[Défi communication semaine 14/15] Valoriser chaque effort et encourager la progression

Quand on a envie de voir progresser et s’épanouir les gens autour de nous, que ce soit dans le cadre personnel ou professionnel, il y a quelques stratégies simples qui peuvent être mises en place. C’est un peu devenu une habitude au fil des différents épisodes de ce défi de mise en pratique des principes de communication de Dale Carnegie. Ce sont souvent des petites choses simples, qui ont un impact important. Encore une fois, l’objectif est de s’ouvrir et de s’intéresser aux autres. Ici, les principes de la semaine seraient plus à destination des managers et dirigeants, mais au final il revient à chacun et chacune d’assurer ce rôle de « motivateur » afin de permettre aux personnes qui nous entourent d’être plus heureuses et de progresser. C’est l’essence même des deux astuces de la semaine.

Quand on crée une dynamique bienveillante de progression au sein d’un groupe, les personnes le composant se dépassent, progressent et avancent plus vite et plus efficacement vers leurs objectifs personnels et les objectifs communs. Pour créer cette dynamique, la communication et l’attention authentique aux personnes sont deux éléments essentiels et incontournables.

Principes de la semaine

Principe 27 : Louez le moindre progrès et louez tout progrès. Soyez chaleureux dans votre approbation et prodigue de vos éloges

Il est important de s’intéresser de manière authentique aux autres et à ce qu’ils font. D’autant plus que le sujet des précédents épisodes portaient sur les différentes manières de faire remarquer les fautes et erreurs aux autres. Ici il est important de poursuivre le processus et de déceler chaque amélioration que l’on voit chez une personne à qui l’on a fait des remarques/suggestions.

On en revient toujours au même mécanisme dans lequel, quand une personne produit un effort, peu importe la taille du résultat, si elle est félicitée pour ça, son estime propre augmentera, ce qui fera monter sa confiance en elle, et donc ses niveaux de bonheur, d’enthousiasme, de motivation et de courage. Et dans un tel cas, comment cette personne ne pourrait-elle pas s’améliorer et progresser dans les différents domaines de sa vie ?

Ainsi, féliciter une personne sur chacun de ses progrès est bénéfique à plusieurs niveaux. Cela montre tout d’abord que vous vous intéressez vraiment à elle, ce qui permet de créer un climat sympathique, mais aussi cela insinue une petite pression bénéfique, car la personne sait que vous « l’observez » (avec bienveillance ! mais c’était déjà le cas avec les précédents épisodes 😉 ). Ensuite, comme nous l’avons vu, cela renforce le schéma de progression (via l’estime de soi …). Et surtout, cela crée une dynamique dans le groupe de personnes où chacune va prendre cette habitude et ainsi une ambiance bienveillante va se mettre en place. Ça devient une norme de se féliciter les uns les autres, et tout le monde en tire de nombreux avantages.

Principe 28 : Donnez une belle réputation à mériter

Notre cerveau est une machine à créer des raccourcis et des ponts pour aller plus vite, et une des méthodes pour créer ces ponts est la répétition. Rappelez vous comment vous avez appris vos leçons, votre technique sportive ou musicale, etc. La répétition !  Comment appliquer ce phénomène pour permettre à une personne de progresser et de s’épanouir d’avantage ? Répétez lui qu’elle est déjà la meilleure version d’elle-même, et que c’est ainsi que vous la voyez. Ceci aura un double effet : premièrement, bien souvent, on n’aime pas décevoir les autres, donc si vous dites à une personne que vous la voyez à un autre niveau, elle fera normalement tout son possible pour ne pas vous décevoir et donc, par la force des choses s’améliorera ; deuxièmement, si vous lui répétez souvent cette vision que vous avez d’elle, son cerveau finira par l’enregistrer et ça fera partie de sa réalité.

C’est un outil très puissant, et il faut donc en faire usage avec précaution. Cependant, si vous avez bien suivi tous les épisodes de cette série, vous aurez appris (j’espère !) la bienveillance, et surtout vous connaîtrez bien mieux les personnes qui vous entourent et saurez ce à quoi elles aspirent, et quelle version d’elles-mêmes elles veulent devenir. Et c’est sur cet état de fait que vous devez vous appuyer ici pour les aider à progresser vers ce qu’elles ont envie de devenir.

