le monde en fait, et c’est comme ça qu’on avance !

L’astuce supplémentaire que j’aime ajouter est qu’à chaque « erreur » trouvée, non seulement on peut y trouver une solution, mais surtout comprendre pourquoi ça a été fait comme ça, dans quel contexte, et quelle leçon on peut en tirer. Le fait de rendre le processus visible et vivant permet, selon moi, de rendre l’apprentissage bien plus efficace, et surtout crée une bien meilleure ambiance parmi les personnes qui mettent ce principe en pratique.

En conclusion, on fait toutes et tous des erreurs, et c’est tant mieux, cela veut dire que l’on progresse. L’important est de savoir en tirer parti, et de s’en servir pour faire avancer les autres. Loin d’être quelque chose de mauvais, l’erreur fait partie du processus et est une source intéressante d’apprentissage dont il faut se servir.

Et vous, faites-vous des erreurs ? Accueillez-vous avec bienveillance et soif d’apprendre vos erreurs, quand vous les découvrez ou qu’on vous les fait voir ? Quelle est votre méthode à vous pour indiquer en douceur aux autres leurs erreurs ?

 


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[Défi communication semaine 10/15] Présenter ses idées de façon à fortement marquer les esprits

On peut bien avoir la meilleure idée du monde, et que les personnes à qui on la présente en retireraient de gros bénéfices, mais si on ne sait pas bien la présenter, et peut ne pas être acceptée. Comme on l’a déjà abordé au cours des précédents épisodes, la manière la plus efficace de communiquer avec quelqu’un, c’est de lui parler dans son système de valeurs, dans son propre univers.  Le fait d’utiliser le vocabulaire et les images qui intéressent votre interlocuteur, votre message et vos idées ont de bien plus grandes chances de passer. On peut cependant aller encore plus loin. Dans la suite je vais présenter 2 techniques pour drastiquement augmenter vos chances de faire passer votre message, vos idées, ou bien de mieux vendre votre produit.

Dans l’idée, on va se rapprocher du bien connu « un petit dessin vaut mieux qu’un long discours » ! Sauf que là, le dessin ne va pas être petit et il va posséder des caractéristiques particulières et adaptées à votre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 19 : Faites appel aux sentiments élevés

Un message, sous quelque forme qu’il soit (audio, image, vidéo, odeur …) n’a pas le même impact suivant l’univers utilisé. Notre cerveau se focalise en permanence sur tout ce qui est en relation avec nos valeurs hautes. Pour certain(e)s c’est la famille, pour d’autres c’est la santé, l’argent, la culture, la sexualité, la spiritualité, les ami(e)s, ou la carrière. Dès lors qu’un message porte sur une de nos valeurs hautes, notre attention se focalise et nous sommes plus enclins à soit adhérer, soit complètement rejeter l’idée. Ainsi, faire appel aux sentiments élevés (autrement dit les valeurs hautes) donne l’assurance d’avoir des personnes convaincues si elles adhèrent à votre idée. Faites le test lorsqu’une publicité vous donne envie d’acheter un produit, quelle est la valeur qui a été activée en vous ?

Principe 20 : Démontrez spectaculairement vos idées ; frappez la vue et l’imagination

Pour ce principe, on peut largement s’inspirer du proverbe du « petit dessin ». Parler d’une idée fait principalement appel à l’intellect de votre interlocuteur. Certain(e)s, de par leur nature et caractère, s’en feront des représentations, suivant ce qu’ils/elles s’autorisent imaginer en fonction de ce qu’ils/elles ont compris. Cependant, si vous voulez faire en sorte que votre idée soit marquante, vous devez faire quelque chose de spectaculaire, d’inattendu, hors norme.  Attention, pas besoin forcément d’effets pyrotechniques 😉 L’effet peut être produit par une présentation et une mise en forme peu conventionnelle. Par exemple, plutôt que de présenter un bilan de chiffres sur l’évolution des ventes de plusieurs produits avec des courbes, pourquoi ne pas utiliser les produits eux mêmes, en leur collant des étiquettes avec les points importants marqués dessus ? Cette technique marquera assurément les mémoires. Surtout, en utilisant cette technique, vous créerez une atmosphère différente de d’habitude et vous obtiendrez bien plus d’attention.

Bilan

Lorsque l’on connaît bien les personnes avec qui l’on interagit régulièrement, il est très intéressant d’identifier quelles sont leurs valeurs hautes, afin d’utiliser le Principe 19. Ceci se fait en portant une vraie attention lors des différents échanges, en prenant soin de remarquer quel est vocabulaire utilisé, quels sont les sujets sur lesquels la personne, une fois lancée, devient inarrêtable, ou des souvenirs et événements marquants qui lui redonne de l’énergie (haute ou basse). Dès lors, on peut employer tout ce qui est disponible dans cet univers pour dialoguer avec la personne et ainsi avoir un impact plus fort. Comme mentionné plus haut, il se peut que cela provoque l’effet inverse que celui attendu, car si la personne n’est pas d’accord, elle le sera avec encore plus de « conviction » et elle s’en rappellera. C’est le risque à prendre. Et l’autre pendant, c’est qu’en quelques mots la personne peut être convaincue et devenir une alliée. Ainsi on obtient des vrais « oui » et « non », et on sait à quoi s’en tenir.  Je sais aujourd’hui que je peux discuter de certains sujets avec des personnes, alors qu’avec d’autres c’est presque devenu impossible. Au moins, la situation est claire 🙂

Pour la mise en œuvre du Principe 20, de part ma formation en recherche scientifique, j’aime beaucoup utiliser un tableau pour faire des schémas explicatifs et « exploratifs ». Ceci permet bien souvent de mettre en lumière de manière directe une idée, et surtout cela permet de comparer plusieurs approches très rapidement. Aussi, j’aime beaucoup faire appel à l’imagination, aussi bien la mienne que celle des autres. Se projeter dans l’avenir, plus ou moins lointain pour essayer de déterminer quelles pourraient être les conséquences de certains choix. Ainsi, quand les personnes vivent par elles-mêmes la situation (imaginée), l’idée d’origine reste plus ancrée et a une plus forte valeur.

Aussi, cette semaine, j’ai eu l’occasion de mettre en pratique la combinaison de ces deux principes lors d’une séance de coaching. Le principe de l’exercice est assez simple : pour prendre une décision, je propose à la personne de se projeter dans 5 ans, et de me dire ce qu’il se passe pour elle si elle a validé le choix aujourd’hui. Comment se sent-elle ? Quelles sont ses sensations ? Qu’est-ce que ça a changé dans sa vie ? Il est important de demander à la personne de bien ressentir ce qu’il se passe, en étant vraiment dans le futur. Puis après avoir exploré un choix, on explore son opposé. Ce qui est magique avec cet exercice, c’est qu’à la fin la personne peut déterminer quel est son choix, car elle a pu expérimenter les deux aspects. L’important ici est qu’elle a projeté ses propres valeurs et les a vécues.

