[Défi communication semaine 13/15] Utiliser le questionnement et le tact

Travailler en équipe sur un projet n’est jamais une chose aisée, et c’est d’autant plus vrai qu’il y a un nombre important de personnes. Au sein d’un projet, il se peut que des tensions apparaissent, de manière naturelle, au fil du temps entre les personnes, qu’elles soient au même niveau hiérarchique ou à des niveaux différents, et ce dans les deux sens. C’est un phénomène normal, qu’il convient d’anticiper, et les techniques et astuces décrites dans cet article vont vous permettre non seulement de régler, voire d’éviter, des tensions dans les relations avec les personnes qui vous entourent, mais peuvent aussi faire avancer le projet bien plus vite.

En s’appuyant sur tous les éléments que l’on a vu au cours des précédentes semaines de ce challenge sur la mise en pratique des Principes de Communication de Dale Carnegie, on peut grâce aux principes suivants améliorer la dynamique et l’ambiance d’une équipe de personnes. Au sein d’une entreprise, ils sont très importants dans le sens « descendant » de la hiérarchie (c’est-à-dire du manager vers les managés), mais ils sont aussi à utiliser dans le sens inverse, et ont d’ailleurs un impact assez fort quand ils sont bien utilisés.

Principes de la semaine

Principe 25 : Posez des questions plutôt que de donner des ordres directs

On est bien souvent tenté de donner notre avis de manière directe et tranché sur ce qu’une personne doit faire lorsque celle-ci nous demande notre avis, ou lorsque l’on remarque qu’elle semble un peu « perdue » ou bien qu’elle semble avoir commis une erreur. Bien souvent, cela part d’une bonne intention, celle d’aider la personne, en nous appuyant sur notre expérience et nos connaissances. Cependant, c’est une communication à sens unique, qui peut dans certains cas amener à quelque chose de non productif si la personne n’accepte pas « l’ordre » qu’on lui donne, ou mène à une propre déconsidération de la personne elle-même qui va se sentir inférieure. Il semble plus judicieux de s’intéresser aux conditions dans lesquelles se trouve la personne, comprendre ses points de blocage, et obtenir ses idées sur la façon dont elle résoudrait la situation. Une étape préalable de clarification du sujet peut parfois être nécessaire. De même, lorsque vous voulez proposer une solution, préférez la proposition sous la forme d’une question, montrant que vous sollicitez l’avis de la personne sur votre idée, afin qu’elle se l’approprie si elle semble lui convenir.

Le but ici est de créer un climat de confiance et de bienveillance afin d’avancer ensemble vers une solution. Aussi, on a déjà pu voir que si l’on construit une solution ensemble, la personne va se l’approprier et elle sera ainsi plus encline à réaliser l’action que si on lui « impose ».

Principe 26 : Laissez votre interlocuteur sauver la face

Personne n’aime être blessé dans son amour propre. C’est un des points les plus fragile de notre ego. Il est donc important d’y faire très attention. Le fait de blesser l’ego d’une personne peut entraîner chez elle une perte de confiance en elle et en ses capacités, pouvant aller jusqu’à provoquer une dépression. Cela peut aussi créer de fortes tensions et installer un climat conflictuel et de méfiance, créant ainsi une mauvaise ambiance.

À l’inverse, si l’on fait attention à préserver l’ego de la personne, en utilisant les principes des dernières semaines, en indiquant par exemple ses propres erreurs, et que tout le monde peut en faire, la personne acceptera mieux cet état de fait. On peut même ici aller plus loin en indiquant que l’on a confiance en le fait que la personne va s’en sortir, et même grandir et apprendre de cette situation.

Bilan

J’ai aujourd’hui la chance de travailler sur un projet complexe, de grande envergure, depuis plusieurs années (6 ans) au sein d’une équipe d’une dizaine de personnes. La particularité de cette équipe est qu’au cours de l’année dernière elle a été renouvelée en quasi intégralité. Je suis le seul « rescapé » de l’équipe originale. Cela fait de moi la personne ayant le plus d’expérience sur le projet, et de ce fait je suis très régulièrement sollicité sur plein d’aspects très variés du projet, allant de points techniques d’implémentation et d’architecture à des conseils sur l’organisation du projet et du travail de l’équipe. C’est une position tout à fait intéressante 🙂 Et les principes de la semaines sont très appropriés dans ce genre de situation, avec une attention particulière pour le Principe 25 qui est la base du domaine qui me passionne : le coaching !

Dans ce cadre là, lorsqu’une personne vient me solliciter, qu’importe la raison, la première chose que je fais c’est de lui accorder toute mon attention — si je ne peux pas le faire, alors je demande à la personne de revenir un peu plus tard, ou alors je lui indique que c’est moi qui viendrai la voir quand je serai disponible. C’est un point important (comme on l’a déjà vu dans les précédents épisodes de cette série) car je dois être sûr de comprendre parfaitement la demande de la personne. Même si j’ai une idée de ce que la personne veut, et si j’ai déjà une réponse en tête, je « joue à l’extra-terrestre » en lui demandant d’être la plus précise possible. C’est une astuce qui permet bien souvent de laisser la personne découvrir par elle-même la solution. En effet, on pense bien souvent avoir un problème, et rien que le fait d’énoncer de manière claire et précise l’objet de la question, des éléments de réponses apparaissent comme par magie ! C’est un principe neurologique qui fait que notre cerveau, dès qu’il entend une question, qu’elle vienne de nous ou de l’extérieur, il se met en mode recherche, en étant focalisé sur l’énoncé. Ainsi, si on demande à la personne d’énoncer de manière claire et précise son sujet, avec tous les détails nécessaires, il est fréquent qu’elle trouve elle-même la réponse. Et si ce n’est pas le cas, alors le périmètre est, normalement, bien détouré et vous pourrez alors faire vos suggestions, là encore sous forme de pistes à explorer ou éventuellement de conseils. Une astuce très rigolote à mettre en œuvre pour gagner beaucoup de temps et surtout épargner une personne qui passerait son temps à « répondre » aux questions des autres, c’est de mettre en place un buste (imprimé sur une imprimante 3D par exemple) ou un mannequin pour que les personnes viennent lui expliquer leur problème. Car la mécanique n’a pas forcément besoin d’avoir une vraie personne à qui poser la question. Cela peut paraître étrange, mais le résultat peut vous bluffer 😉 En plus cela a l’avantage d’ajouter un rituel et un objet sympa pour l’ambiance de l’équipe.