Il est à noter que de manière moins personnelle, on peut aussi donner une belle réputation à mériter à un groupe de personnes. Ceci marche tout aussi bien, du moment que les personnes composant ce groupe sont solidaires entre elles et ont créé une belle dynamique de fonctionnement.

Bilan

Il devient vraiment évident que l’on s’approche à grands pas de la fin de cette aventure dans le monde passionnant de la communication, et j’ai envie de dire dans la relation aux autres plus particulièrement. En effet, les deux principes de cette semaine, et surtout le second, reposent principalement sur le lien que l’on construit avec une personne et la connaissance que l’on en a. Ainsi, la mise en œuvre de ces deux principes a besoin que l’on ait déjà intégré et mis en place tous les principes précédents. Et surtout que ce soit devenu un nouveau style de vie et d’interaction avec les autres.

La mise en œuvre du Principe 27 est quelque chose que je pratique depuis quelques mois, sans vraiment le savoir, et j’ai pu mettre le focus dessus cette semaine avec plus de conscience. En effet, au sein du projet dans lequel je travaille depuis plusieurs années, je suis le dernier « survivant » de l’équipe d’origine dont tous les membres sont partis au cours de la dernière année. Ainsi, l’équipe a été renouvelée avec des personnes qui aujourd’hui doivent découvrir, apprendre et comprendre quels sont les tenants et aboutissants, les pourquois et les comments du projet. Dans un tel contexte, les « petits nouveaux » sont noyés dans tout ce qu’il y a à faire et à comprendre. De ce fait, quand une personne de l’équipe avance sur un sujet, quel qu’il soit, et peu importe la taille de la réalisation, j’essaye de toujours valoriser ce qui a été fait. Non seulement je le fais de manière directe et de vive voix, mais je ne me prive pas de le faire de manière plus large et « publique » (par courriel, en réunion, …). Ceci a pour effet de faire monter le niveau de confiance des personnes, qui se sentent plus « légitimes » dans le projet. Et comme je l’ai mentionné dans la description du principe, il s’est créé dans l’équipe un climat dans lequel chacun et chacune fait attention à ce que font les autres et n’hésitent pas à complimenter et valoriser les avancées de chaque personne. L’ambiance générale s’en ressent et le projet avance ! 🙂

Pour la mise en œuvre du Principe 28, c’est la suite logique du précédent. En effet, comme je vois que la nouvelle équipe monte en compétence et en confiance, j’aime bien dire à chaque personne qu’elle peut maintenant être responsable de la partie sur laquelle elle travaille, et que c’est à elle de faire les choix qui lui semblent nécessaires. Ainsi chaque personne se sentant avoir plus de responsabilités en prend effectivement plus. Il m’arrive parfois, lorsqu’une personne vient me demander mon avis ou mon aide, je feins de ne pas avoir la réponse, ou alors (ma solution préférée !) je la mets au défi en lui posant la question « qu’est-ce que tu ferais toi ? qu’est-ce que tu en penses ? », en lui indiquant qu’elle a autant de compétences que moi pour donner une réponse à sa question. Et je pense qu’au final, cette manière de faire permet aujourd’hui d’avoir, en quelques mois, une équipe en état de marche et qui avance bien sur le projet.

 

En conclusion, on peut remarquer que le fait de connaître de manière authentiques les gens qui nous entourent et d’appliquer des astuces simples, se basant sur le fonctionnement de notre cerveau, permet d’obtenir des résultats assez incroyables ! Et vous, faites-vous assez attention aux autres pour leur faire part du fait que vous les voyez progresser ? Est-ce que vous les challengez un peu dans le but de les faire grandir ?

 


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[Défi communication semaine 13/15] Utiliser le questionnement et le tact

Travailler en équipe sur un projet n’est jamais une chose aisée, et c’est d’autant plus vrai qu’il y a un nombre important de personnes. Au sein d’un projet, il se peut que des tensions apparaissent, de manière naturelle, au fil du temps entre les personnes, qu’elles soient au même niveau hiérarchique ou à des niveaux différents, et ce dans les deux sens. C’est un phénomène normal, qu’il convient d’anticiper, et les techniques et astuces décrites dans cet article vont vous permettre non seulement de régler, voire d’éviter, des tensions dans les relations avec les personnes qui vous entourent, mais peuvent aussi faire avancer le projet bien plus vite.