En conclusion, avec l’utilisation de ces deux principes qui font appel aux valeurs hautes et à l’imagination des personnes avec qui l’on échange, on peut avoir un impact plus fort sur leur esprit. Et il faut être prêt à ce que les personnes puissent fortement rejeter notre idée, au même degré qu’elles peuvent fortement y adhérer. Aussi, savoir mettre en forme nos idées et les présenter sous une forme inédite permet de marquer les esprits. Ceci peut servir dans le domaine du marketing, mais aussi dans le cercle privé pour « vendre » une idée de projet de vacances ou d’achat par exemple.

Et vous, êtes-vous plutôt conventionnels dans la présentations de vos idées ? Faites-vous appel aux valeurs hautes de vos interlocuteurs ? Mettez en commentaires ce que ces techniques vous inspirent 🙂

 


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[Défi communication semaine 8/15] Laissez de l’espace à votre interlocuteur et induisez ce que vous voulez

Bien souvent, on ne se connecte pas vraiment à l’autre, et tout ce qui nous intéresse c’est que l’autre achète notre produit ou nos idées. Encore une fois il est question d’être pleinement présent dans la conversation et de s’intéresser réellement à notre interlocuteur. N’avez-vous jamais eu l’occasion d’expérimenter ce moment (qui me semble personnellement) curieux : vous croisez une personne, la saluez, et lui demandez comment elle va, et qu’aucun de vous deux n’attende vraiment la réponse de l’autre ? Aussi, combien de fois êtes-vous allé voir une personne avec une idée en tête en voulant qu’elle soit acceptée coûte que coûte, car c’est ce que vous imaginez être « la » chose à faire ?

Se recentrer sur l’autre permet toujours de créer un lien gagnant-gagnant dans lequel vous allez pouvoir insuffler subtilement vos idées, du moment qu’elles entrent en résonance avec la vision qu’a votre interlocuteur. Les deux principes de cette semaine reposent, comme à chaque fois, sur les principes précédents, et permettent d’avancer un peu plus dans votre relation.

Principes de la semaine

Principe 15 : Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise

J’ai pu observer que bien souvent le style de conversation utilise une forme « à bâtons rompus », dans laquelle les personnes font des phrases courtes et/ou se coupent régulièrement. Dans ce genre de conversation, on n’a en fait pas le temps ni l’envie de s’investir et de laisser à l’autre de l’espace pour « raconter son histoire ». C’est pourtant dans cet espace que vous apprendrez le plus de points intéressants sur votre interlocuteur et sur ce qui l’anime, ce qu’il/elle veut.

Principe 16 : Laissez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui

Il est communément admis que l’on accepte bien plus facilement une idée, un concept, un produit, s’il vient de nous que s’il vient de quelqu’un d’autre. Ça touche à notre fierté et ça procure un certain plaisir. Il semblerait donc une bonne idée que d’employer quelques astuces pour arriver à induire nos idées à notre interlocuteur pour que celui-ci ait l’impression qu’elles viennent de lui, permettant ainsi que chacun soit satisfait de l’issue de la discussion.

Bilan

La mise en pratique du Principe 15 est vraiment dans la continuité de tous les principes ayant été abordés précédemment. Il est important d’être présent et d’avoir une écoute active dans toute discussion. Ici, le petit détail en plus, qui peut permettre de faire une grande différence, c’est de laisser la personne s’exprimer pleinement. C’est quelque chose de rare, car nous sommes souvent pressés, et nous ne voulons pas perdre notre précieux temps et aller à l’essentiel — du moins, à ce que nous pensons être essentiel pour nous. Cependant, entrer en relation avec l’autre et construire un lien fort est l’une des choses les plus essentielles qui soient. Ainsi, dans vos prochaines conversations, laissez votre interlocuteur dire ce qu’il a à dire. Pensez à rebondir de temps en temps sur qu’il/elle vient de dire, ceci montrant que vous écoutez vraiment et que son histoire vous intéresse. La petite astuce en plus, c’est de ne pas forcément combler les blancs. Si quand la personne s’arrête, vous ne vous empressez pas de combler ce « vide », vous verrez que bien souvent la personne va reprendre, et continuer plus en profondeur son « histoire ». Cette technique permet d’apaiser votre interlocuteur de ce qui le ronge. Si c’est de la colère, « vider son sac » fait un bien fou. Il en va de même pour la frustration, des peurs, ou n’importe quelle émotion. Le simple fait d’en parler permet de réduire l’effet. Et le bénéfice pour vous, c’est que vous apprenez à connaître plus en profondeur et de manière plus authentique votre interlocuteur, et par là même votre lien se renforce car il/elle s’est un peu plus ouvert(e) à vous, dans un moment d’authenticité 🙂

La mise en pratique du Principe 16 a été quelque chose de plus délicat pour moi, car ça peut sembler au premier abord comme une technique de manipulation, mais en fait non.  Et en fait, si on l’insère dans le cadre du Principe 15, tout se passe de manière naturelle et bénéfique pour tout le monde. En effet, j’ai pu expérimenter dans le cadre de mon travail (toujours sur le même projet) en suggérant des idées que j’avais à mon client, suite à l’avoir écouté attentivement dans sa liste de demandes. La discussion a commencé sur un mode assez tendu, avec de nombreuses (et légitimes) réclamations. Cependant, plutôt que de vouloir me défendre et contrer à chaque instant les demandes et arguments de mon client (il faut mettre son égo de côté et être pleinement présent), j’ai écouté patiemment et à la fin, il était devenu bien plus calme, car il avait enfin exprimé tout ce qu’il voulait, autant qu’il le voulait. Ce n’est pas forcément un exercice évident, mais c’est payant au final. Et donc, il m’a suffit ensuite, en prenant en compte ses besoins, de proposer sous forme de questions semi-ouvertes les solutions que j’avais déjà en tête et qui me conviendraient. Ce type de question commence généralement par « est-ce que … » et contient plusieurs propositions (venant de moi), et contient aussi une variante de « ou autre que tu aurais à me proposer ». Bien souvent la personne choisit dans l’une des propositions, et c’est donc elle qui a choisit, validant ainsi de manière forte votre idée pensant que c’est « son » idée. Et quand aucune ne convient, la dernière solution est d’ouvrir le dialogue (la dernière option !) et là on peut construire ensemble une solution qui peut convenir aux deux parties.

En conclusion, la mise en pratique de ces deux principes m’a permis de débloquer certaines situations tendues, de renforcer les liens que j’ai avec les personnes qui m’entourent, et d’avoir des discussions plus calmes avec une issue plus productive au final. Interagir avec des personnes devient un jeu amusant et très enrichissant, car j’en apprend beaucoup, les gens ont plein de choses à raconter 🙂

Et vous, laissez-vous de l’espace à vos interlocuteurs pour mieux les découvrir, afin de mieux les servir ?

 


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[Défi communication semaine 5/15] Faites sincèrement sentir aux autres leur importance et évitez les controverses

Comment faire quand, dans une discussion, vous n’êtes pas du même avis que votre interlocuteur ? Bien souvent, chacun défend sa position, et ceci résulte dans une hausse du ton et dans la non écoute de l’autre. Ainsi, la communication cesse et chacun va en fait perdre son temps et se mettre dans une énergie basse.

Les deux principes de cette semaine permettent de conserver un bon niveau de communication même lorsque vous n’êtes pas d’accord avec votre interlocuteur. Ça peut même renforcer le lien existant car vous serez dans une dynamique bien plus vertueuse, et cela peut aussi vous amener une bonne dose de créativité.

