Au-delà de la motivation, l’inspiration

La vie nous propose régulièrement des événements qui nous donnent envie d’effectuer des changements dans notre vie. C’est le cas par exemple d’un accident, d’un décès,  d’un licenciement, d’une naissance, d’une rencontre. On a aussi des moments clés dans notre vie durant lesquels on a envie de mettre en place des changements. Ces moments peuvent être un anniversaire, en franchissant par exemple un cap (par exemple le franchissement d’une dizaine), ou la bien connue et traditionnelle fin d’année avec l’expression de « bonnes résolutions » pour la nouvelle année qui va venir. Le point commun à tous ces moments de prise de décisions, c’est que sur le moment et durant quelques temps (jours, semaines, voire quelques mois) on a de la motivation et de la volonté. Cependant, il arrive généralement que cette motivation disparaisse et que la volonté s’éteigne. Et quelque part, c’est tout à fait naturel. Dans cet article je vais vous présenter les 3 astuces pour s’assurer d’avoir de la motivation à volonté pour atteindre ses objectifs et/ou tenir ses « bonnes résolutions ».

La motivation est un état qui doit venir de l’intérieur, non pas de l’extérieur. Le parfait exemple d’une motivation extérieure est l’image que l’on a du coach sportif. Bien souvent, on externalise notre motivation en la personne du coach, qui est là pour nous pousser dans nos retranchements. Lorsque, par exemple, l’on est entrain d’effectuer la dernière série de pompes et qu’on a de la difficulté vers les dernières, on a l’image du coach qui nous hurle dessus pour qu’on finisse, voire qu’on pousse à en faire encore au moins une de plus, puis encore une autre, etc. Sur le coup, on peut se dire que c’est une bonne chose d’externaliser sa motivation. Cependant, qu’arrive-t-il si le coach n’est pas là ? Que se passe-t-il si on n’a plus les moyens de payer un coach ? Ou simplement si on en a marre de se faire « engueuler » ? La réponse est simple, on ne va pas plus loin que ce qu’on pense pouvoir faire. On ne finit pas la série de pompes, ou si on le fait on ne pousse pas plus loin. Alors, comment faire pour ne pas avoir besoin d’externaliser sa motivation ?

Il est bien plus efficace de trouver l’inspiration profonde derrière un objectif. Voici les différentes étapes à mettre en place pour se fixer un objectif inspirant et maintenir un haut niveau de motivation.

1. Questionner en profondeur son objectif. Si on reprend l’exemple précédent, il est intéressant de se poser la question de « pourquoi est-ce que je veux effectuer ces séries de pompes ? ».  Ensuite, on peut questionner la réponse obtenue, et continuer ainsi de suite jusqu’à trouver une réponse qui nous inspire profondément. Par exemple on peut en arriver à « pour profiter pleinement de mes enfants », « pour vivre en pleine santé plus longtemps », « pour impacter le monde », « pour aider les personnes dans le besoin », etc. Il se peut qu’après avoir amorcé ce processus on découvre que finalement le but derrière cet objectif ne soit pas si important que ça, voire qu’il n’y a par de réel but (c’est souvent le cas lorsque nous sommes influencé par l’extérieur). Ainsi, il serait peut-être une bonne idée de changer d’objectif, et en choisir un pour lequel on a une véritable et profonde inspiration.

2. Marquer par écrit l’objectif et son but profond. Une fois l’objectif et son but déterminés, une astuce consiste à les écrire manuellement (le cerveau enregistre et intègre plus en profondeur quand les mains y participent) et les mettre en évidence aux endroits stratégiques. Par exemple sur le mur en face de sont lit, sur sa porte d’entrée, en fond d’écran d’ordinateur et/ou de téléphone. Ainsi, dès lors que l’on perd la motivation, il suffit de relire cet écrit, et l’on se reconnecte alors à notre pourquoi profond et la motivation revient.