En s’appuyant sur tous les éléments que l’on a vu au cours des précédentes semaines de ce challenge sur la mise en pratique des Principes de Communication de Dale Carnegie, on peut grâce aux principes suivants améliorer la dynamique et l’ambiance d’une équipe de personnes. Au sein d’une entreprise, ils sont très importants dans le sens « descendant » de la hiérarchie (c’est-à-dire du manager vers les managés), mais ils sont aussi à utiliser dans le sens inverse, et ont d’ailleurs un impact assez fort quand ils sont bien utilisés.

Principes de la semaine

Principe 25 : Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs

On est bien souvent tenté de donner notre avis de manière directe et tranché sur ce qu’une personne doit faire lorsque celle-ci nous demande notre avis, ou lorsque l’on remarque qu’elle semble un peu « perdue » ou bien qu’elle semble avoir commis une erreur. Bien souvent, cela part d’une bonne intention, celle d’aider la personne, en nous appuyant sur notre expérience et nos connaissances. Cependant, c’est une communication à sens unique, qui peut dans certains cas amener à quelque chose de non productif si la personne n’accepte pas « l’ordre » qu’on lui donne, ou mène à une propre déconsidération de la personne elle-même qui va se sentir inférieure. Il semble plus judicieux de s’intéresser aux conditions dans lesquelles se trouve la personne, comprendre ses points de blocage, et obtenir ses idées sur la façon dont elle résoudrait la situation. Une étape préalable de clarification du sujet peut parfois être nécessaire. De même, lorsque vous voulez proposer une solution, préférez la proposition sous la forme d’une question, montrant que vous sollicitez l’avis de la personne sur votre idée, afin qu’elle se l’approprie si elle semble lui convenir.

Le but ici est de créer un climat de confiance et de bienveillance afin d’avancer ensemble vers une solution. Aussi, on a déjà pu voir que si l’on construit une solution ensemble, la personne va se l’approprier et elle sera ainsi plus encline à réaliser l’action que si on lui « impose ».

Principe 26 : Laissez votre interlocuteur sauver la face

Personne n’aime être blessé dans son amour propre. C’est un des points les plus fragile de notre ego. Il est donc important d’y faire très attention. Le fait de blesser l’ego d’une personne peut entraîner chez elle une perte de confiance en elle et en ses capacités, pouvant aller jusqu’à provoquer une dépression. Cela peut aussi créer de fortes tensions et installer un climat conflictuel et de méfiance, créant ainsi une mauvaise ambiance.

À l’inverse, si l’on fait attention à préserver l’ego de la personne, en utilisant les principes des dernières semaines, en indiquant par exemple ses propres erreurs, et que tout le monde peut en faire, la personne acceptera mieux cet état de fait. On peut même ici aller plus loin en indiquant que l’on a confiance en le fait que la personne va s’en sortir, et même grandir et apprendre de cette situation.

Bilan

J’ai aujourd’hui la chance de travailler sur un projet complexe, de grande envergure, depuis plusieurs années (6 ans) au sein d’une équipe d’une dizaine de personnes. La particularité de cette équipe est qu’au cours de l’année dernière elle a été renouvelée en quasi intégralité. Je suis le seul « rescapé » de l’équipe originale. Cela fait de moi la personne ayant le plus d’expérience sur le projet, et de ce fait je suis très régulièrement sollicité sur plein d’aspects très variés du projet, allant de points techniques d’implémentation et d’architecture à des conseils sur l’organisation du projet et du travail de l’équipe. C’est une position tout à fait intéressante 🙂 Et les principes de la semaines sont très appropriés dans ce genre de situation, avec une attention particulière pour le Principe 25 qui est la base du domaine qui me passionne : le coaching !