Principes de la semaine

Principe 9 : Faites sentir aux autres leur importance — et faites-le sincèrement

Ce principe peut être utilisé dans principalement 2 types de situations. Le premier type est le cas normal, dans la vie de tous les jours. Il est important de prendre du temps pour dire aux personnes avec qui on interagit régulièrement combien elles sont importantes pour nous. Cela permet de créer une meilleure relation et apporte une petite dose de bonheur à la personne qui reçoit cette reconnaissance. Le deuxième type rejoint le principe suivant. En effet, lorsque vous êtes en « confrontation » avec quelqu’un, pensez à ne pas rentrer dans la converse, mais à surtout bien écouter les arguments de la personne et penser à la remercier pour l’intérêt qu’elle vous porte.

Principe 10 : Évitez les controverses, c’est le seul moyen d’en sortir vainqueur

Rentrer dans un dialogue de sourds n’a jamais été constructif et encore moins bénéfique pour personne. C’est quelque chose de difficile au premier abord, mais adoptez plutôt l’attitude d’écouter votre interlocuteur, sincèrement, dans une démarche d’écoute active. Vous trouverez en fait peut-être que les fonds de vos pensées sont les mêmes mais que les mots employés diffèrent, ou alors vous allez en fait trouver des idées et des angles de vue auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé. Dans ce dernier cas, pensez à appliquer le principe précédent, en remerciant sincèrement votre interlocuteur qui vous permet d’avancer dans vos projets.

Bilan

Je voudrais, si vous le permettez, commencer par définir 2 termes dont la différence me semble importante à avoir en tête. Dans la vie de tous les jours, beaucoup de personnes nous connaissent, mais au final assez nous reconnaissent, ou du moins ne nous font pas part de leur reconnaissance. Et si l’on est vraiment honnête, la réciproque est vraie 😉 Je définis ces deux termes comme suit. « Connaître » une personne, c’est connaître son prénom, son nom, ses goûts musicaux, etc. Ce sont des informations factuelles sur la personnes. En quelque sorte, on valide son existence — et c’est déjà une belle première étape ! « Reconnaître » une personne c’est, en plus de la connaître, valider et valoriser ses contributions et ses talents. Ainsi connaître une personne est le minimum en communication, mais la reconnaître permet de faire passer le lien créé à un tout autre niveau. Qui n’aime pas être reconnu pour ses talents ? C’est à chaque fois un petit morceau de bonheur qui vient illuminer l’instant présent.

Ainsi, mettre en œuvre le Principe 9 permet de reconnaître les personnes avec qui nous interagissons chaque jour. J’ai pris plaisir cette semaine à mettre en valeur les talents importants des personnes que j’ai croisées. Non seulement cela leur redonne un peu d’énergie et bien souvent le sourire, mais ça m’a aussi fait du bien. Dans cet échange, c’est du gagnant/gagnant. Et surtout, ça permet de créer une dynamique vertueuse et au final, l’ambiance sera bien meilleure et la performance et l’efficacité vont augmenter (ce qui est naturel dans un environnement plus propice). C’est une astuce qui devrait être bien plus largement répandue au sein des entreprises, car les résultats sont assez spectaculaires si l’on considère le « non investissement pécuniaire » nécessaire.

Comme indiqué dans la description des principes de la semaine, la mise en œuvre du Principe 10 demande de changer son état d’esprit. J’ai pu constater, avec en plus la mise en pratique de tous les principes des semaines précédentes, que celui-ci permet en fait de toujours sortir gagnant d’un moment d’échange, même lorsque la personne en face est un « adversaire » ! En effet, plutôt que d’essayer d’argumenter et de défendre sa propre position, il est au final préférable d’accepter sincèrement les arguments de la partie « adverse ». Ceci ne veut pas dire qu’on les valide. Cependant, je prends le parti de les écouter et de les analyser. Je vais très certainement y trouver des informations qui me seront nécessaire. Par exemple, j’ai pu trouver dans des arguments l’explication sur notre désaccord, qui en fait partait d’un malentendu. Ainsi, en prenant le temps d’écouter mon interlocuteur, j’ai pu ensuite faire une pause dans la discussion pour redéfinir le cadre. Ceci a permis d’avancer sur un terrain plus solide et fertile, et en plus avec un niveau de communication plus élevé (j’ai écouté, intégré et compris le problème et la vision de mon interlocuteur, et j’ai adapté mon attitude et mon discours — et ça ne lui est pas passé inaperçu). Dans d’autres cas, j’ai pu découvrir des points de vue que je n’avais pas du tout envisagés, et c’est aussi un point bénéfique de l’application de ce principe, et c’est une belle astuce pour pouvoir se débloquer dans un projet.

Et enfin, ce dernier cas de figure permet en fait la réunion des deux principes de la semaine. En effet, lorsqu’une personne vous permet d’avancer dans vos projets de part le simple fait d’argumenter sur son désaccord avec votre idée, c’est au final un superbe cadeau qu’elle vous fait ! Déjà, le premier point, c’est qu’elle s’intéresse vraiment à vous et votre projet/idée. En effet, si la personne s’en foutait, pourquoi prendrait-elle le temps d’argumenter et de s’énerver ? C’est donc déjà un signe que vous avez de l’importance à ses yeux. Commencez donc par en être reconnaissant(e) ! 🙂 Et ensuite, valorisez sincèrement sa contribution à votre projet. Dans tous les cas, cette personne vous aura soit apporté des nouvelles idées, soit vous aura montré où sont les failles dans la manière que vous avez de présenter vos idées/projets. Et c’est donc l’occasion de s’améliorer !

En conclusion de cette semaine, je peux dire que j’ai été assez étonné des résultats produits par l’application de ces deux principes. Et surtout, ce qui me paraît important, c’est la mise en lumière de la nécessité de d’abord mettre en place les briques des principes précédents, qui permettent de mettre en pratique ceux de cette semaine sans grande difficulté, car l’état d’esprit est déjà là, prêt être utilisé. Et je remarque que si l’on prend tout comme une opportunité à grandir et qu’on peut apporter des morceaux de bonheur aux autres par des actions simples, le bilan de chaque journée devient de plus en plus positif et j’ai pu constater que mon niveau de bonheur monte, et ma performance et mon efficacité aussi. Bref, c’est vraiment du gagnant/gagnant.

Et vous, où en êtes-vous dans votre niveau de communication ? Connaissez-vous et reconnaissez-vous les personnes avec qui vous passez le plus de temps ? Voyez-vous le côté constructif d’une discussion avec une personne qui ne partage pas vos idées ?

@ bientôt pour la suite des aventures dans l’exploration de l’univers et des lois de la communication ! 🙂


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[Défi communication semaine 3/15] Sourire et utiliser le mot le plus important pour chaque personne

Le déroulement et l’issue d’une conversation résident principalement dans l’énergie dans laquelle se trouve chaque protagoniste. Bien souvent, lorsque notre énergie est basse, nos pensées sont tournées vers des soucis, provenant soit du passé en ressassant des choses sur lesquelles nous n’avons pas de prise mais qui occupent notre attention ; soit sur l’anticipation de probables futurs qui peuvent induire de la peur et de l’angoisse (alors qu’il a été montré dans une étude que plus de 80% de nos « anticipations » ne verront jamais le jour). Les 2 astuces de cette semaine permettent de changer la dynamique d’une conversation, et bien plus encore.