Pour la mise en pratique du Principe 26, la mécanique repose un peu sur la même chose. Prenons le cas d’une personne qui a commis une erreur (introduction d’un bug dans du code, erreur de chiffres dans une présentation, dans la gestion d’une communication, …). Il s’agit tout d’abord de dédramatiser la situation, et de rappeler que ça peut arriver à tout le monde — rappelez-vous de l’épisode précédent dans lequel il était indiqué qu’il est préférable de commencer en mentionnant ses propres erreurs passées. Ainsi, on crée un climat plus propice à faire avancer les choses. L’objectif à ce moment là est de comprendre comment l’erreur a pu se produire et comment on peut s’en prémunir à l’avenir. Le but du jeu étant que la personne s’améliore et grandisse grâce à ce qui s’est passé. Il est à noter que l’on va soi-même apprendre de cette situation ! Et devinez quel est l’outil magique à utiliser dans cette situation ? Vous avez trouvé ?! Le questionnement bien sûr ! Encore une fois, indiquer à la personne ses faiblesses et lui dire quoi faire, c’est bien moins puissant que de lui poser les questions lui permettant de chercher et construire ses propres réponses. Le principe ici est de poser des questions en allant de plus en plus dans le détail jusqu’à ce que la personne soit convaincue, et que la solution semble vraiment adaptée. Ce qu’il y a de magique dans cette pratique, c’est que bien souvent on a une idée de comment résoudre la situation, et en fait, au fil des questions et de la réflexion de la personne, on peut se laisser surprendre par une idée à laquelle on n’avait pas du tout pensé, qui se peut être tout aussi bien, voire même parfois meilleure, que celles auxquelles on avait pensé.

 

En conclusion, vous l’aurez compris — je pense — que je suis un grand fan du questionnement. C’est une pratique qui permet aux deux parties de grandir et d’apprendre dans un contexte bienveillant. Et grâce à cette technique, avec la mise en pratique de tous les principes que l’on a déjà vu, les personnes évoluent, se sentent bien dans leur vie et leur travail, et les performances augmentent comme par magie 🙂

Et vous, dans votre quotidien, pratiquez-vous aussi le questionnement ? Ou êtes-vous plutôt orienté vers le conseil ? Que pensez-vous de mettre en place un mannequin ou un buste avec qui dialoguer pour éclaircir vos idées ? Si vous avez d’autres idées décalées de ce genre, je serais ravi de les lire dans les commentaires ! À vos marques ! Prêts ?! Questionnez !! 😀

 


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[Défi communication semaine 12/15] Tout le monde fait des erreurs, moi aussi

Le propre même de l’humain est d’apprendre, en permanence, et pour ça il existe un mécanisme très efficace : essayer, échouer, comprendre,  adapter, recommencer ! Vous n’êtes pas convaincu par ce principe ? J’ai alors une question simple : est-ce que vous marchez ? Si oui, comment est-ce arrivé ? Êtes-vous né(e) en sachant marcher ? Est-ce qu’un jour vous vous êtes dit « Ok, assez d’être à quatre pattes, je me mets debout et je marche, je cours ! » ? La réponse est bien évidemment non. Vous avez fait des centaines voire des milliers d’erreurs et de tentatives, avant de pouvoir ne serait-ce que vous tenir debout, puis après faire un premier pas, avancer, et rester debout. Il en va de même pour tout ce qu’on sait. Dans votre activité actuelle, peu importe le niveau que vous avez atteint, vous n’avez pas commencé à ce niveau là. C’est une succession d’apprentissages.

Alors, effectivement, il existe des cours, des livres, des enseignements pour nous permettre d’aller plus vite. Cependant, dès lors que l’on pratique, quoi qu’il arrive, on va faire des erreurs, ou alors c’est qu’on ne progresse pas dans cette activité. Aussi, pensez à cette notion là : tout cours provient de la synthèse des erreurs et tentatives d’autres personnes avant vous ! Avant de pouvoir écrire un manuel de mathématiques, de physique, de chimie, ou quoique ce soit, des personnes ont du faire des erreurs, des tentatives pour découvrir et mettre au point tout ce savoir, afin de le restituer à d’autres personnes. Ensuite, celles-ci peuvent démarrer à un point de connaissance plus avancé plus rapidement, afin de faire leurs propres erreurs et tentatives pour faire avancer le domaine en question.

Comme le disait Thomas Edison :

Je n’ai pas eu 1000 échecs avant de réussir à créer l’ampoule électrique, mais j’ai réussi à trouver 1000 façons de ne pas faire une ampoule.

Principes de la semaine

Principe 23 : Faites remarquer défauts ou erreurs de manière indirecte

Personne n’apprécie que l’on dénigre ouvertement ses actions, ses réalisations. Même si ce sont des erreurs, on opte souvent pour un réflexe « défensif » dans lequel on ne veut pas admettre nos erreurs, ou très difficilement. N’avez-vous jamais expérimenté la situation suivante : une personne vient vous faire remarquer une erreur ou un comportement inapproprié, et que tant que la personne était en face de vous vous refusiez de l’admettre, mais une fois partie et votre calme retrouvé, vous dire que, finalement, elle avait raison ? La question « riche » que vous devez vous poser alors est : comment aurait dû agir cette personne pour que je ne me sente pas agressé(e)/offensé(e) ? Et avec la réponse à cette question, vous pourrez signifier, de manière indirecte et en douceur les défauts et erreurs aux autres.

Parfois, il suffit de corriger soi-même la situation, si possible, et ensuite faire remarquer à la personne concernée combien sans cette erreur ou ce défaut c’est bien mieux — sans jamais mentionner que la personne est en faute. Ainsi, quand elle refera la « faute », elle pourra se rendre compte par elle-même que quelque chose ne va pas et qu’il faut corriger. Il est souvent bien plus facile de montrer ce qui est « bien » pour que les personnes puissent se rendre compte par elles-mêmes des défauts à corriger, et appliquer les bonnes mesures.

Principe 24 : Mentionnez vos erreurs avant de corriger celles des autres

Comme mentionné en introduction, tout le monde fait des erreurs. C’est le principe même de notre système d’apprentissage, et nous bâtissons notre civilisation en capitalisant sur les erreurs et tentatives faites par tous nos prédécesseurs. De même, dans votre activité, dans votre vie de manière générale, vous en êtes arrivé là où vous en êtes par apprentissage, avec son lot d’essais et d’erreurs. Tout ceci constitue votre propre expérience de votre activité et de votre vie. Et, rassurez-vous (ou pas !), vous ferez des erreurs jusqu’à la fin de votre vie 😉 Ne perdez jamais cette idée de vue, car c’est une grande richesse à transmettre au monde ! Les enseignements que vous avez reçus proviennent de la synthèse des erreurs et essais des personnes qui vous ont précédé ! Pourquoi ne pas participer à la formation des générations futures en faisant profiter de votre savoir, et de vos erreurs et des apprentissages que vous en avez tiré ?

Aussi, quand vous faites face à une personne qui fait une erreur, et qui n’a pas toute votre expérience (forcément, vous avez déjà vécu et fait cette erreur pour pouvoir la qualifier comme erreur chez l’autre 😉 ), soyez humble et rappelez-vous à quel moment ça vous est arrivé. Et même si ce n’est pas exactement la même chose, mentionnez que vous en avez fait et que vous en faites encore. Ça calmera immédiatement votre interlocuteur, et vous pourrez ainsi transmettre votre savoir pour que la personne puisse, tout comme vous l’avez fait par le passé et aujourd’hui encore, progresser et devenir encore meilleure !