Dans ce cadre là, lorsqu’une personne vient me solliciter, qu’importe la raison, la première chose que je fais c’est de lui accorder toute mon attention — si je ne peux pas le faire, alors je demande à la personne de revenir un peu plus tard, ou alors je lui indique que c’est moi qui viendrai la voir quand je serai disponible. C’est un point important (comme on l’a déjà vu dans les précédents épisodes de cette série) car je dois être sûr de comprendre parfaitement la demande de la personne. Même si j’ai une idée de ce que la personne veut, et si j’ai déjà une réponse en tête, je « joue à l’extra-terrestre » en lui demandant d’être la plus précise possible. C’est une astuce qui permet bien souvent de laisser la personne découvrir par elle-même la solution. En effet, on pense bien souvent avoir un problème, et rien que le fait d’énoncer de manière claire et précise l’objet de la question, des éléments de réponses apparaissent comme par magie ! C’est un principe neurologique qui fait que notre cerveau, dès qu’il entend une question, qu’elle vienne de nous ou de l’extérieur, il se met en mode recherche, en étant focalisé sur l’énoncé. Ainsi, si on demande à la personne d’énoncer de manière claire et précise son sujet, avec tous les détails nécessaires, il est fréquent qu’elle trouve elle-même la réponse. Et si ce n’est pas le cas, alors le périmètre est, normalement, bien détouré et vous pourrez alors faire vos suggestions, là encore sous forme de pistes à explorer ou éventuellement de conseils. Une astuce très rigolote à mettre en œuvre pour gagner beaucoup de temps et surtout épargner une personne qui passerait son temps à « répondre » aux questions des autres, c’est de mettre en place un buste (imprimé sur une imprimante 3D par exemple) ou un mannequin pour que les personnes viennent lui expliquer leur problème. Car la mécanique n’a pas forcément besoin d’avoir une vraie personne à qui poser la question. Cela peut paraître étrange, mais le résultat peut vous bluffer 😉 En plus cela a l’avantage d’ajouter un rituel et un objet sympa pour l’ambiance de l’équipe.

Pour la mise en pratique du Principe 26, la mécanique repose un peu sur la même chose. Prenons le cas d’une personne qui a commis une erreur (introduction d’un bug dans du code, erreur de chiffres dans une présentation, dans la gestion d’une communication, …). Il s’agit tout d’abord de dédramatiser la situation, et de rappeler que ça peut arriver à tout le monde — rappelez-vous de l’épisode précédent dans lequel il était indiqué qu’il est préférable de commencer en mentionnant ses propres erreurs passées. Ainsi, on crée un climat plus propice à faire avancer les choses. L’objectif à ce moment là est de comprendre comment l’erreur a pu se produire et comment on peut s’en prémunir à l’avenir. Le but du jeu étant que la personne s’améliore et grandisse grâce à ce qui s’est passé. Il est à noter que l’on va soi-même apprendre de cette situation ! Et devinez quel est l’outil magique à utiliser dans cette situation ? Vous avez trouvé ?! Le questionnement bien sûr ! Encore une fois, indiquer à la personne ses faiblesses et lui dire quoi faire, c’est bien moins puissant que de lui poser les questions lui permettant de chercher et construire ses propres réponses. Le principe ici est de poser des questions en allant de plus en plus dans le détail jusqu’à ce que la personne soit convaincue, et que la solution semble vraiment adaptée. Ce qu’il y a de magique dans cette pratique, c’est que bien souvent on a une idée de comment résoudre la situation, et en fait, au fil des questions et de la réflexion de la personne, on peut se laisser surprendre par une idée à laquelle on n’avait pas du tout pensé, qui se peut être tout aussi bien, voire même parfois meilleure, que celles auxquelles on avait pensé.

 

En conclusion, vous l’aurez compris — je pense — que je suis un grand fan du questionnement. C’est une pratique qui permet aux deux parties de grandir et d’apprendre dans un contexte bienveillant. Et grâce à cette technique, avec la mise en pratique de tous les principes que l’on a déjà vu, les personnes évoluent, se sentent bien dans leur vie et leur travail, et les performances augmentent comme par magie 🙂

Et vous, dans votre quotidien, pratiquez-vous aussi le questionnement ? Ou êtes-vous plutôt orienté vers le conseil ? Que pensez-vous de mettre en place un mannequin ou un buste avec qui dialoguer pour éclaircir vos idées ? Si vous avez d’autres idées décalées de ce genre, je serais ravi de les lire dans les commentaires ! À vos marques ! Prêts ?! Questionnez !! 😀

 


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[Défi communication semaine 12/15] Tout le monde fait des erreurs, moi aussi