Les deux principes de la semaine viennent compléter ceux utilisés au cours des 2 premières semaines afin de basculer le niveau d’énergie dans une conversation. Ils permettent, via deux techniques simples, de changer son propre niveau d’énergie et la nature de ses pensées, mais aussi de déclencher et renforcer l’attention de notre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 5 : Ayez le sourire

Ce principe permet principalement de changer sa propre énergie interne, mais influence aussi grandement vos interlocuteurs. Sourire, de manière sincère, permet de mettre son cerveau dans un état particulier dans lequel il est plutôt difficile d’avoir des idées noires, et permet d’avoir une énergie haute. Aussi, quand vous démarrez une conversation, le fait de sourire envoie un signal à votre interlocuteur et permet de changer la dynamique, en désamorçant une partie des tensions s’il y en avait.

Principe 6 : Rappelez-vous que le nom d’une personne revêt pour elle une grande importance

Aussi étrange que ça puisse paraître, entendre notre prénom déclenche des mécanismes particuliers dans notre cerveau. Ceci provient du fait qu’on  l’ait entendu toute notre vie et surtout notre enfance,  avec l’ancrage que l’on devait à chaque fois écouter nos parents. C’est un ancrage au sens défini par la PNL. L’utiliser à bon escient permet d’obtenir de meilleurs échanges.

Bilan

Concernant le Principe 5, penser à sourire le plus souvent possible, en mettant de la conscience sur cet acte permet de transformer sa vie. Le premier effet porte avant tout sur soi. J’ai pu remarquer qu’à chaque fois que j’ai pensé à sourire, sans raison apparente, mon énergie et mes pensées se sont mises à changer, vers plus de positif. Ça permet de plus relativiser, et ça m’a permis de  me connecter plus souvent au moment présent. Les pensées changent, et les scénarios catastrophes disparaissent, laissant la place à contemplation de l’instant présent, éliminant une grande partie du stress.

Aussi, se mettre dans cet état d’esprit en souriant permet de renforcer la mise en pratique des Principes 1 et 2. En effet, il devient plus difficile de critiquer lorsque l’on est dans une belle énergie, et il devient plus facile de voir ce qui nous plait chez une personne quand nos pensées ne sont pas en mode négatif, mais dans une dynamique constructive.

Le second effet est lui aussi très important. Lorsqu’une personne vient interagir avec vous, le fait d’arborer un sourire sincère permet de changer l’énergie de notre interlocuteur, par application des neurones miroirs. Soit la personne gagne en énergie, soit ça désamorce une bonne partie de sa mauvaise humeur. Bien souvent, j’ai pu remarquer qu’au moment où je me tournais vers mon interlocuteur en souriant, la personne se mettait à sourire aussi et la discussion pouvait démarrer dans une belle énergie.

Concernant le Principe 6, son application a été pour moi assez « difficile », car ce n’est pas dans mon mode actuel de communication. En effet, le fait de glisser le prénom d’une personne dans la conversation permet de créer une certaine proximité et surtout active chez elle une attention bien plus active. Ainsi, l’intensité de la conversation augmente. Les premières fois que j’ai mis en  œuvre ce principe, j’ai été assez déstabilisé par ce changement assez marqué. Le résultat assez flagrant est donc que si vous voulez avoir toute l’attention de votre interlocuteur, interpellez-le durant la conversation, et vous verrez automatiquement le changement. Une petite astuce au passage pour augmenter l’effet, marquez une petite pause juste après avoir prononcé le prénom — l’effet est assez saisissant. Encore une fois, il faut être préparé à ces changements. Ce principe permet de faciliter la mise en œuvre du Principe 3, car un ancrage vient d’être activé chez votre interlocuteur créant ainsi un nouvel espace plus propice à l’échange.

 

En conclusion de la semaine, je peux dire que l’application de ces 2 principes, très simples à mettre en œuvre, sont les meilleures astuces à utiliser pour changer la dynamique d’une conversation. J’ai trouvé les résultats vraiment surprenants, surtout avec les personnes avec qui j’interagis depuis des années, et a fortiori avec des inconnu(e)s. Aussi, penser à sourire plus souvent permet de s’accorder à soi-même une belle énergie et une bonne bouffé de bien être.

La communication est autant une interaction avec les autres qu’avec soi-même. Pensez à être en énergie haute pour avoir de belles interactions avec votre entourage ! 🙂


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[Défi communication semaine 2/15] S’intéresser sincèrement aux autres et susciter un vif intérêt de faire ce qu’on propose

La communication se pratique la plupart du temps à au moins 2 personnes, soi-même et notre interlocuteur. Peu importe le but initial de cette conversation, bien souvent on n’a en tête que ce qui nous intéresse nous-même. Bien souvent on écoute seulement superficiellement l’autre et dès qu’on a une réponse ou une remarque, on ne pense plus qu’à ça, et trouver le moment pour intervenir. Et pendant ce temps là, on n’écoute plus vraiment la personne, alors que peut-être notre réponse/remarque pourrait ne plus être valide en tant que telle.

Un autre schéma existe lorsque notre conversion a un but précis pour nous, dans lequel on attend de l’autre une adhésion à notre opinion ou une validation d’une requête. C’est typiquement le cas lorsqu’on demande une augmentation, lorsqu’on va démarcher un client, ou lorsqu’on doit faire une demande de service auprès d’un collaborateur par exemple. Bien souvent, on se focalise sur notre demande et la façon de procéder selon notre propre système de perceptions et de valeurs.

Avec la mise en œuvre et l’utilisation des deux principes de la semaine, les conversations prennent une nouvelle tournure et on obtient bien souvent de meilleurs résultats — surtout dans le second cas où l’on attend quelque chose de notre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 3 : Suscitez un vif désir de faire ce que vous proposez

Il est toujours plus facile de demander à une personne de faire ce qu’elle a déjà envie de faire. C’est pourquoi, lorsqu’on fait une demande, il faut la positionner en présentant les avantages que ça procure à la personne, tout en lui faisant deviner cette demande. Ainsi, elle aura l’impression que l’idée vient d’elle, devant ainsi plus encline à réaliser cette demande. Attention, ceci n’est pas de la manipulation dans le sens où les deux parties sont gagnantes dans la réalisation de l’action.

Principe 4 : Intéressez-vous réellement aux autres

J’aurais pour ma part mis ce principe avant le précédent car je le considère comme sa base. En effet, comme mentionné précédemment, il est plus facile de faire une demande dans les perceptions et valeurs de la personne à qui on fait la demande. Pour ce faire, il faut dans un premier temps s’intéresser réellement et sincèrement à elle. Non seulement ceci va nous permettre de réaliser des demandes plus facilement, mais on va pouvoir découvrir cette personne et certainement apprendre beaucoup de choses, via des expériences et des anecdotes. Ça permet de construire une relation bien plus forte, ce qui est la vraie richesse d’une vie.