Bilan

Évoluant maintenant depuis plusieurs années sur le même projet, je considère avoir acquis une certaine expérience, tant dans le domaine technique que relationnel. J’ai pu à de maintes reprises faire face à la situation dans laquelle une chose ne fonctionnait pas comme je le voulais, pester contre cette « maudite personne » qui l’avait écrite, pour au final me rendre compte que cette personne, c’était moi, quelques mois voire quelques années plus tôt ! J’ai ainsi pu développer ma philosophie qui consiste, quand quelqu’un vient me dire que quelque chose ne fonctionne pas dans le projet, à dire avec un grand sourire « ha ! c’est peut-être ma faute ! 🙂 ». Il arrive, assez régulièrement, que ce soit le cas, et pour tous les autres cas, le fait que je sois dans cet état d’esprit permet à la personne qui a fait cette erreur de se sentir mieux, car elle n’est pas la seule dans ce cas. C’est donc une manière de mettre en œuvre le Principe 24. L’astuce d’utiliser l’humour et surtout l’auto-dérision permet de créer un contexte bienveillant. De même, j’aime à transmettre l’idée que tout ce qui est fait a été fait pour une bonne raison et du mieux possible au moment où ça a été fait, et qu’il est possible que ça ne corresponde plus aux attentes d’aujourd’hui, et qu’il serait bon de se pencher sur le sujet pour l’améliorer et en faire une meilleure version. Quand on a l’esprit ouvert, on accepte plus facilement les critiques, et surtout on les prend comme des sources d’apprentissage qui nous permettent de nous améliorer et d’avancer toujours plus loin.

La mise en pratique du Principe 23 est quant à elle un peu plus subtile. Je dois bien avouer que j’ai plutôt une approche directe, sur le thème de l’humour. Cependant, une manière que je trouve intéressante est de la combiner avec l’approche du « je n’aurais pas fait comme ça, mais pourquoi pas, voyons ce que ça donne ». Je me positionne ici avec un niveau de certitude assez élevé sur le fait que la personne a commis ou va commettre une erreur, mais je laisse le champ ouvert au fait que je peux me tromper, et que je serais ravi d’apprendre de « mon » erreur. J’aime aussi amener la personne à découvrir sa propre erreur en lui posant des questions, lui permettant de pousser son cheminement plus loin, et essayer de voir sa réalisation sous différents angles, et ainsi voir ce qui pourrait ne pas aller. C’est une des manières que j’ai trouvées pour faire passer le message et surtout essayer de transmettre mon état d’esprit afin que les autres puissent aussi développer le muscle du questionnement et ne pas avoir peur de faire des erreurs, car quoiqu’il arrive tout le monde en fait, et c’est comme ça qu’on avance !

L’astuce supplémentaire que j’aime ajouter est qu’à chaque « erreur » trouvée, non seulement on peut y trouver une solution, mais surtout comprendre pourquoi ça a été fait comme ça, dans quel contexte, et quelle leçon on peut en tirer. Le fait de rendre le processus visible et vivant permet, selon moi, de rendre l’apprentissage bien plus efficace, et surtout crée une bien meilleure ambiance parmi les personnes qui mettent ce principe en pratique.

En conclusion, on fait toutes et tous des erreurs, et c’est tant mieux, cela veut dire que l’on progresse. L’important est de savoir en tirer parti, et de s’en servir pour faire avancer les autres. Loin d’être quelque chose de mauvais, l’erreur fait partie du processus et est une source intéressante d’apprentissage dont il faut se servir.

Et vous, faites-vous des erreurs ? Accueillez-vous avec bienveillance et soif d’apprendre vos erreurs, quand vous les découvrez ou qu’on vous les fait voir ? Quelle est votre méthode à vous pour indiquer en douceur aux autres leurs erreurs ?

 


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[Défi communication semaine 11/15] Faites des éloges sincères et lancez des défis

Quoi de plus attirant et épanouissant qu’un environnement dans lequel règne la bienveillance et un esprit d’émulation de groupe, invitant tout un chacun à donner le meilleur de lui-même pour son propre bien et celui des autres ? C’est un état d’esprit qui devrait être construit au travail dans toute équipe, mais aussi dans tous nos cercles de relations, que ce soit avec nos amis ou notre famille. Construire un tel environnement vous permettra d’évoluer de manière exponentielle et vous permettra aussi d’avoir tout plein d’histoires et d’anecdotes à raconter plus tard, à vos enfants, petits-enfants, et bien d’autres 🙂

Comment arriver à cela ? C’est assez simple en réalité, et les 2 principes de cette semaine en sont les ingrédients essentiels, voire en sont la base. Comme d’habitude, ils viennent compléter tout l’attirail que l’on a pu aborder au cours des précédents épisodes. Cependant, ces deux-là vont au-delà du champ de la communication pour plus venir agrémenter, si ce n’est bousculer, notre style de vie. Du moins, c’est ainsi que je les interprète et les intègre dans ma vie.

Principes de la semaine

Principe 21 : Lancez des défis

Notre cerveau est une machine formidable, optimisée pour construire des habitudes. Son but est de créer des autoroutes neurologiques pour que tout soit géré de manière automatique. On le voit (malheureusement) bien dans notre vie de tous les jours : on se lève à la même heure, avec le même rituel du matin avant d’aller au travail, puis rentrer manger, se divertir puis aller se coucher, pour mieux recommencer le lendemain. Voyez-vous ce qui se cache derrière cette définition ? Prenez quelques secondes pour y réfléchir 😉

Ce qui stimule notre cerveau c’est de chercher à automatiser nos actions. Et donc, que se passe-t-il lorsque l’on a automatisé toute sa vie ? Notre cerveau n’est alors plus stimulé, et c’est à ce moment là qu’une forme de dégénérescence peut survenir ! C’est pourquoi il faut se lancer des défis et sortir de sa zone de confort, bousculer ses habitudes, pour stimuler à nouveau notre cerveau. Lancez-vous le défi de faire quelque chose de nouveau et d’un peu inconfortable sur une période 14 jours ou un mois, et renouvelez l’opération en continu. Votre cerveau va vous en remercier, et surtout vous apprendrez plein de choses chaque année, en agrandissant à chaque fois vos connaissances et votre zone de confort !