3. Lister les indispensables et les inconvénients. Pour avoir un impact encore plus important suite au travail effectué dans le point 1, un travail complémentaire, permettant de renforcer la motivation, est d’établir deux listes : 1) pourquoi est-ce que c’est indispensable que j’atteigne cet objectif, pour moi et pour les autres ; 2) quels sont les inconvénients de ne pas me mettre en marche et réaliser cet objectif. Remplissez ces listes le plus possible. Et pour aller plus loin, appliquez toujours même technique : pour chaque point listé, chercher pourquoi il est indispensable et/ou quels sont les inconvénients de ce point. Cet exercice permet de renforcer l’inspiration et ancre dans notre cerveau l’importance de l’objectif. Et pour renforcer encore plus l’impact, appliquez le point 2 en écrivant à la main chacune des listes. De même, gardez ces listes à portée de main pour les moments où votre motivation baisse.

 

Le fait que notre motivation baisse est une bénédiction de notre cerveau. Ça permet de ne garder de la motivation que pour les choses qui nous inspirent vraiment. Ces 3 astuces décrites précédemment permettent de trouver plus rapidement si un objectif est réellement important pour nous, et dans ce cas renforcer la motivation associée et surtout avoir tous les éléments pour retrouver la motivation quand celle-ci commence à retomber.

Quels sont les objectifs qui vous tiennent à cœur, et quel est votre pourquoi ?


J’ai soumis cet article dans le cadre d’un événement interblogueurs autour du thème « Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog Devenez Meilleur..

Cliquez ici pour voter pour cet article s’il vous a plu !

Vous pouvez aussi consulter cet article complémentaire une fois vos objectifs déterminés, afin de mieux les gérer.

[Défi communication semaine 7/15] Commencez de façon amicale et posez des questions qui font dire oui immédiatement

Lorsque l’on adresse une demande à une personne, que ce soit verbalement ou par écrit, il est souvent plus efficace de commencer par créer un climat amical et chaleureux. Personne n’aime commencer une discussion par de la colère et ce n’est pas une situation propice à une demande, quelle qu’elle soit. De même pensez bien que si vous posez directement votre question, votre interlocuteur est encore « la tête » dans sa tâche courante et n’est forcément pleinement réceptif. Aussi il existe des stratégies qui permettent de préparer votre interlocuteur pour le mettre dans les meilleures dispositions pour bien accueillir votre demande et orienter vers une réponse favorable. Du moins, l’objectif principal est de mettre toutes les chances de votre côté, en évitant soigneusement de se piéger le chemin.

Encore une fois, les astuces présentées dans la suite de cet article pourraient être considérées comme de la manipulation, mais ce n’est pas le but. L’objectif est de formuler et de présenter au mieux ses demandes. Le récepteur reste en possession de tous ses moyens pour choisir d’y accéder ou non. Avoir une communication efficace permet d’obtenir de meilleurs résultats et de meilleures relations. Ainsi, tout le monde est gagnant.

Principes de la semaine

Principe 13 : Commencez de façon amicale

Il est toujours plus agréable de commencer une discussion par des choses gentilles. Dans cette catégorie on peut y ranger quelques compliments, soit sur des actions passées, soit sur la tenue vestimentaire, un parfum, un sourire, une attitude. Faire un (ou plusieurs !) compliment sincère permet plusieurs choses. Tout d’abord, cela permet à votre interlocuteur de changer de contexte de manière douce et laisse le temps à son cerveau d’effectuer la transition. Ensuite, ça permet de faire monter un peu l’estime de la personne (point que l’on a vu dans les précédents chapitres). Enfin, ça permet de mettre en place un climat propice à la discussion. En effet, c’est agréable qu’une personne nous reconnaisse pour ce qu’on fait, et notre esprit est donc dans une bonne disposition à recevoir la demande.

Principe 14 : Posez des questions qui font dire oui immédiatement

Il y a un principe neurologique indéniable : lorsque notre cerveau a choisi une orientation globale à la discussion, qu’elle soit positive ou négative, il est très difficile de la lui faire changer. Quand bien même ça serait le cas, le choix laisserait comme « une trace étrange », peu confortable dans le souvenir. Ainsi, l’astuce consiste ici à orienter le cerveau de votre interlocuteur vers le mode positif. Pour cela il suffit de poser des questions simples, demandant peu, voire pas, de réflexion, et surtout dont la réponse est un simple « oui ». Ceci permet de créer un contexte positif dans le cerveau de votre interlocuteur, laissant ainsi la porte ouverte pour votre réelle demande. Imaginez seulement que votre interlocuteur vienne de dire 10 « non » à la suite, quelles seraient vos chances d’obtenir un oui, franc et direct ? Autant mettre toutes les chances de son côté et ainsi avoir une conversion plus paisible et bienveillante.