Bilan

Tout d’abord, je vais commencer par mentionner que le fait de se concentrer sur 2 principes sur une période d’une semaine apporte les effets sur lesquels je comptais. Bien que m’étant concentré sur l’application des deux nouveaux principes de la semaine, j’avais toujours des automatismes mis en place pour la semaine précédente qui s’activaient ! Et ceci m’a beaucoup aidé à la mise en œuvre des deux nouveaux principes en changeant mon état d’esprit.

J’ai principalement expérimenté la mise en œuvre du Principe 4, qui pour moi est la base de toute bonne relation. Afin de créer une relation dans laquelle chacun se sent en confiance avec l’autre, rien de tel que de discuter sincèrement et avec une forte attention avec son interlocuteur. J’ai pu entendre et comprendre les réels centres d’intérêts et de préoccupations des personnes que je côtoies au quotidien. Ça me permet aujourd’hui de mieux comprendre leur fonctionnement, ce qu’ils attendent, et ça oriente de manière efficace ma manière de communiquer avec eux. C’est bien plus agréable pour tout le monde. Comme je l’ai mentionné précédemment, c’est aussi une source de connaissances assez impressionnante. J’ai pu découvrir par des histoires et des anecdotes des choses que je ne connaissais pas.

La mise en œuvre de ce principe requiert une véritable écoute, en y portant toute sa conscience et son attention. Le but est aussi de retenir un maximum d’informations. Cependant, le fait d’être totalement présent dans ces moments de « découverte de l’autre » m’a permis de retenir assez facilement les informations essentielles sur chacune des personnes avec qui j’ai pu discuter.

Pour la mise en pratique du Principe 3, j’ai principalement eu l’occasion de l’expérimenter lors d’une réunion avec des clients/partenaires, lors d’une démonstration et présentation de l’état d’avancement de notre projet. C’était pour moi l’occasion idéale de mettre en pratique le Principe 4 pour collecter encore un peu plus d’informations sur des points précis dans leurs demandes, afin de pouvoir donner des réponses adéquates. Comme c’est un partenariat avant tout, j’ai pu utiliser le Principe 3 pour avancer des idées et concepts qui soit sont déjà existants de notre côté, soit sont envisagés. Pour une bonne partie d’entre eux ils ont été « acceptés », et sont maintenant attendus. Très rapidement (dès le lendemain), une réunion informelle à eu lieu, à l’initiative du partenaire, montrant ainsi sa motivation pour avancer sur le sujet.

Au final, chacune des deux parties est gagnante. La discussion s’est déroulée dans de bonnes conditions, bien que les relations ont toujours été un peu délicates, avec quelques pics lancés de temps à autres. Avec l’application de quelques astuces (comme l’application du 2e Accord Tolthèque « N’en faites jamais une affaire personnelle« ) pour rester concentrer sur l’objectif et comprendre sincèrement et réellement les besoins des clients/partenaires, j’ai pu arriver à créer un climat sain de discussion pour avancer de manière plus efficace.

 

La conclusion de cette semaine est que s’intéresser sincèrement aux autres permet non seulement de créer des relations fortes, mais permet aussi de pouvoir mieux communiquer en faisant passer son message de manière plus efficace et efficiente. En appliquant les 4 principes ensembles, je peux remarquer que ma communication s’améliore de manière significative !

Une nouvelle semaine se présente, avec de nouveaux principes à ajouter aux 4 déjà mis en œuvre, pour progresser encore plus dans l’art de la communication 🙂 Et vous, où en êtes-vous dans votre communication ?


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[Défi communication semaine 1/15] Ne pas critiquer, ne pas se plaindre, mais complimenter

Parler est une capacité que nous développons très tôt dans notre vie, en apprenant à produire des sons, puis en assemblant ces sons nous pouvons former des mots, puis des phrases. Cependant, la communication, qui n’est ni plus ni moins qu’un fondamental de notre civilisation, élève la capacité à parler au rang d’art. Et comme tout art, la communication s’apprend et se pratique, en observant quelques règles, qui vous le verrez, sont simples à comprendre mais dont la mise en pratique peut s’avérer plus délicate.

Ce billet présente le bilan de la première semaine d’un défi que je me suis lancé afin d’améliorer ma communication. Ce premier billet est plus long que ne le seront les suivants, car j’y décrit le contexte.

Contexte

Je fais partie d’un groupe de personnes qui ont un désir très fort d’avancer dans leur vie en aspirant à se construire une vie sur mesure. Ce groupe est constitué des personnes faisant partie de la promotion 2017 du programme Titanium de David Laroche. Plusieurs personne de ce groupe ont entrepris de se lancer le défi de lire et mettre en pratique chaque jour les principes d’un chapitre du très célèbre livre « Comment se faire des amis » de Dale Carnegie (best seller sur le sujet s’il en est). Souhaitant moi aussi avancer sur le sujet de la communication, qui est un élément essentiel à toute personne vivant en société, et encore plus lorsqu’elle souhaite devenir coach (ce qui est mon cas !), je me suis lancé le défi de mettre aussi en pratique les principes décrits dans ce livre. Pour cela, j’ai choisi un format un peu spécial, afin de me faire bien travailler les principes de communication.

Au départ, mon idée était qu’au lieu d’appliquer un principe (ou chapitre) par jour, je vais étendre l’expérience pour chacun à une semaine. Cependant, en faisant le tour des principes, j’ai pu m’apercevoir qu’ils pouvaient être logiquement regroupés 2 à 2, permettant ainsi de maximiser les résultats. Ainsi, le livre présentant 30 principes, me voilà lancé dans un défi de 15 semaines ! 15 semaines pour m’améliorer et avancer dans l’art de la communication.

Protocole

Le but n’étant pas de se lancer un défi en le faisant n’importe comment, je me suis fixé un protocole et un ensemble de règles à respecter. Ce sont tout simplement les règles inhérentes à tout défi et plus particulièrement dans le domaine du « développement personnel », qui sont

  • Lire et relire les 2 chapitres de la nouvelle semaine chaque dimanche et intégrer les principes de chacun d’eux ;
  • Visualiser quelques moments clés où j’aurai l’occasion de les mettre en pratique dans la semaine et me préparer à ces moments là ;
  • Après chaque interaction durant la semaine me faire un auto-feedback (si possible en garder une trace écrite) pour évaluer les points positifs et ceux à améliorer (notez que je ne parle pas de défauts et/ou de reproches ! il n’y a que des axes d’amélioration) ;
  • M’assurer autant que possible de mettre en œuvre les principes dans chacune de mes interactions et me « surveiller » en cours de route (tout en maintenant une pleine conscience sur la discussion).

Ensuite, chaque dimanche je publierai sur ce blog le bilan de la semaine en décrivant ce que j’ai expérimenté et appris en mettant en application ces 2 principes.

Passons maintenant au bilan de cette première semaine avec l’application des 2 premiers chapitres du livre.

Principes de la semaine

Principe 1 : Ne critiquez pas, ne condamnez pas, ne vous plaignez pas

Ce principe est avant tout tourné vers soi-même, car il demande de mettre en place une observation de ses pensées et une mécanique pour les étudier et les travailler avant d’agir et interagir avec les autres.