Principe 22 : Commencez par des éloges sincères

Quoi de plus satisfaisant pour son égo que d’entendre des éloges à son sujet ? Cela procure une décharge de bien-être et cela renforce notre estime de nous-même et notre confiance en nous. En ayant ce principe en tête, pourquoi ne pas aborder une personne en lui faisant une éloge sincère ? Trouvez un point sur lequel la personne s’est dépassée et a donné le meilleur d’elle-même et démarrez votre conversation sur ce point.  Cela peut aussi être une remarque ponctuelle, sans que cela amène à une discussion. Rappelez vous combien cela fait du bien, et que c’est juste une toute petite phrase qui ne prend pas de temps ni d’énergie.

Bilan

Pendant de nombreuses années j’ai avancé en solitaire, en ne comptant que sur moi-même et en faisant tout par moi-même. J’avais assez peu d’amis mais ça m’allait bien. C’est du moins la croyance que j’avais créée. Depuis quelques années, un peu par la force des choses, j’ai du intégrer des groupes et travailler et évoluer avec eux. J’ai pu me rendre compte à quel point travailler en groupe ou en équipe permet d’avancer plus rapidement. Et ces derniers mois, j’expérimente un niveau supérieur en participant à des masterminds. Ce sont des groupes de personnes qui ont pour objectif d’avancer et se dépasser sur une thématique particulière. Chacun y apporte ses connaissances et ses challenges. Et dans de tels groupes, la bienveillance est de mise, car chacun arrive avec son propre niveau, et l’on sait que tout un chacun peu aider les autres d’une manière ou d’une autre, même d’une façon dont on ne s’y attendrait pas. Par exemple, simplement le fait de demander un éclaircissement sur une situation ou un fait peut permettre à la personne soumettant le problème de trouver au moins une piste de solution — ainsi, chacun est gagnant ! Ensuite au-delà de la bienveillance, les autres membres vont venir nous challenger et nous lancer des défis, à notre mesure pour qu’on puisse avancer vers notre objectif. Et aussi, à chaque rencontre, on célèbre chaque victoire pour chaque personne. C’est un moment très important car cela renforce la dynamique de groupe. Dans ce cadre là, en appliquant les Principes 21 et 22, on peut créer un espace dans lequel peut s’épanouir un cerveau collectif qui permet à chaque personne d’évoluer à une vitesse bien plus grande que si elle était restée seule.

Ces principes s’appliquent aussi dans le cadre du travail en agissant de la même manière, dans une moindre mesure peut-être, avec ses collègues. Pour faire avancer un projet, il est important d’avoir une équipe motivée et inspirée par le projet en lui-même. Et au-delà de ça, il est nécessaire que chaque membre de l’équipe puisse s’épanouir et se sentir reconnu en tant que personne importante et à part entière. Ainsi, chaque fois que possible, il est important de faire l’éloge du travail accompli. Il n’y a pas de petite victoire ! Chacun et chacune en est rendu(e) à son niveau et il ne sert à rien de classer les réussites. Chaque personne est unique. Ainsi, même si pour vous cela semble un « basique », cela ne l’est pas forcément pour la personne qui vient de le réaliser. Ainsi, si vous venez la féliciter, elle augmentera alors sa confiance en elle et son estime d’elle-même, devenant par la suite meilleure dans son travail. La petite astuce pour constituer une équipe qui avance plus que les autres,  c’est qu’après avoir fait l’éloge de la tâche accomplie, pourquoi ne pas lancer un petit défi pour aller un peu plus loin. Ce n’est cependant pas forcément quelque chose à faire à chaque fois, mais si on sent la personne dans une bonne dynamique, il peut être intéressant de voir si on peut pousser un peu plus loin.

Il existe plein de moyens différents pour se lancer des petits défis au sein d’une équipe, ou d’un groupe, qui va permettre à chacun de se dépasser et de prendre plaisir à ce qu’il fait. Cela permet aussi de créer une cohésion entre les personnes, car elles vivent ensemble des moments forts et de sortie de zone confort — ce n’est pas rien ! Et ne pas oublier à chaque fois de célébrer les avancées, quelles qu’elles soient, c’est là la clé principale 🙂

Je tiens cependant à mettre en garde contre le fait de se lancer des défis trop grands, trop ambitieux. On peut facilement tomber dans l’excès et finalement se lancer et/ou accepter des défis irréalisables, ou du moins qui ne nous sont pas écologiques. Il est plus intéressant de se lancer des défis plus petits, quitte à les améliorer régulièrement, et les atteindre. C’est bien plus gratifiant et on crée ainsi la croyance que l’on peut continuer d’avancer en sortant de sa zone de confort, et d’y prendre plaisir. De même, ne pas se comparer aux autres est important. Chaque personne est unique ! Vous êtes unique ! Je suis unique ! Le défi d’une personne peut vous inspirer, cependant, aujourd’hui, il vous est inaccessible. Rien ne vous empêche de trouver une manière de vous lancer un défi qui en reprenne les grandes lignes qui vous inspirent, en l’adaptant à votre niveau, et ainsi avancer vous aussi. Gardez en tête ce mantra  : « Je suis assez ». Pas besoin de faire comme tout le monde, faites comme vous-même. Et enfin, soyez tout aussi bienveillant avec vous-même et pensez bien à célébrer chaque victoire et réussite de défi ! 😉

 

En conclusion je dirais que ces deux principes sont des éléments puissants dans la communication, et plus particulièrement dans la construction de la dynamique d’un groupe de personnes, que ce soit dans la sphère privée ou dans le monde du travail. Mais au-delà de ça, je leur trouve une application toute particulière d’un point de vue personnel, qui pour moi est une source d’épanouissement depuis plusieurs mois maintenant, et qui définit aujourd’hui mon mode de vie.

Rendez-vous service en vous lançant régulièrement des défis, et si vous aimez sincèrement les personnes de votre entourage, lancez-leur aussi des défis pour les stimuler et favoriser leur bien-être ! 😀

Dites-moi en commentaires quel est le défi que vous vous engagez à relever au cours des 14 prochains jours ?

 


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[Défi communication semaine 10/15] Présenter ses idées de façon à fortement marquer les esprits

On peut bien avoir la meilleure idée du monde, et que les personnes à qui on la présente en retireraient de gros bénéfices, mais si on ne sait pas bien la présenter, et peut ne pas être acceptée. Comme on l’a déjà abordé au cours des précédents épisodes, la manière la plus efficace de communiquer avec quelqu’un, c’est de lui parler dans son système de valeurs, dans son propre univers.  Le fait d’utiliser le vocabulaire et les images qui intéressent votre interlocuteur, votre message et vos idées ont de bien plus grandes chances de passer. On peut cependant aller encore plus loin. Dans la suite je vais présenter 2 techniques pour drastiquement augmenter vos chances de faire passer votre message, vos idées, ou bien de mieux vendre votre produit.

Dans l’idée, on va se rapprocher du bien connu « un petit dessin vaut mieux qu’un long discours » ! Sauf que là, le dessin ne va pas être petit et il va posséder des caractéristiques particulières et adaptées à votre interlocuteur.