Bilan

La mise en application du Principe 13 est selon moi l’un des piliers essentiels pour se créer de belles relations. Il permet de se mettre soi même dans la dynamique de s’intéresser sincèrement à une personne, en cherchant ce qu’il y a de bien chez elle, de se rappeler des points importants et faits marquants sur elle, sur ce qu’elle aime et ce qu’on connait d’elle, et ce qu’on a vécu ensemble. Cela demande d’être pleinement présent dans chacune des conversations et ne pas faire semblant d’écouter. Aussi, ce principe demande la mise en place de mécanismes en amont, pour construire une relation sur le long terme.

Quant à l’utilisation de ce principe, j’ai pu constater que les personnes sont bien plus réceptives quand je commençais avec une remarque gentille (et sincère !) qui soit en lien ou non avec la conversation qui allait suivre. Ça permet de basculer le cerveau dans un mode avec plus de confiance et de l’ouverture. Et ceci, même si je n’étais pas à l’origine de la conversation et que je sois le destinataire de la demande (ça marche dans les deux sens !). C’est étonnant les résultats que l’on peut obtenir en changeant très simplement la dynamique d’une conversation. Comme mentionné dans un précédent épisode, on aspire tous à être reconnu par les personnes qui nous entourent. Ainsi, c’est toujours plaisant quand une personne se souvient de quelque chose à notre sujet.

J’ai pu remarquer que pour la mise en œuvre du Principe 14, poser des questions permet en fait de s’entraîner à avoir un esprit plus vif, et ça donne aussi plus de rythme à la conversation. En effet, poser des questions qui amènent à dire « oui », et seulement oui, permet de les enchaîner, créant ainsi un rythme assez soutenu dans l’échange. C’est aussi une astuce qui permet de créer un contexte dans lequel les phrases doivent être concises et aller à l’essentiel. C’est donc aussi une méthode qui permet d’avoir des conversations plus efficaces (très pratique dans le monde de l’entreprise !) et permet ainsi de gagner un temps précieux.

Pour avoir une idée pour poser des questions rapides, il peut être intéressant de faire le lien avec le principe précédent, car on peut poser des questions rapides sur des points amicaux qui permettent de renforcer le climat convivial — on cumule ainsi les deux effets. Attention cependant à avoir une tournure qui permette d’obtenir un oui, et pas un non. Car il est assez facile (pour moi en tout cas) d’obtenir des réponses rapides en utilisant l’humour et en challengant un peu la personne, mais sa réponse rapide est souvent un « non » (réponse logique à la « confrontation »). C’est pourquoi maîtriser le fait d’avoir des questions courtes qui amènent un oui a été un vrai challenge, mais c’est super intéressant et une très bonne gymnastique pour l’esprit.

En conclusion de l’application de ces deux principes, j’ai pu remarquer qu’ils permettent bien souvent d’avoir une issue favorable, mais qui l’aurait aussi été dans des conditions plus « classiques ». Leur application est juste un accélérateur et ça permet de créer un climat bénéfique aux deux personnes, climat qui va perdurer après l’échange. Et ça crée aussi une sorte d’ancrage et votre interlocuteur, lorsqu’il vous verra la prochaine fois, son cerveau commencera à se mettre dans un mode privilégié — on a tous dans nos connaissances une personne qui dès qu’on la voit à 20 mètres on a déjà le sourire 😉 . On devient alors la personne avec qui on aime discuter, contrairement à celle dont les conversations sont ennuyeuses, qui dès qu’on la voit approcher, on est déjà dans une sorte de rejet.