Le propre même de l’humain est d’apprendre, en permanence, et pour ça il existe un mécanisme très efficace : essayer, échouer, comprendre,  adapter, recommencer ! Vous n’êtes pas convaincu par ce principe ? J’ai alors une question simple : est-ce que vous marchez ? Si oui, comment est-ce arrivé ? Êtes-vous né(e) en sachant marcher ? Est-ce qu’un jour vous vous êtes dit « Ok, assez d’être à quatre pattes, je me mets debout et je marche, je cours ! » ? La réponse est bien évidemment non. Vous avez fait des centaines voire des milliers d’erreurs et de tentatives, avant de pouvoir ne serait-ce que vous tenir debout, puis après faire un premier pas, avancer, et rester debout. Il en va de même pour tout ce qu’on sait. Dans votre activité actuelle, peu importe le niveau que vous avez atteint, vous n’avez pas commencé à ce niveau là. C’est une succession d’apprentissages.

Alors, effectivement, il existe des cours, des livres, des enseignements pour nous permettre d’aller plus vite. Cependant, dès lors que l’on pratique, quoi qu’il arrive, on va faire des erreurs, ou alors c’est qu’on ne progresse pas dans cette activité. Aussi, pensez à cette notion là : tout cours provient de la synthèse des erreurs et tentatives d’autres personnes avant vous ! Avant de pouvoir écrire un manuel de mathématiques, de physique, de chimie, ou quoique ce soit, des personnes ont du faire des erreurs, des tentatives pour découvrir et mettre au point tout ce savoir, afin de le restituer à d’autres personnes. Ensuite, celles-ci peuvent démarrer à un point de connaissance plus avancé plus rapidement, afin de faire leurs propres erreurs et tentatives pour faire avancer le domaine en question.

Comme le disait Thomas Edison :

Je n’ai pas eu 1000 échecs avant de réussir à créer l’ampoule électrique, mais j’ai réussi à trouver 1000 façons de ne pas faire une ampoule.

Principes de la semaine

Principe 23 : Faites remarquer défauts ou erreurs de manière indirecte

Personne n’apprécie que l’on dénigre ouvertement ses actions, ses réalisations. Même si ce sont des erreurs, on opte souvent pour un réflexe « défensif » dans lequel on ne veut pas admettre nos erreurs, ou très difficilement. N’avez-vous jamais expérimenté la situation suivante : une personne vient vous faire remarquer une erreur ou un comportement inapproprié, et que tant que la personne était en face de vous vous refusiez de l’admettre, mais une fois partie et votre calme retrouvé, vous dire que, finalement, elle avait raison ? La question « riche » que vous devez vous poser alors est : comment aurait dû agir cette personne pour que je ne me sente pas agressé(e)/offensé(e) ? Et avec la réponse à cette question, vous pourrez signifier, de manière indirecte et en douceur les défauts et erreurs aux autres.

Parfois, il suffit de corriger soi-même la situation, si possible, et ensuite faire remarquer à la personne concernée combien sans cette erreur ou ce défaut c’est bien mieux — sans jamais mentionner que la personne est en faute. Ainsi, quand elle refera la « faute », elle pourra se rendre compte par elle-même que quelque chose ne va pas et qu’il faut corriger. Il est souvent bien plus facile de montrer ce qui est « bien » pour que les personnes puissent se rendre compte par elles-mêmes des défauts à corriger, et appliquer les bonnes mesures.

Principe 24 : Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres

Comme mentionné en introduction, tout le monde fait des erreurs. C’est le principe même de notre système d’apprentissage, et nous bâtissons notre civilisation en capitalisant sur les erreurs et tentatives faites par tous nos prédécesseurs. De même, dans votre activité, dans votre vie de manière générale, vous en êtes arrivé là où vous en êtes par apprentissage, avec son lot d’essais et d’erreurs. Tout ceci constitue votre propre expérience de votre activité et de votre vie. Et, rassurez-vous (ou pas !), vous ferez des erreurs jusqu’à la fin de votre vie 😉 Ne perdez jamais cette idée de vue, car c’est une grande richesse à transmettre au monde ! Les enseignements que vous avez reçus proviennent de la synthèse des erreurs et essais des personnes qui vous ont précédé ! Pourquoi ne pas participer à la formation des générations futures en faisant profiter de votre savoir, et de vos erreurs et des apprentissages que vous en avez tiré ?