Principe 2 : Complimentez honnêtement et sincèrement

Ce principe est quant à lui plus tourné vers notre interlocuteur, alors que les réels bien faits soient plus percutant sur soi. C’est cependant un excellent liant social, indispensable à toute bonne communication et construction de relation avec autrui.

Bilan

Tout d’abord, quelle joie de m’être lancé ce défi et je tiens à remercier tous les Titaniums pour leurs encouragements et leur envie d’avancer. C’est souvent le cas dans les premiers moments où l’on se lance publiquement un défi : on est plein de motivation et de joie pour avancer. Je n’ai pas échappé à cette règle, avec en plus le sentiment de faire quelque chose de concret pour avancer dans la construction du nouveau moi 🙂 Ce qui n’était pas prévu, c’était de publier cette aventure ici, mais autant que ce soit rendu le plus « publique » possible et en faire profiter un maximum de personnes !

Concernant le Principe 1 , j’ai pu expérimenter 2 aspects, voire 2 dimensions de la communication. Premièrement, la dimension de la critique lorsque l’on n’est pas en communication directe avec la personne. Cas typique : je suis en voiture et la conduite de la personne devant moi m’insupporte. J’étais adepte du fait de critiquer sa conduite, voire même d’aller jusqu’à m’énerver, tout seul. À la limite, la seule interaction possible serait de klaxonner, mais si on y réfléchit bien, ça ne fait pas avancer les choses. Au mieux la personne n’y fera pas attention, au pire ça va la déranger et/ou l’énerver au point de rendre sa conduite et son comportement dangereux, pour elle et pour nous. Dans un tel cas, l’application du Principe 1 permet de se préserver soi même dans un premier temps en restant calme (en appliquant les astuces de pleine conscience), en ayant une conduite plus souple (merci pour l’écologie !), et le fait de ne pas critiquer permet de garder son attention mobilisée sur sa propre conduite. Deuxièmement, c’est un cadeau qui est fait à la prochaine personne avec qui je vais avoir une interaction ! Car, d’un point de vue énergétique, je ne me suis pas mis dans une énergie basse et donc j’ai pu commencer mes discussions dans une belle énergie ! Quelle différence ça fait ! Donc au final, ça permet de moins dépenser d’énergie dans quelque chose sur laquelle je n’ai aucun pouvoir, donc autant en profiter pour travailler sur mon énergie haute, qui sera bien plus bénéfique à moi et aux autres.

L’autre dimension est plus classique, se déroulant lors d’une interaction directe avec une personne. J’avais plus de « facilité » à critiquer une personne, en ayant bien souvent la bonne intention de vouloir la faire progresser. Au final, cette technique ne fait que braquer la personne et son énergie descend. Et lorsque l’on est en énergie basse, progresser n’est pas la première idée qui nous vient à l’esprit. J’ai donc changé autant que possible mon comportement et plutôt que de critiquer, j’ai mis en œuvre le Principe 2. Cependant, pour finir sur le Principe 1, il a été très challengeant pour moi cette semaine dû au contexte dans mon travail. Les relations avec le management et la gestion de projets sont quelques peu tendus depuis quelques mois. J’avais pris l’habitude avec les collègues de me plaindre et de critiquer ces états de fait. Ce qui a changé, c’est que j’ai mis en application 2 choses :

  • Le 3e Accord Tolthèque « Ne faites pas de supposition » car au final, je parlais sur des choses en faisant des suppositions sur qui a dit et/ou fait (ou pas)  des choses. C’est dépenser beaucoup d’énergie et de pensées sur des suppositions. Aussi, l’application du 1r Accord Tolthèque « Que votre parole soit impeccable » rejoint le Principe 1 dans le sens de ne pas médire, et donc aussi critiquer autrui. Ceci en référence au changement d’énergie que j’ai décrit dans le cas de la voiture.
  • La loi de l’équilibre : en effet, je peux me plaindre et critiquer autant que je veux ce que les autres font ou ne font pas, mais dans tous les cas ça ne change rien aux faits. C’est alors que j’ai commencé à me demander plutôt en quoi est-ce que chaque situation est en fait un cadeau pour me faire avancer dans ma vie. Voir en quoi ces faits me permettent de développer et/ou renforcer chez moi de nouvelles compétences, ou me « forcer » à prendre des décisions, ou me donner l’opportunité de prendre mon pouvoir personnel. Une fois rentré dans ce processus, il m’est finalement devenu plus difficile de critiquer les autres, car j’éprouve plus rapidement un état de gratitude vis-à-vis des faits et des personnes. Cependant, ça n’empêche pas le fait d’avoir une discussion qui démarre sur des critiques, mais assez rapidement, en ayant pris l’habitude de m’observer, je déclenche le processus et tout change. Et ceci permet de rejoindre le Principe 2, en complimentant sincèrement, avec gratitude, les personnes à l’origine de la discussion.

 

Enfin, l’application du Principe 2 a surtout été une question de le faire ouvertement, et de me « forcer » à exprimer plus souvent des compliments. Alors bien sûr, il y a certaines personnes où de prime abord on peut avoir du mal à trouver un compliment, mais en s’exerçant, on arrive assez facilement à trouver quelque chose. Si ce n’est pas sur le travail, on peut complimenter sur l’habillement, le style, un mot ou une attention. Ceci est d’autant plus vrai pour des actions/attentions quotidiennes, que l’on fini par considérer comme « normales ». Le fait de complimenter une personne sur ce geste quotidien redonne du caractère à celui-ci et donne de l’importance à la personne le faisant, faisant généralement monter son niveau de satisfaction et d’estime d’elle-même. Aussi, j’ai pu remarquer que certaines personnes ne semblent pas spécialement « touchées » par les compliments (du moins elles ne le montrent pas extérieurement), mais ce n’est en définitive pas si grave. Au final, émettre un compliment sincère permet avant tout de se sentir bien, et de se mettre dans une belle énergie. Ainsi, si une personne n’entend pas le compliment, ce n’est pas grave, l’énergie a été envoyée et elle sera reçue, en plus d’augmenter notre propre énergie qui elle rayonne autour de nous.

Ce que j’ai pu observer c’est qu’en complimentant les personnes autour de moi, ça leur a permis de se sentir mieux, bien plus que si je les avais critiquées, et ça  a mis en place une ambiance plus conviviale.

 

En conclusion de cette semaine, je peux dire qu’elle a été riche en enseignements, grâce à la mise en pratique de ces 2 principes (avec l’aide et l’appui d’autres techniques et astuces). C’est un grand changement dans ma vie, qui a aussi des répercutions dans celles des personnes qui m’entourent. Je vais poursuivre la mise en œuvre des ces principes chaque jour, en les intégrant et incarnant un peu plus ; et ceci en ajoutant les nouveaux principes de chaque semaine !

 

Merci d’avoir pris le temps de lire ce bilan de la première semaine de mon défi de communication. N’hésitez pas à vous lancer vous aussi dans l’aventure en choisissant de mettre en place le même défi, dans cette version ou une autre. En tout cas, peu importe où vous en êtes dans votre niveau de communication, je vous invite à travailler dessus, car ça apportera beaucoup à vos relations et à vous-même.