 

Et vous, comment faites-vous pour dynamiser vos conversations ? Êtes-vous pleinement présent(e) dans vos échanges, vous permettant ainsi de vraiment connaître les personnes avec qui vous interagissez ? Quelques sont vos astuces pour vous créer de belles relations et mettre en place un climat favorable à vos demandes ?

 


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

Semaine 2 : ici

Semaine 3 :  ici

Semaine 4 : ici

Semaine 5 : ici

Semaine 6 : ici

Semaine 7 : ici !

Semaine 8 : ici

Semaine 9 : ici

Semaine 10 : ici

Semaine 11 : ici

Semaine 12 : ici

Semaine 13 : ici

Semaine 14 : ici

Semaine 15 : ici

[Défi communication semaine 6/15] Respectez l’opinion de votre interlocuteur et sachez reconnaître vos torts

Qui ne connaît pas la célèbre citation (attribuée à Sénèque) « L’erreur est humaine » ? L’erreur est l’une des méthodes d’apprentissage qui est profondément ancrée en nous. Comment avez-vous appris à marcher ? En faisant plusieurs milliers d’erreurs sur la mise en œuvre de votre nouvelle posture. Il est important de garder ce concept à l’esprit quand on fait face à une personne avec laquelle nous ne sommes pas d’accord. Il y a deux raisons à cela. La première, découlant de la remarque précédente, est que votre interlocuteur est dans un processus d’apprentissage. Il ne faut pas lui en vouloir de soutenir ses opinions, même si elles sont « fausses ». Soyez donc bienveillant(e) pour aider et accompagner au mieux cette personne à avancer dans son apprentissage. La deuxième est qu’il est possible que ce soit notre interlocuteur qui soit dans le « vrai » et qu’il nous serait bien plus bénéfique de considérer son point de vue plutôt que de rester campé sur nos positions pour une quelconque raison de fierté. Prenons l’exemple de Copernic qui a énoncé le fait que la Terre tourne autour du Soleil, à une époque où la pensée « autorisée » affirmait l’inverse. Et quand bien même la personne n’aurait pas raison, son opinion peut permettre d’avoir un nouvel éclairage sur le sujet, en ouvrant d’autres perspectives — ainsi toute idée peut aider à la construction d’un projet.

L’erreur fait partie intégrante du processus d’apprentissage de l’être humain et fait avancer l’humanité. Voyons comment valoriser et jouer avec l’erreur, qu’elle soit chez l’autre ou chez soi.

Principes de la semaine

Principe 11 : Respectez les opinions de votre interlocuteur, ne lui dites jamais qu’il a tort

Comme mentionné en introduction, notre interlocuteur a toutes les raisons du monde de penser ce qu’il pense, et c’est normal. Ainsi est le processus d’apprentissage de l’être humain. Cependant, personne n’aime entendre quelqu’un lui dire qu’il/elle a tort, surtout de manière brutale et directe. Bien souvent, nous avons une certaine conviction sur ce que nous pensons, et il faut avoir l’esprit vraiment ouvert dans une dynamique d’apprentissage permanent et être assez zen pour accepter d’être remis en question de manière frontale. Même si vous êtes convaincu(e) d’avoir raison, essayer de comprendre pourquoi votre interlocuteur pense ce qu’il pense. Une petite astuce pour ça :  jouez les candides ! Ainsi, essayez de creuser les fondements de la pensée de votre interlocuteur. Ainsi, cette personne pourra se rendre compte par elle-même de son erreur, en ayant suivi un chemin d’apprentissage qui lui est logique. Il peut aussi arriver que suite à son explication, vous finissiez par en conclure que c’était vous qui étiez dans l’erreur. Dans un cas comme dans l’autre, quel bénéfice !

Principe 12 : Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement

Je pars du postulat que vous êtes un être humain, et donc, de par ce fait … vous faites aussi des erreurs ! C’est comme ça. Donc autant l’accepter au plus vite. Ne vous êtes-vous jamais retrouvé dans une situation où vous avez découvert vos torts, et vous avez quand même continué le jeu, pour une petite histoire de fierté ? Mais n’avez-vous pas aussi vécu en même temps le sentiment de perdre du temps à ne pas avancer ? C’est assez frustrant (du moins c’est comme ça que je l’ai vécu). Donc autant admettre nos torts quand on s’en rend compte, et ainsi on peut passer à autre chose et avancer. C’est ce que j’appelle prendre sa responsabilité. C’est ainsi qu’on devient adulte ! Faire des erreurs montre que l’on continue de progresser et qu’on cherche à s’améliorer. C’est naturel et plutôt sain.