Aussi, quand vous faites face à une personne qui fait une erreur, et qui n’a pas toute votre expérience (forcément, vous avez déjà vécu et fait cette erreur pour pouvoir la qualifier comme erreur chez l’autre 😉 ), soyez humble et rappelez-vous à quel moment ça vous est arrivé. Et même si ce n’est pas exactement la même chose, mentionnez que vous en avez fait et que vous en faites encore. Ça calmera immédiatement votre interlocuteur, et vous pourrez ainsi transmettre votre savoir pour que la personne puisse, tout comme vous l’avez fait par le passé et aujourd’hui encore, progresser et devenir encore meilleure !

Bilan

Évoluant maintenant depuis plusieurs années sur le même projet, je considère avoir acquis une certaine expérience, tant dans le domaine technique que relationnel. J’ai pu à de maintes reprises faire face à la situation dans laquelle une chose ne fonctionnait pas comme je le voulais, pester contre cette « maudite personne » qui l’avait écrite, pour au final me rendre compte que cette personne, c’était moi, quelques mois voire quelques années plus tôt ! J’ai ainsi pu développer ma philosophie qui consiste, quand quelqu’un vient me dire que quelque chose ne fonctionne pas dans le projet, à dire avec un grand sourire « ha ! c’est peut-être ma faute ! 🙂 ». Il arrive, assez régulièrement, que ce soit le cas, et pour tous les autres cas, le fait que je sois dans cet état d’esprit permet à la personne qui a fait cette erreur de se sentir mieux, car elle n’est pas la seule dans ce cas. C’est donc une manière de mettre en œuvre le Principe 24. L’astuce d’utiliser l’humour et surtout l’auto-dérision permet de créer un contexte bienveillant. De même, j’aime à transmettre l’idée que tout ce qui est fait a été fait pour une bonne raison et du mieux possible au moment où ça a été fait, et qu’il est possible que ça ne corresponde plus aux attentes d’aujourd’hui, et qu’il serait bon de se pencher sur le sujet pour l’améliorer et en faire une meilleure version. Quand on a l’esprit ouvert, on accepte plus facilement les critiques, et surtout on les prend comme des sources d’apprentissage qui nous permettent de nous améliorer et d’avancer toujours plus loin.

La mise en pratique du Principe 23 est quant à elle un peu plus subtile. Je dois bien avouer que j’ai plutôt une approche directe, sur le thème de l’humour. Cependant, une manière que je trouve intéressante est de la combiner avec l’approche du « je n’aurais pas fait comme ça, mais pourquoi pas, voyons ce que ça donne ». Je me positionne ici avec un niveau de certitude assez élevé sur le fait que la personne a commis ou va commettre une erreur, mais je laisse le champ ouvert au fait que je peux me tromper, et que je serais ravi d’apprendre de « mon » erreur. J’aime aussi amener la personne à découvrir sa propre erreur en lui posant des questions, lui permettant de pousser son cheminement plus loin, et essayer de voir sa réalisation sous différents angles, et ainsi voir ce qui pourrait ne pas aller. C’est une des manières que j’ai trouvées pour faire passer le message et surtout essayer de transmettre mon état d’esprit afin que les autres puissent aussi développer le muscle du questionnement et ne pas avoir peur de faire des erreurs, car quoiqu’il arrive tout le monde en fait, et c’est comme ça qu’on avance !

L’astuce supplémentaire que j’aime ajouter est qu’à chaque « erreur » trouvée, non seulement on peut y trouver une solution, mais surtout comprendre pourquoi ça a été fait comme ça, dans quel contexte, et quelle leçon on peut en tirer. Le fait de rendre le processus visible et vivant permet, selon moi, de rendre l’apprentissage bien plus efficace, et surtout crée une bien meilleure ambiance parmi les personnes qui mettent ce principe en pratique.

En conclusion, on fait toutes et tous des erreurs, et c’est tant mieux, cela veut dire que l’on progresse. L’important est de savoir en tirer parti, et de s’en servir pour faire avancer les autres. Loin d’être quelque chose de mauvais, l’erreur fait partie du processus et est une source intéressante d’apprentissage dont il faut se servir.

Et vous, faites-vous des erreurs ? Accueillez-vous avec bienveillance et soif d’apprendre vos erreurs, quand vous les découvrez ou qu’on vous les fait voir ? Quelle est votre méthode à vous pour indiquer en douceur aux autres leurs erreurs ?