Principes de la semaine

Principe 19 : Faites appel aux sentiments élevés

Un message, sous quelque forme qu’il soit (audio, image, vidéo, odeur …) n’a pas le même impact suivant l’univers utilisé. Notre cerveau se focalise en permanence sur tout ce qui est en relation avec nos valeurs hautes. Pour certain(e)s c’est la famille, pour d’autres c’est la santé, l’argent, la culture, la sexualité, la spiritualité, les ami(e)s, ou la carrière. Dès lors qu’un message porte sur une de nos valeurs hautes, notre attention se focalise et nous sommes plus enclins à soit adhérer, soit complètement rejeter l’idée. Ainsi, faire appel aux sentiments élevés (autrement dit les valeurs hautes) donne l’assurance d’avoir des personnes convaincues si elles adhèrent à votre idée. Faites le test lorsqu’une publicité vous donne envie d’acheter un produit, quelle est la valeur qui a été activée en vous ?

Principe 20 : Démontrez spectaculairement vos idées ; frappez la vue et l’imagination

Pour ce principe, on peut largement s’inspirer du proverbe du « petit dessin ». Parler d’une idée fait principalement appel à l’intellect de votre interlocuteur. Certain(e)s, de par leur nature et caractère, s’en feront des représentations, suivant ce qu’ils/elles s’autorisent imaginer en fonction de ce qu’ils/elles ont compris. Cependant, si vous voulez faire en sorte que votre idée soit marquante, vous devez faire quelque chose de spectaculaire, d’inattendu, hors norme.  Attention, pas besoin forcément d’effets pyrotechniques 😉 L’effet peut être produit par une présentation et une mise en forme peu conventionnelle. Par exemple, plutôt que de présenter un bilan de chiffres sur l’évolution des ventes de plusieurs produits avec des courbes, pourquoi ne pas utiliser les produits eux mêmes, en leur collant des étiquettes avec les points importants marqués dessus ? Cette technique marquera assurément les mémoires. Surtout, en utilisant cette technique, vous créerez une atmosphère différente de d’habitude et vous obtiendrez bien plus d’attention.

Bilan

Lorsque l’on connaît bien les personnes avec qui l’on interagit régulièrement, il est très intéressant d’identifier quelles sont leurs valeurs hautes, afin d’utiliser le Principe 19. Ceci se fait en portant une vraie attention lors des différents échanges, en prenant soin de remarquer quel est vocabulaire utilisé, quels sont les sujets sur lesquels la personne, une fois lancée, devient inarrêtable, ou des souvenirs et événements marquants qui lui redonne de l’énergie (haute ou basse). Dès lors, on peut employer tout ce qui est disponible dans cet univers pour dialoguer avec la personne et ainsi avoir un impact plus fort. Comme mentionné plus haut, il se peut que cela provoque l’effet inverse que celui attendu, car si la personne n’est pas d’accord, elle le sera avec encore plus de « conviction » et elle s’en rappellera. C’est le risque à prendre. Et l’autre pendant, c’est qu’en quelques mots la personne peut être convaincue et devenir une alliée. Ainsi on obtient des vrais « oui » et « non », et on sait à quoi s’en tenir.  Je sais aujourd’hui que je peux discuter de certains sujets avec des personnes, alors qu’avec d’autres c’est presque devenu impossible. Au moins, la situation est claire 🙂

Pour la mise en œuvre du Principe 20, de part ma formation en recherche scientifique, j’aime beaucoup utiliser un tableau pour faire des schémas explicatifs et « exploratifs ». Ceci permet bien souvent de mettre en lumière de manière directe une idée, et surtout cela permet de comparer plusieurs approches très rapidement. Aussi, j’aime beaucoup faire appel à l’imagination, aussi bien la mienne que celle des autres. Se projeter dans l’avenir, plus ou moins lointain pour essayer de déterminer quelles pourraient être les conséquences de certains choix. Ainsi, quand les personnes vivent par elles-mêmes la situation (imaginée), l’idée d’origine reste plus ancrée et a une plus forte valeur.

Aussi, cette semaine, j’ai eu l’occasion de mettre en pratique la combinaison de ces deux principes lors d’une séance de coaching. Le principe de l’exercice est assez simple : pour prendre une décision, je propose à la personne de se projeter dans 5 ans, et de me dire ce qu’il se passe pour elle si elle a validé le choix aujourd’hui. Comment se sent-elle ? Quelles sont ses sensations ? Qu’est-ce que ça a changé dans sa vie ? Il est important de demander à la personne de bien ressentir ce qu’il se passe, en étant vraiment dans le futur. Puis après avoir exploré un choix, on explore son opposé. Ce qui est magique avec cet exercice, c’est qu’à la fin la personne peut déterminer quel est son choix, car elle a pu expérimenter les deux aspects. L’important ici est qu’elle a projeté ses propres valeurs et les a vécues.

En conclusion, avec l’utilisation de ces deux principes qui font appel aux valeurs hautes et à l’imagination des personnes avec qui l’on échange, on peut avoir un impact plus fort sur leur esprit. Et il faut être prêt à ce que les personnes puissent fortement rejeter notre idée, au même degré qu’elles peuvent fortement y adhérer. Aussi, savoir mettre en forme nos idées et les présenter sous une forme inédite permet de marquer les esprits. Ceci peut servir dans le domaine du marketing, mais aussi dans le cercle privé pour « vendre » une idée de projet de vacances ou d’achat par exemple.

Et vous, êtes-vous plutôt conventionnels dans la présentations de vos idées ? Faites-vous appel aux valeurs hautes de vos interlocuteurs ? Mettez en commentaires ce que ces techniques vous inspirent 🙂

 


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[Défi communication semaine 9/15] Accueillir avec sympathie les idées et désirs de son interlocuteur en adoptant son point de vue

Dans chacune des interactions que nous avons au quotidien, nous parlons avec notre propre représentation du monde, nos propres désirs, rêves et envies. Et ainsi toutes nos réflexions et paroles sont dirigées vers ce qui nous intéresse nous avant tout. C’est tout à fait humain, et chacun fonctionne ainsi. Et donc, quand on discute avec une personne, on « confronte » nos deux mondes, en essayant de faire, dans le meilleur des cas, progresser chacune des parties dans le sens qui lui convient. C’est le principe même de l’économie : échanger une valeur que l’on a contre une dont on a besoin et que l’on n’a pas.

Cette semaine m’est revenue en mémoire une citation que j’apprécie beaucoup et qui est on ne peut plus adéquate pour les deux principes mis en place :

« Quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, et qu’on sait ce qu’on sait, on a bien raison de penser ce qu’on pense !  » — Pierre Dac

La mise en  œuvre des deux principes de la semaine peuvent changer votre vie, avec par exemple la possibilité de découvrir les petits détails qui vont faire que vous allez adapter votre produit avec un simple ajustement et faire décoller vos ventes, ou en changeant votre attitude face à une personne dans une situation délicate dans laquelle vous lui devez quelque chose (règlement en retard d’une facture par exemple) ; et surtout, vous allez pouvoir proposer plus de valeur tout en vous évitant la colère des confrontations, dont l’issue est bien souvent stérile.