Bilan

Évoluant dans un environnement m’offrant de côtoyer des êtres humains, je suis « confronté » naturellement à des personnes faisant des erreurs, et j’en fais aussi largement partie. Que nous le voulions ou non, nous évoluons tous, en permanence, chacun à sa propre vitesse. Ainsi, la mise en œuvre des principes de la semaine trouve un terrain de jeu naturel dans chaque interaction, sans à avoir à chercher une situation particulière. Encore une fois, je trouve qu’inverser l’ordre d’application des deux principes me semble plus naturel et efficace — c’est du moins mon opinion et mes observations de la semaine le confirme.

Généralement, j’ai pu remarquer qu’en voulant être dans le Principe 11, je devais presque  à chaque fois passer par le Principe 12 (c’est fou ce que la vie est bien faite quand même ! 🙂 ). Dans la mise au point de notre projet (qui est quelque chose d’assez complexe),  notre client/partenaire faire régulièrement des erreurs, ce qui est normal dans le cas de l’apprentissage d’une nouvelle technologie. Il s’est presque avéré qu’à chaque erreur qui était commise de leur côté, il y en avait presque toujours au moins une de notre côté. Ainsi, en reconnaissant d’emblée l’erreur qui avait été commise, et avec encore plus d’énergie quand c’était une de mes erreurs, le climat était bien plus propice à la mise en œuvre du Principe 11. En effet, ayant montré que je suis de bonne foi (autant que possible), il m’a été plus facile de questionner mon interlocuteur, et d’essayer de comprendre en toute bienveillance comment il a pu en arriver à son « erreur ». Bien souvent, je retrouvais de nouvelles erreurs pour moi et mon équipe en chemin. Et au final, le climat créé permet à mon interlocuteur de reconnaître qu’une erreur a aussi été commise de son côté (c’est pourtant une personne qui est connue pour avoir des idées assez tranchées et qui en change difficilement). Il en résulte que notre communication s’améliore et c’est bénéfique aux deux parties. Notre produit avance, notre client/partenaire est plus content et confiant, et surtout la relation se solidifie.

Ainsi j’ai changé mon attitude en ayant toujours en tête qu’il se peut que je sois dans l’erreur quand je dialogue avec une personne que je considère être dans l’erreur. Et surtout, j’adopte la démarche bienveillante de vouloir comprendre pourquoi et comment la personne en est arrivé à ce point là. C’est ainsi aussi une grande source d’apprentissage pour moi car je peux voir quels sont les processus et/ou la communication à améliorer pour éviter de retomber dans ce cas d’erreur. Une autre remarque importante est qu’intervenir sous forme de questions permet bien souvent d’avoir un contexte plus favorable, plutôt que d’attaquer en frontal. Aussi, j’ai pu remarquer que quand on cherche à déterminer qui des deux a raison, si au moment du dénouement il s’avère que c’est moi qui ai tort, le fait de le reconnaître de manière immédiate et avec le sourire change complètement la dynamique de la relation. J’ai pu ressentir presque à chaque fois le soulagement chez mon interlocuteur (non seulement la personne avait raison, mais je n’ai pas cherché à argumenter — rappel de la semaine précédente …). Et je dois avouer que je me sens bien — c’est mieux que de s’énerver pour essayer d’argumenter en sachant pertinemment que j’ai tort. Je préserve de fait ma santé et mon sourire 🙂

 

En conclusion, je dirais qu’il faut se rappeler que chacun est en apprentissage continuel et qu’il est naturel de faire des erreurs et d’avoir tort. Être bienveillant envers les autres et soi-même est le moyen le plus efficace d’avancer et construire des relations solides.

Et vous, reconnaissez-vous vos erreurs ? Appliquez-vous de la bienveillance envers les apprenants qui vous entourent ?