 


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[Défi communication semaine 11/15] Faites des éloges sincères et lancez des défis

Quoi de plus attirant et épanouissant qu’un environnement dans lequel règne la bienveillance et un esprit d’émulation de groupe, invitant tout un chacun à donner le meilleur de lui-même pour son propre bien et celui des autres ? C’est un état d’esprit qui devrait être construit au travail dans toute équipe, mais aussi dans tous nos cercles de relations, que ce soit avec nos amis ou notre famille. Construire un tel environnement vous permettra d’évoluer de manière exponentielle et vous permettra aussi d’avoir tout plein d’histoires et d’anecdotes à raconter plus tard, à vos enfants, petits-enfants, et bien d’autres 🙂

Comment arriver à cela ? C’est assez simple en réalité, et les 2 principes de cette semaine en sont les ingrédients essentiels, voire en sont la base. Comme d’habitude, ils viennent compléter tout l’attirail que l’on a pu aborder au cours des précédents épisodes. Cependant, ces deux-là vont au-delà du champ de la communication pour plus venir agrémenter, si ce n’est bousculer, notre style de vie. Du moins, c’est ainsi que je les interprète et les intègre dans ma vie.

Principes de la semaine

Principe 21 : Lancez des défis

Notre cerveau est une machine formidable, optimisée pour construire des habitudes. Son but est de créer des autoroutes neurologiques pour que tout soit géré de manière automatique. On le voit (malheureusement) bien dans notre vie de tous les jours : on se lève à la même heure, avec le même rituel du matin avant d’aller au travail, puis rentrer manger, se divertir puis aller se coucher, pour mieux recommencer le lendemain. Voyez-vous ce qui se cache derrière cette définition ? Prenez quelques secondes pour y réfléchir 😉

Ce qui stimule notre cerveau c’est de chercher à automatiser nos actions. Et donc, que se passe-t-il lorsque l’on a automatisé toute sa vie ? Notre cerveau n’est alors plus stimulé, et c’est à ce moment là qu’une forme de dégénérescence peut survenir ! C’est pourquoi il faut se lancer des défis et sortir de sa zone de confort, bousculer ses habitudes, pour stimuler à nouveau notre cerveau. Lancez-vous le défi de faire quelque chose de nouveau et d’un peu inconfortable sur une période 14 jours ou un mois, et renouvelez l’opération en continu. Votre cerveau va vous en remercier, et surtout vous apprendrez plein de choses chaque année, en agrandissant à chaque fois vos connaissances et votre zone de confort !

Principe 22 : Commencez par des éloges sincères

Quoi de plus satisfaisant pour son égo que d’entendre des éloges à son sujet ? Cela procure une décharge de bien-être et cela renforce notre estime de nous-même et notre confiance en nous. En ayant ce principe en tête, pourquoi ne pas aborder une personne en lui faisant une éloge sincère ? Trouvez un point sur lequel la personne s’est dépassée et a donné le meilleur d’elle-même et démarrez votre conversation sur ce point.  Cela peut aussi être une remarque ponctuelle, sans que cela amène à une discussion. Rappelez vous combien cela fait du bien, et que c’est juste une toute petite phrase qui ne prend pas de temps ni d’énergie.

Bilan

Pendant de nombreuses années j’ai avancé en solitaire, en ne comptant que sur moi-même et en faisant tout par moi-même. J’avais assez peu d’amis mais ça m’allait bien. C’est du moins la croyance que j’avais créée. Depuis quelques années, un peu par la force des choses, j’ai du intégrer des groupes et travailler et évoluer avec eux. J’ai pu me rendre compte à quel point travailler en groupe ou en équipe permet d’avancer plus rapidement. Et ces derniers mois, j’expérimente un niveau supérieur en participant à des masterminds. Ce sont des groupes de personnes qui ont pour objectif d’avancer et se dépasser sur une thématique particulière. Chacun y apporte ses connaissances et ses challenges. Et dans de tels groupes, la bienveillance est de mise, car chacun arrive avec son propre niveau, et l’on sait que tout un chacun peu aider les autres d’une manière ou d’une autre, même d’une façon dont on ne s’y attendrait pas. Par exemple, simplement le fait de demander un éclaircissement sur une situation ou un fait peut permettre à la personne soumettant le problème de trouver au moins une piste de solution — ainsi, chacun est gagnant ! Ensuite au-delà de la bienveillance, les autres membres vont venir nous challenger et nous lancer des défis, à notre mesure pour qu’on puisse avancer vers notre objectif. Et aussi, à chaque rencontre, on célèbre chaque victoire pour chaque personne. C’est un moment très important car cela renforce la dynamique de groupe. Dans ce cadre là, en appliquant les Principes 21 et 22, on peut créer un espace dans lequel peut s’épanouir un cerveau collectif qui permet à chaque personne d’évoluer à une vitesse bien plus grande que si elle était restée seule.