À vos marques ! Prêts ! Communiquez ! 🙂


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Contourner le chemin de la procrastination

De nos jours, il y a tellement d’options pour s’occuper, se distraire, qu’il peut devenir difficile de se mettre à la tâche, pour réaliser quelque chose qui nous tient à cœur. Ça peut être l’écriture d’un livre, aller faire du jogging, jouer d’un instrument, faire un appel ou écrire une lettre à une personne qu’on aime. Dans le cas où on se dit « ok, je le ferai plus tard, je regarde d’abord un épisode de cette série », puis on en regarde un deuxième, puis on tombe sur autre chose. Et finalement, on n’avance pas sur ce qu’on avait prévu de faire. C’est là tout l’art de la procrastination, qui est de repousser ce qu’on veut faire à plus tard. Je vais présenter 3 astuces et 1 réflexion qui permettent de s’affranchir de cet art.

1. Je m’engage publiquement sur mon projet. Le fait de parler de son projet/objectif à un maximum de personnes permet d’utiliser un biais de notre psychologie. En effet, personne n’aime vivre le moment où quelqu’un te demande « alors tu en es où dans ton projet ? tu as bien avancé ? » et qu’on doit trouver une explication sur le fait que non, on n’a pas avancé. Ainsi, pour éviter de souffrir, on va inconsciemment se motiver pour avancer sur notre projet.

2. Je me motive pour 2 minutes. Cette technique utilise elle aussi un autre biais cognitif très puissant. Il suffit de se motiver pour se dire « ok, je vais y consacrer 2 minutes ». Le but ici est de le faire sincèrement. C’est-à-dire que dans le pire des cas, j’arrête vraiment au bout de 2 minutes si je n’arrive pas à continuer. Mais ce qu’il se passe bien souvent, c’est qu’une fois la machine lancée, les 2 minutes sont largement dépassées.

3. Faire l’analyse du pourquoi et des conséquences. Cet exercice consiste à lister tous les points qui font que c’est important d’avancer dans ce projet. De mettre en lumière le pourquoi de départ. Pourquoi est-ce qu’on s’est lancé dans ce projet ? Un exercice complémentaire est de lister toutes les conséquences de ne pas avancer sur ce projet. Quel est le prix à payer si je n’avance pas ? Dans un cas comme dans l’autre, pour chaque élément listé, il peut être intéressant d’aller creuser encore plus loin, et de pousser le même mécanisme d’analyse sur chacun des points. Cet exercice peut durer très longtemps, mais il permet surtout d’aller trouver soit la réelle inspiration que l’on a dans le projet (en étant sincèrement et profondément touché(e)), soit de déterminer avec certitude qu’on ne veut pas le faire (pas maintenant, pas de cette façon). Cet exercice peut aussi permettre de redéfinir le projet, ses objectifs, voire de comprendre qu’en fait ce projet n’est qu’une forme, et que ce qui nous inspire est quelque chose d’autre (et alors on peut changer de projet pour un qui est encore plus en accord avec notre inspiration profonde).

Ces trois astuces sont étonnement puissantes pour pouvoir avancer sur ses projets. Cependant, la réflexion sur laquelle on peut se pencher est la suivante : si après avoir utilisé ces 3 astuces je n’arrive toujours pas avancer sur mon projet (la peur des critiques et de potentiellement décevoir les personnes auprès de qui je me suis engagé(e) n’est pas assez forte, et/ou à chaque fois j’arrête après les 2 minutes, même en ayant poussé loin l’analyse du pourquoi), est-ce vraiment un projet pour moi ? Bien souvent on a des projets qui ne sont pas tout à fait pour nous, du moins dans leur forme, ou ce n’est pas le bon moment, ou avec les bonnes personnes. Il n’y a aucun mal à ça. C’est même plutôt une bonne nouvelle que d’être pleinement conscient et honnête avec soi-même pour reconnaître que je serais plus en accord avec moi-même et je serais certainement plus heureux si j’abandonnais ce projet et me consacrais à un autre projet pour lequel j’ai moins besoin d’utiliser ces astuces pour avancer (bien que la 3e soit vraiment un boost dans tous les cas). C’est une réflexion à mener après avoir fait les exercices de l’astuce 3, qui permet d’avoir une vision plus claire sur nos intentions vis-à-vis du projet.

Attention cependant à ne pas tomber dans la facilité de dire « j’ai essayé, ça n’a pas marché, donc ce n’est pas pour moi et j’abandonne ». Encore une fois, il est question ici d’être honnête et sincère avec soi-même. Ces astuces sont justes là pour pallier le manque de motivation que l’on expérimente tous certains jours. Le seul but est d’avancer pour se construire la vie qui nous plait et nous rend heureux 🙂

[citation] Prendre sa vie en main maintenant

Le meilleur moment pour planter un arbre c’était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment c’est maintenant.

Proverbe Chinois

 

Inexorablement le temps suit son cours, et nous devons faire des choix à chaque seconde pour déterminer avec quoi nous allons la remplir. La société donne des lignes directrices afin de faciliter cette prise de décision, dans un intérêt commun. Cependant, ceci laisse peu de place à chacun pour se poser un instant et se demander ce que nous voulons vraiment.

On vit souvent avec des « regrets » de ne pas avoir fait ci ou ça, et on se dit qu’ « un jour, peut-être je le ferai » … Parfois aussi on hésite à faire quelque chose, par peur de ce qu’on va ressentir, de ce que les autres vont en penser, penser de nous. Bien souvent, quand on se lance, finalement, tout ce dont on avait peur ne se réalise pas, et on se dit « finalement, j’aurais du le faire plus tôt« , et même à cet instant on regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt parce qu’après l’avoir fait on se rend compte des nouvelles possibilités et opportunités.

Petit exercice du jour : choisissez une chose que vous repoussez de faire depuis des mois voire des années. Maintenant, imaginez que vous l’avez fait au moment où vous le vouliez. Ça a été fait. Quelles sont les réelles conséquences aujourd’hui ? Comment vous sentez-vous ? — Maintenant que vous êtes dans cet état d’esprit, comment vous sentez-vous d’avoir réaliser cette action ? Revenons alors dans le présent où vous n’avez pas encore fait cette action : ne voulez-vous pas retrouver cette sensation d’il y a quelques instants ? Si oui (et je suis sûr que la réponse est oui 😉 ), alors allez-y, lancez-vous !

C’est pourquoi il faut écouter son cœur et faire ce qu’il nous dit, et ne plus attendre. Bien souvent, ce qui nous retient c’est le soi-disant regard des autres et de la société, mais finalement, chacun ne se concentre que sur lui-même. Vivez votre vie, la votre, pas celle des autres. Vous vivrez plus heureux et inspirerez votre entourage à vivre eux aussi leur vie propre.