 


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

Semaine 2 : ici

Semaine 3 :  ici

Semaine 4 : ici

Semaine 5 : ici

Semaine 6 : ici !

Semaine 7 : ici

Semaine 8 : ici

Semaine 9 : ici

Semaine 10 : ici

Semaine 11 : ici

Semaine 12 : ici

Semaine 13 : ici

Semaine 14 : ici

Semaine 15 : ici

[Défi communication semaine 5/15] Faites sincèrement sentir aux autres leur importance et évitez les controverses

Comment faire quand, dans une discussion, vous n’êtes pas du même avis que votre interlocuteur ? Bien souvent, chacun défend sa position, et ceci résulte dans une hausse du ton et dans la non écoute de l’autre. Ainsi, la communication cesse et chacun va en fait perdre son temps et se mettre dans une énergie basse.

Les deux principes de cette semaine permettent de conserver un bon niveau de communication même lorsque vous n’êtes pas d’accord avec votre interlocuteur. Ça peut même renforcer le lien existant car vous serez dans une dynamique bien plus vertueuse, et cela peut aussi vous amener une bonne dose de créativité.

Principes de la semaine

Principe 9 : Faites sentir aux autres leur importance — et faites-le sincèrement

Ce principe peut être utilisé dans principalement 2 types de situations. Le premier type est le cas normal, dans la vie de tous les jours. Il est important de prendre du temps pour dire aux personnes avec qui on interagit régulièrement combien elles sont importantes pour nous. Cela permet de créer une meilleure relation et apporte une petite dose de bonheur à la personne qui reçoit cette reconnaissance. Le deuxième type rejoint le principe suivant. En effet, lorsque vous êtes en « confrontation » avec quelqu’un, pensez à ne pas rentrer dans la converse, mais à surtout bien écouter les arguments de la personne et penser à la remercier pour l’intérêt qu’elle vous porte.

Principe 10 : Évitez les controverses, c’est le seul moyen d’en sortir vainqueur

Rentrer dans un dialogue de sourds n’a jamais été constructif et encore moins bénéfique pour personne. C’est quelque chose de difficile au premier abord, mais adoptez plutôt l’attitude d’écouter votre interlocuteur, sincèrement, dans une démarche d’écoute active. Vous trouverez en fait peut-être que les fonds de vos pensées sont les mêmes mais que les mots employés diffèrent, ou alors vous allez en fait trouver des idées et des angles de vue auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé. Dans ce dernier cas, pensez à appliquer le principe précédent, en remerciant sincèrement votre interlocuteur qui vous permet d’avancer dans vos projets.

Bilan

Je voudrais, si vous le permettez, commencer par définir 2 termes dont la différence me semble importante à avoir en tête. Dans la vie de tous les jours, beaucoup de personnes nous connaissent, mais au final assez nous reconnaissent, ou du moins ne nous font pas part de leur reconnaissance. Et si l’on est vraiment honnête, la réciproque est vraie 😉 Je définis ces deux termes comme suit. « Connaître » une personne, c’est connaître son prénom, son nom, ses goûts musicaux, etc. Ce sont des informations factuelles sur la personnes. En quelque sorte, on valide son existence — et c’est déjà une belle première étape ! « Reconnaître » une personne c’est, en plus de la connaître, valider et valoriser ses contributions et ses talents. Ainsi connaître une personne est le minimum en communication, mais la reconnaître permet de faire passer le lien créé à un tout autre niveau. Qui n’aime pas être reconnu pour ses talents ? C’est à chaque fois un petit morceau de bonheur qui vient illuminer l’instant présent.

Ainsi, mettre en œuvre le Principe 9 permet de reconnaître les personnes avec qui nous interagissons chaque jour. J’ai pris plaisir cette semaine à mettre en valeur les talents importants des personnes que j’ai croisées. Non seulement cela leur redonne un peu d’énergie et bien souvent le sourire, mais ça m’a aussi fait du bien. Dans cet échange, c’est du gagnant/gagnant. Et surtout, ça permet de créer une dynamique vertueuse et au final, l’ambiance sera bien meilleure et la performance et l’efficacité vont augmenter (ce qui est naturel dans un environnement plus propice). C’est une astuce qui devrait être bien plus largement répandue au sein des entreprises, car les résultats sont assez spectaculaires si l’on considère le « non investissement pécuniaire » nécessaire.