Ces principes s’appliquent aussi dans le cadre du travail en agissant de la même manière, dans une moindre mesure peut-être, avec ses collègues. Pour faire avancer un projet, il est important d’avoir une équipe motivée et inspirée par le projet en lui-même. Et au-delà de ça, il est nécessaire que chaque membre de l’équipe puisse s’épanouir et se sentir reconnu en tant que personne importante et à part entière. Ainsi, chaque fois que possible, il est important de faire l’éloge du travail accompli. Il n’y a pas de petite victoire ! Chacun et chacune en est rendu(e) à son niveau et il ne sert à rien de classer les réussites. Chaque personne est unique. Ainsi, même si pour vous cela semble un « basique », cela ne l’est pas forcément pour la personne qui vient de le réaliser. Ainsi, si vous venez la féliciter, elle augmentera alors sa confiance en elle et son estime d’elle-même, devenant par la suite meilleure dans son travail. La petite astuce pour constituer une équipe qui avance plus que les autres,  c’est qu’après avoir fait l’éloge de la tâche accomplie, pourquoi ne pas lancer un petit défi pour aller un peu plus loin. Ce n’est cependant pas forcément quelque chose à faire à chaque fois, mais si on sent la personne dans une bonne dynamique, il peut être intéressant de voir si on peut pousser un peu plus loin.

Il existe plein de moyens différents pour se lancer des petits défis au sein d’une équipe, ou d’un groupe, qui va permettre à chacun de se dépasser et de prendre plaisir à ce qu’il fait. Cela permet aussi de créer une cohésion entre les personnes, car elles vivent ensemble des moments forts et de sortie de zone confort — ce n’est pas rien ! Et ne pas oublier à chaque fois de célébrer les avancées, quelles qu’elles soient, c’est là la clé principale 🙂

Je tiens cependant à mettre en garde contre le fait de se lancer des défis trop grands, trop ambitieux. On peut facilement tomber dans l’excès et finalement se lancer et/ou accepter des défis irréalisables, ou du moins qui ne nous sont pas écologiques. Il est plus intéressant de se lancer des défis plus petits, quitte à les améliorer régulièrement, et les atteindre. C’est bien plus gratifiant et on crée ainsi la croyance que l’on peut continuer d’avancer en sortant de sa zone de confort, et d’y prendre plaisir. De même, ne pas se comparer aux autres est important. Chaque personne est unique ! Vous êtes unique ! Je suis unique ! Le défi d’une personne peut vous inspirer, cependant, aujourd’hui, il vous est inaccessible. Rien ne vous empêche de trouver une manière de vous lancer un défi qui en reprenne les grandes lignes qui vous inspirent, en l’adaptant à votre niveau, et ainsi avancer vous aussi. Gardez en tête ce mantra  : « Je suis assez ». Pas besoin de faire comme tout le monde, faites comme vous-même. Et enfin, soyez tout aussi bienveillant avec vous-même et pensez bien à célébrer chaque victoire et réussite de défi ! 😉

 

En conclusion je dirais que ces deux principes sont des éléments puissants dans la communication, et plus particulièrement dans la construction de la dynamique d’un groupe de personnes, que ce soit dans la sphère privée ou dans le monde du travail. Mais au-delà de ça, je leur trouve une application toute particulière d’un point de vue personnel, qui pour moi est une source d’épanouissement depuis plusieurs mois maintenant, et qui définit aujourd’hui mon mode de vie.

Rendez-vous service en vous lançant régulièrement des défis, et si vous aimez sincèrement les personnes de votre entourage, lancez-leur aussi des défis pour les stimuler et favoriser leur bien-être ! 😀

Dites-moi en commentaires quel est le défi que vous vous engagez à relever au cours des 14 prochains jours ?

 


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

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Semaine 3 :  ici

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