Trouver sa mission de vie (débuter sur le chemin)

Une discussion revient assez souvent avec un collègue, se posant la question de « savoir ce qu’il veut faire quand il sera grand« . Cette phrase et cette tournure n’est pas si anodine que ça.  Aujourd’hui, durant toute notre vie nous avons été formatés par l’école, la société, la télévision, les medias en général, pour avoir une vie peu inspirante — dans le genre « métro, boulot, dodo dans une société qui nous permet de payer les factures et partir de temps en temps en vacances ». Il faut rentrer dans le moule, sinon on est pointé du doigt. (Le sujet de l’éducation sera traité dans un article plus complet dans le futur)

Se poser cette question est déjà en soit un très bon point de départ. Je ferai un article détaillant en quoi le questionnement est un pilier essentiel de la réussite et du bonheur, surtout lorsqu’il est de bonne qualité.  Trouver sa mission de vie, autrement ce qu’on « veut faire quand on sera grand » permet de :

  • être au clair sur nos objectifs et définir des stratégies nous permettant de les atteindre;
  • avoir de la motivation au quotidien et avoir une raison valable de se lever le matin;
  • s’épanouir chaque jour dans ce qu’on fait, être en meilleure santé, être plus heureux;
  • inspirer son entourage, proche ou non, pour leur donner envie à leur tour de réaliser leur propre mission de vie;
  • contribuer au monde et à l’humanité, à sa façon.

Tous ces points peuvent sembler curieux, farfelus, inatteignables, etc. J’étais aussi dans cette croyance, jusqu’au jour où je me suis posé les bonnes questions, et ce pendant plusieurs mois. Il est à noter que ce genre de démarche peut prendre beaucoup de temps, ne pas être immédiate. C’est normal, c’est quelque chose de très important ! C’est aussi pour cette raison que ce n’est pas à prendre à la légère. Je vais vous donner dans la suite quelques techniques qui, pour commencer, vont vous permettre d’éclaircir le chemin sur la découverte de votre mission de vie.

1. Se poser la question « qu’est-ce que je veux faire de ma vie » de manière ouverte

Il est noter que nous avons avec nous un allier très précieux qui travaille beaucoup pour nous en arrière plan : notre inconscient. Le fait de se poser cette question, chaque jour, de manière ouverte — c’est-à-dire sans attendre LA réponse immédiate — permet d’indiquer à notre subconscient qu’il faut qu’il travaille activement sur le sujet. Ceci aura pour effet au fil des jours, semaines, mois qui vont suivre de nous faire remarquer des choses nouvelles qui sont des signes de ce qui peut nous mettre sur la piste de la découverte de notre mission de vie.

2. Se projeter dans le futur et imaginer sa vie

Un bon exercice est d’imaginer sa vie idéale, dans 5  10 , ou 20 ans. Il faut faire travailler son imaginaire, et se plonger au plus profond de l’expérience. Les questions à se poser — attention, il y en a beaucoup car il faut que ce soit très détaillé — sont : je suis où ? dans quel pays ? à la montagne, à la plage ? dans un appartement, une maison ? quelle est la décoration ? suis-je accompagné(e) ? si oui avec qui, quelle type de personne (physique, mentale, situation) ? ai-je des enfants ? si oui combien ? qui sont mes amis ? qu’est-ce qu’ils font ? quelle est ma relation avec mes amis, ma famille ? comment est-ce que j’occupe mes journées ? comment est-ce que je gagne ma vie ? etc

Il faut que chaque point de votre vision soit le plus détaillé possible, que vous en ressentiez chaque parcelle avec tous vos sens ; les sons que vous entendez chez vous, au travail, la température et le climat. Plus vous stimulerez vos sens durant ce moment d’imagination, plus cela prendra vie et vous motivera pour réaliser cette vision. Il est très important durant cet exercice de ne pas se brider avec des pensées du type « je n’y arriverai pas », « ce n’est pas pour moi », « c’est impossible ». Le but de l’exercice n’est pas de savoir comment on va y arriver, mais de définir quel est l’object, et ce dans tous les domaines de vie.

Il n’est pas nécessaire, encore une fois, d’arriver à imaginer et définir d’un coup cette vision dans les moindre détails. Il faut savoir que cette vision va changer au fur et à mesure que l’on avance sur le chemin de notre vie. C’est pourquoi imaginer les grandes lignes, importantes pour nous aujourd’hui est la première base.

Ensuite, en se projetant être à ce moment là, c’est fait, je suis dans ma vision, et vivre pleinement ce moment là, il faut se poser les questions — encore une fois toutes les réponses ne seront pas forcément là — suivantes « comment j’ai fait pour en arrivé à ce résultat ? » pour une vision à 10 ans par exemple « qu’est-ce que j’ai fait il y a 5 ans ? il y a 7 ans ? 8 ans ? 9  ans ? 9 ans et 6 mois ? 9 ans et 9 mois ?  … » et ainsi de suite pour revenir au présent. Une fois arrivé à ce moment là, vous devriez normalement avoir en tête une première action, simple, de plus ou moins petite envergure que vous pouvez effectuer dans les prochains jours. C’est cette petite action qui va être le premier petit pas vers la réalisation de votre vision.

3. Identifier ses passions

Notre esprit et la vie nous poussent dans la direction de notre mission de vie, non pas en l’indiquant avec des panneaux gigantesques tels que ceux indiquant les sorties d’autoroutes, mais par des petites touches plus subtiles qu’il faut savoir repérer. Pour cela, il faut mettre de la conscience sur ce qu’on fait de nos journées et ce qui s’y passe, et donc pleinement vivre dans le présent.

Une des manières simples d’identifier ses passions est de repérer quelles sont les activités que l’on fait sans voir passer le temps, des moments pendant lesquels on ne ressent pas la faim, la soif, la fatigue.  Il faut que ces activités procurent un sentiment d’accomplissement et qu’on se sente heureux d’y avoir  passer du temps, et que ça nous rende heureux et fier de ce qui a été accompli.

Une autre manière très simple elle aussi est de remarquer quel est le sujet de discussion sur lequel on démarre au quart de tour, même à 1 ou 2 heure du matin complètement fatigué(e). Discuter de ce sujet redonne plein d’énergie, et la fatigue disparaît. Ainsi on rejoint le point précédent, car c’est alors une discussion qui efface le temps qui passe et l’on est heureux dans cet élan de passion.

Il existe d’autres manières d’identifier ces passions, mais celles-ci ont l’avantage d’être très simples et on peut même facilement se remémorer des moments du passé pour faire le travail de recherche et d’identification des passions.

 

Avec les 3 techniques décrites dans cet article (je referai des articles avec d’autres techniques plus avancées), vous avez déjà une bonne base pour commencer. C’est facile à faire, de chez soi, en balade, seul ou accompagné. Il faut que ce soit un travail avec soi-même, sans écouter ce que les autres disent ce qu’ils pensent qu’on devrait faire. Une mission de vie, c’est personnel, c’est quelque chose qui nous touche au plus profond de nous, c’est le feu sacré qui nous motive chaque matin pour réaliser notre vision, pour nous et pour les autres.

Enfin, ayez bien en tête que trouver sa mission de vie est un chemin long, pour lequel nous n’avons pas été préparés. Ainsi, ne soyez pas frustrés de ne pas la trouver en quelques jours ou semaines (pour ma part j’ai mis presque 1 an). Au contraire, félicitez vous d’effectuer cette démarche, célébrez chaque petit pas effectué dans cette direction, et soyez patients, le moment venu, vous le saurez et savourerez cet instant 😀