Principes de la semaine

Principe 17 : Efforcez-vous de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur

Comme énoncé dans l’introduction, chacun arrive dans une conversation avec sa propre vision des choses. Prenons le cas d’une personne qui offre un service (tel un dentiste, un coiffeur, un masseur, un artisan du bâtiment … choisissez le cas qui vous parle le plus) qui a de nombreux clients, dont vous. Disons qu’il vous arrive, de temps en temps, d’avoir quelques  retards de paiement pour ses services. De votre point de vue, dans votre monde, ce n’est pas une somme qui est si grande qu’elle pourrait avoir beaucoup d’influence. Cependant, du point de vue de l’autre personne, vous n’êtes probablement pas un cas isolé, et toute rentrée d’argent est « essentielle » car elle vit de ça. Et aussi, imaginez qu’elle soit dépenser du temps, de l’énergie et de l’argent pour demander à toutes les personnes de bien vouloir la payer. Pendant ce temps, elle ne fait pas ce qu’elle a à faire, autre que recouvrir des créances. Ainsi, si lorsque vous êtes dans cette situation vous vous mettez à sa place, vous comprendrez mieux les enjeux qu’elle vit et vous entrerez en empathie avec elle. Donc, vous comprendrez mieux son attitude et vous vous efforcerez de trouver sincèrement un terrain d’entente mutuelle, dans un mode gagnant/gagnant.

Principe 18 : Accueillez avec sympathie les idées et désirs des autres

Comme chacun évolue en permanence dans son propre monde, les idées et les désirs nous sont propres. Ainsi, de quel droit pouvons-nous juger les idées et désirs des autres ? Nous ne sommes pas à leur place et nous ne vivons pas les mêmes enjeux. Cependant, plutôt que de juger les idées et désirs des autres, prenez le temps de les accueillir et de bien les comprendre. Ainsi vous pourrez savoir comment vous pourrez apporter le plus de valeur aux autres, en détectant ce qui est important pour eux. Ainsi, parfois, pour améliorer la vente d’un produit ou service, il suffira de changer l’axe du message de vente pour que votre client soit plus touché et que ça lui donne la sensation d’avancer vers ses objectifs. Aussi, accueillir sans jugement les idées de autres peut permettre parfois de voir les choses sous un nouvel angle, et nous aider à nous débloquer d’une situation dans laquelle nous tournons en rond depuis un moment.

Bilan

Je trouve encore une fois que la combinaison des deux principes produit des résultats très étonnants. Ces deux principes me parlent d’autant plus que c’est en lien direct avec le monde de l’accompagnement (coaching), car c’en est un de piliers de base. De même, ce sont deux outils de marketing qui peuvent être très puissants.

Il est assez amusant de voir ce que la mise en œuvre du Principe 18 introduit comme comportement chez l’autre. En effet, dans notre société où chacun a ses propres idées et désirs, dès lors qu’une personne exprime quelque chose de différent, on a fortement tendance à exprimer son désaccord et argumenter du pourquoi c’est bien ou pas bien. Ainsi, lorsque l’on est simplement dans l’écoute bienveillante et que l’on accueille les désirs et idées de l’autre, sans porter de jugement, cela résulte bien souvent en un processus à 3 phases. La première est que la personne est hésitante à aller jusqu’au bout de sa pensée, se préparant à être coupée à n’importe quel moment. Puis, une fois arrivée tant bien que mal au bout de son explication, la personne marque un blanc, avec comme un air de confusion. « Tiens … je suis arrivé(e) au bout de ma réflexion ! ». Puis vient enfin la troisième phase dans laquelle la personne a plus confiance en elle et est contente de ce qui vient de se passer. Généralement, si le blanc est trop long, la personne poursuit son explication et/ou essaie d’expliquer de manière souvent plus claire et plus concise. Une petite astuce ici est de reformuler ce que la personne vient de dire et de poser des questions. Et là, on peut pousser jusqu’à intégrer le Principe 17 !

Hé oui, non seulement durant toute la phase d’écoute vous avez accueilli avec bienveillance les idées de votre interlocuteur, mais il est important d’avoir commencé le cheminement de comprendre pourquoi il a ses idées là et pas d’autres. Et donc la troisième phase est le lieu par excellence pour poser des questions afin d’avoir des éclaircissements sur les motivations de la personne. C’est la phase que je préfère car je trouve que c’est celle qui est la plus enrichissante. On peut en apprendre tellement sur le pourquoi des personnes. Si vous pratiquez suffisamment cette technique, vous découvrirez que bien souvent on se fait de fausses idées de ce qui motive les personnes que nous côtoyons chaque jour. Et le fait de découvrir leurs sources de motivation, autrement dit leurs sources d’inspiration, vous aurez une autre relation avec ces personnes et vous pourrez interagir dans un monde qui est plus proche du leur et ainsi avoir un rapport de bien meilleure qualité. C’est ce qui peut faire qu’un produit ou service va décoller, ou qu’une équipe va drastiquement augmenter ses performances.

En conclusion, je dirais que construire une belle relation avec les personnes qui nous entourent commence par comprendre leur monde interne et accueillir avec bienveillance ce qui les anime. Quand on sait pourquoi une personne agit comme elle agit, on peut donner le meilleur de soi, du mieux qu’on peut, pour l’aider à avancer vers ses rêves et désirs les plus profonds 🙂

Et vous, connaissez-vous réellement les personnes qui vous entourent ? Avez-vous des idées sur ce qui les motive au quotidien ? Vous êtes-vous livrés à elles pour qu’elles vous comprennent mieux ? Soyez présent(e)s dans vos relations et accueillez avec bienveillance et intéressement sincère leurs idées et désirs !


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[Défi communication semaine 8/15] Laissez de l’espace à votre interlocuteur et induisez ce que vous voulez

Bien souvent, on ne se connecte pas vraiment à l’autre, et tout ce qui nous intéresse c’est que l’autre achète notre produit ou nos idées. Encore une fois il est question d’être pleinement présent dans la conversation et de s’intéresser réellement à notre interlocuteur. N’avez-vous jamais eu l’occasion d’expérimenter ce moment (qui me semble personnellement) curieux : vous croisez une personne, la saluez, et lui demandez comment elle va, et qu’aucun de vous deux n’attende vraiment la réponse de l’autre ? Aussi, combien de fois êtes-vous allé voir une personne avec une idée en tête en voulant qu’elle soit acceptée coûte que coûte, car c’est ce que vous imaginez être « la » chose à faire ?