Comme indiqué dans la description des principes de la semaine, la mise en œuvre du Principe 10 demande de changer son état d’esprit. J’ai pu constater, avec en plus la mise en pratique de tous les principes des semaines précédentes, que celui-ci permet en fait de toujours sortir gagnant d’un moment d’échange, même lorsque la personne en face est un « adversaire » ! En effet, plutôt que d’essayer d’argumenter et de défendre sa propre position, il est au final préférable d’accepter sincèrement les arguments de la partie « adverse ». Ceci ne veut pas dire qu’on les valide. Cependant, je prends le parti de les écouter et de les analyser. Je vais très certainement y trouver des informations qui me seront nécessaire. Par exemple, j’ai pu trouver dans des arguments l’explication sur notre désaccord, qui en fait partait d’un malentendu. Ainsi, en prenant le temps d’écouter mon interlocuteur, j’ai pu ensuite faire une pause dans la discussion pour redéfinir le cadre. Ceci a permis d’avancer sur un terrain plus solide et fertile, et en plus avec un niveau de communication plus élevé (j’ai écouté, intégré et compris le problème et la vision de mon interlocuteur, et j’ai adapté mon attitude et mon discours — et ça ne lui est pas passé inaperçu). Dans d’autres cas, j’ai pu découvrir des points de vue que je n’avais pas du tout envisagés, et c’est aussi un point bénéfique de l’application de ce principe, et c’est une belle astuce pour pouvoir se débloquer dans un projet.

Et enfin, ce dernier cas de figure permet en fait la réunion des deux principes de la semaine. En effet, lorsqu’une personne vous permet d’avancer dans vos projets de part le simple fait d’argumenter sur son désaccord avec votre idée, c’est au final un superbe cadeau qu’elle vous fait ! Déjà, le premier point, c’est qu’elle s’intéresse vraiment à vous et votre projet/idée. En effet, si la personne s’en foutait, pourquoi prendrait-elle le temps d’argumenter et de s’énerver ? C’est donc déjà un signe que vous avez de l’importance à ses yeux. Commencez donc par en être reconnaissant(e) ! 🙂 Et ensuite, valorisez sincèrement sa contribution à votre projet. Dans tous les cas, cette personne vous aura soit apporté des nouvelles idées, soit vous aura montré où sont les failles dans la manière que vous avez de présenter vos idées/projets. Et c’est donc l’occasion de s’améliorer !

En conclusion de cette semaine, je peux dire que j’ai été assez étonné des résultats produits par l’application de ces deux principes. Et surtout, ce qui me paraît important, c’est la mise en lumière de la nécessité de d’abord mettre en place les briques des principes précédents, qui permettent de mettre en pratique ceux de cette semaine sans grande difficulté, car l’état d’esprit est déjà là, prêt être utilisé. Et je remarque que si l’on prend tout comme une opportunité à grandir et qu’on peut apporter des morceaux de bonheur aux autres par des actions simples, le bilan de chaque journée devient de plus en plus positif et j’ai pu constater que mon niveau de bonheur monte, et ma performance et mon efficacité aussi. Bref, c’est vraiment du gagnant/gagnant.

Et vous, où en êtes-vous dans votre niveau de communication ? Connaissez-vous et reconnaissez-vous les personnes avec qui vous passez le plus de temps ? Voyez-vous le côté constructif d’une discussion avec une personne qui ne partage pas vos idées ?

@ bientôt pour la suite des aventures dans l’exploration de l’univers et des lois de la communication ! 🙂


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

Semaine 2 : ici

Semaine 3 :  ici

Semaine 4 : ici

Semaine 5 : ici !

Semaine 6 : ici

Semaine 7 : ici

Semaine 8 : ici

Semaine 9 : ici

Semaine 10 : ici

Semaine 11 : ici

Semaine 12 : ici

Semaine 13 : ici

Semaine 14 : ici

Semaine 15 : ici