Se recentrer sur l’autre permet toujours de créer un lien gagnant-gagnant dans lequel vous allez pouvoir insuffler subtilement vos idées, du moment qu’elles entrent en résonance avec la vision qu’a votre interlocuteur. Les deux principes de cette semaine reposent, comme à chaque fois, sur les principes précédents, et permettent d’avancer un peu plus dans votre relation.

Principes de la semaine

Principe 15 : Laissez votre interlocuteur parler tout à son aise

J’ai pu observer que bien souvent le style de conversation utilise une forme « à bâtons rompus », dans laquelle les personnes font des phrases courtes et/ou se coupent régulièrement. Dans ce genre de conversation, on n’a en fait pas le temps ni l’envie de s’investir et de laisser à l’autre de l’espace pour « raconter son histoire ». C’est pourtant dans cet espace que vous apprendrez le plus de points intéressants sur votre interlocuteur et sur ce qui l’anime, ce qu’il/elle veut.

Principe 16 : Laissez à votre interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui

Il est communément admis que l’on accepte bien plus facilement une idée, un concept, un produit, s’il vient de nous que s’il vient de quelqu’un d’autre. Ça touche à notre fierté et ça procure un certain plaisir. Il semblerait donc une bonne idée que d’employer quelques astuces pour arriver à induire nos idées à notre interlocuteur pour que celui-ci ait l’impression qu’elles viennent de lui, permettant ainsi que chacun soit satisfait de l’issue de la discussion.

Bilan

La mise en pratique du Principe 15 est vraiment dans la continuité de tous les principes ayant été abordés précédemment. Il est important d’être présent et d’avoir une écoute active dans toute discussion. Ici, le petit détail en plus, qui peut permettre de faire une grande différence, c’est de laisser la personne s’exprimer pleinement. C’est quelque chose de rare, car nous sommes souvent pressés, et nous ne voulons pas perdre notre précieux temps et aller à l’essentiel — du moins, à ce que nous pensons être essentiel pour nous. Cependant, entrer en relation avec l’autre et construire un lien fort est l’une des choses les plus essentielles qui soient. Ainsi, dans vos prochaines conversations, laissez votre interlocuteur dire ce qu’il a à dire. Pensez à rebondir de temps en temps sur qu’il/elle vient de dire, ceci montrant que vous écoutez vraiment et que son histoire vous intéresse. La petite astuce en plus, c’est de ne pas forcément combler les blancs. Si quand la personne s’arrête, vous ne vous empressez pas de combler ce « vide », vous verrez que bien souvent la personne va reprendre, et continuer plus en profondeur son « histoire ». Cette technique permet d’apaiser votre interlocuteur de ce qui le ronge. Si c’est de la colère, « vider son sac » fait un bien fou. Il en va de même pour la frustration, des peurs, ou n’importe quelle émotion. Le simple fait d’en parler permet de réduire l’effet. Et le bénéfice pour vous, c’est que vous apprenez à connaître plus en profondeur et de manière plus authentique votre interlocuteur, et par là même votre lien se renforce car il/elle s’est un peu plus ouvert(e) à vous, dans un moment d’authenticité 🙂

La mise en pratique du Principe 16 a été quelque chose de plus délicat pour moi, car ça peut sembler au premier abord comme une technique de manipulation, mais en fait non.  Et en fait, si on l’insère dans le cadre du Principe 15, tout se passe de manière naturelle et bénéfique pour tout le monde. En effet, j’ai pu expérimenter dans le cadre de mon travail (toujours sur le même projet) en suggérant des idées que j’avais à mon client, suite à l’avoir écouté attentivement dans sa liste de demandes. La discussion a commencé sur un mode assez tendu, avec de nombreuses (et légitimes) réclamations. Cependant, plutôt que de vouloir me défendre et contrer à chaque instant les demandes et arguments de mon client (il faut mettre son égo de côté et être pleinement présent), j’ai écouté patiemment et à la fin, il était devenu bien plus calme, car il avait enfin exprimé tout ce qu’il voulait, autant qu’il le voulait. Ce n’est pas forcément un exercice évident, mais c’est payant au final. Et donc, il m’a suffit ensuite, en prenant en compte ses besoins, de proposer sous forme de questions semi-ouvertes les solutions que j’avais déjà en tête et qui me conviendraient. Ce type de question commence généralement par « est-ce que … » et contient plusieurs propositions (venant de moi), et contient aussi une variante de « ou autre que tu aurais à me proposer ». Bien souvent la personne choisit dans l’une des propositions, et c’est donc elle qui a choisit, validant ainsi de manière forte votre idée pensant que c’est « son » idée. Et quand aucune ne convient, la dernière solution est d’ouvrir le dialogue (la dernière option !) et là on peut construire ensemble une solution qui peut convenir aux deux parties.

En conclusion, la mise en pratique de ces deux principes m’a permis de débloquer certaines situations tendues, de renforcer les liens que j’ai avec les personnes qui m’entourent, et d’avoir des discussions plus calmes avec une issue plus productive au final. Interagir avec des personnes devient un jeu amusant et très enrichissant, car j’en apprend beaucoup, les gens ont plein de choses à raconter 🙂

Et vous, laissez-vous de l’espace à vos interlocuteurs pour mieux les découvrir, afin de mieux les servir ?

 


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Au-delà de la motivation, l’inspiration

La vie nous propose régulièrement des événements qui nous donnent envie d’effectuer des changements dans notre vie. C’est le cas par exemple d’un accident, d’un décès,  d’un licenciement, d’une naissance, d’une rencontre. On a aussi des moments clés dans notre vie durant lesquels on a envie de mettre en place des changements. Ces moments peuvent être un anniversaire, en franchissant par exemple un cap (par exemple le franchissement d’une dizaine), ou la bien connue et traditionnelle fin d’année avec l’expression de « bonnes résolutions » pour la nouvelle année qui va venir. Le point commun à tous ces moments de prise de décisions, c’est que sur le moment et durant quelques temps (jours, semaines, voire quelques mois) on a de la motivation et de la volonté. Cependant, il arrive généralement que cette motivation disparaisse et que la volonté s’éteigne. Et quelque part, c’est tout à fait naturel. Dans cet article je vais vous présenter les 3 astuces pour s’assurer d’avoir de la motivation à volonté pour atteindre ses objectifs et/ou tenir ses « bonnes résolutions ».

La motivation est un état qui doit venir de l’intérieur, non pas de l’extérieur. Le parfait exemple d’une motivation extérieure est l’image que l’on a du coach sportif. Bien souvent, on externalise notre motivation en la personne du coach, qui est là pour nous pousser dans nos retranchements. Lorsque, par exemple, l’on est entrain d’effectuer la dernière série de pompes et qu’on a de la difficulté vers les dernières, on a l’image du coach qui nous hurle dessus pour qu’on finisse, voire qu’on pousse à en faire encore au moins une de plus, puis encore une autre, etc. Sur le coup, on peut se dire que c’est une bonne chose d’externaliser sa motivation. Cependant, qu’arrive-t-il si le coach n’est pas là ? Que se passe-t-il si on n’a plus les moyens de payer un coach ? Ou simplement si on en a marre de se faire « engueuler » ? La réponse est simple, on ne va pas plus loin que ce qu’on pense pouvoir faire. On ne finit pas la série de pompes, ou si on le fait on ne pousse pas plus loin. Alors, comment faire pour ne pas avoir besoin d’externaliser sa motivation ?

Il est bien plus efficace de trouver l’inspiration profonde derrière un objectif. Voici les différentes étapes à mettre en place pour se fixer un objectif inspirant et maintenir un haut niveau de motivation.

1. Questionner en profondeur son objectif. Si on reprend l’exemple précédent, il est intéressant de se poser la question de « pourquoi est-ce que je veux effectuer ces séries de pompes ? ».  Ensuite, on peut questionner la réponse obtenue, et continuer ainsi de suite jusqu’à trouver une réponse qui nous inspire profondément. Par exemple on peut en arriver à « pour profiter pleinement de mes enfants », « pour vivre en pleine santé plus longtemps », « pour impacter le monde », « pour aider les personnes dans le besoin », etc. Il se peut qu’après avoir amorcé ce processus on découvre que finalement le but derrière cet objectif ne soit pas si important que ça, voire qu’il n’y a par de réel but (c’est souvent le cas lorsque nous sommes influencé par l’extérieur). Ainsi, il serait peut-être une bonne idée de changer d’objectif, et en choisir un pour lequel on a une véritable et profonde inspiration.

2. Marquer par écrit l’objectif et son but profond. Une fois l’objectif et son but déterminés, une astuce consiste à les écrire manuellement (le cerveau enregistre et intègre plus en profondeur quand les mains y participent) et les mettre en évidence aux endroits stratégiques. Par exemple sur le mur en face de sont lit, sur sa porte d’entrée, en fond d’écran d’ordinateur et/ou de téléphone. Ainsi, dès lors que l’on perd la motivation, il suffit de relire cet écrit, et l’on se reconnecte alors à notre pourquoi profond et la motivation revient.

3. Lister les indispensables et les inconvénients. Pour avoir un impact encore plus important suite au travail effectué dans le point 1, un travail complémentaire, permettant de renforcer la motivation, est d’établir deux listes : 1) pourquoi est-ce que c’est indispensable que j’atteigne cet objectif, pour moi et pour les autres ; 2) quels sont les inconvénients de ne pas me mettre en marche et réaliser cet objectif. Remplissez ces listes le plus possible. Et pour aller plus loin, appliquez toujours même technique : pour chaque point listé, chercher pourquoi il est indispensable et/ou quels sont les inconvénients de ce point. Cet exercice permet de renforcer l’inspiration et ancre dans notre cerveau l’importance de l’objectif. Et pour renforcer encore plus l’impact, appliquez le point 2 en écrivant à la main chacune des listes. De même, gardez ces listes à portée de main pour les moments où votre motivation baisse.

 

Le fait que notre motivation baisse est une bénédiction de notre cerveau. Ça permet de ne garder de la motivation que pour les choses qui nous inspirent vraiment. Ces 3 astuces décrites précédemment permettent de trouver plus rapidement si un objectif est réellement important pour nous, et dans ce cas renforcer la motivation associée et surtout avoir tous les éléments pour retrouver la motivation quand celle-ci commence à retomber.

Quels sont les objectifs qui vous tiennent à cœur, et quel est votre pourquoi ?


J’ai soumis cet article dans le cadre d’un événement interblogueurs autour du thème « Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog Devenez Meilleur..

Cliquez ici pour voter pour cet article s’il vous a plu !

Vous pouvez aussi consulter cet article complémentaire une fois vos objectifs déterminés, afin de mieux les gérer.

[Défi communication semaine 7/15] Commencez de façon amicale et posez des questions qui font dire oui immédiatement

Lorsque l’on adresse une demande à une personne, que ce soit verbalement ou par écrit, il est souvent plus efficace de commencer par créer un climat amical et chaleureux. Personne n’aime commencer une discussion par de la colère et ce n’est pas une situation propice à une demande, quelle qu’elle soit. De même pensez bien que si vous posez directement votre question, votre interlocuteur est encore « la tête » dans sa tâche courante et n’est forcément pleinement réceptif. Aussi il existe des stratégies qui permettent de préparer votre interlocuteur pour le mettre dans les meilleures dispositions pour bien accueillir votre demande et orienter vers une réponse favorable. Du moins, l’objectif principal est de mettre toutes les chances de votre côté, en évitant soigneusement de se piéger le chemin.

Encore une fois, les astuces présentées dans la suite de cet article pourraient être considérées comme de la manipulation, mais ce n’est pas le but. L’objectif est de formuler et de présenter au mieux ses demandes. Le récepteur reste en possession de tous ses moyens pour choisir d’y accéder ou non. Avoir une communication efficace permet d’obtenir de meilleurs résultats et de meilleures relations. Ainsi, tout le monde est gagnant.

Principes de la semaine

Principe 13 : Commencez de façon amicale

Il est toujours plus agréable de commencer une discussion par des choses gentilles. Dans cette catégorie on peut y ranger quelques compliments, soit sur des actions passées, soit sur la tenue vestimentaire, un parfum, un sourire, une attitude. Faire un (ou plusieurs !) compliment sincère permet plusieurs choses. Tout d’abord, cela permet à votre interlocuteur de changer de contexte de manière douce et laisse le temps à son cerveau d’effectuer la transition. Ensuite, ça permet de faire monter un peu l’estime de la personne (point que l’on a vu dans les précédents chapitres). Enfin, ça permet de mettre en place un climat propice à la discussion. En effet, c’est agréable qu’une personne nous reconnaisse pour ce qu’on fait, et notre esprit est donc dans une bonne disposition à recevoir la demande.

Principe 14 : Posez des questions qui font dire oui immédiatement

Il y a un principe neurologique indéniable : lorsque notre cerveau a choisi une orientation globale à la discussion, qu’elle soit positive ou négative, il est très difficile de la lui faire changer. Quand bien même ça serait le cas, le choix laisserait comme « une trace étrange », peu confortable dans le souvenir. Ainsi, l’astuce consiste ici à orienter le cerveau de votre interlocuteur vers le mode positif. Pour cela il suffit de poser des questions simples, demandant peu, voire pas, de réflexion, et surtout dont la réponse est un simple « oui ». Ceci permet de créer un contexte positif dans le cerveau de votre interlocuteur, laissant ainsi la porte ouverte pour votre réelle demande. Imaginez seulement que votre interlocuteur vienne de dire 10 « non » à la suite, quelles seraient vos chances d’obtenir un oui, franc et direct ? Autant mettre toutes les chances de son côté et ainsi avoir une conversion plus paisible et bienveillante.

Bilan

La mise en application du Principe 13 est selon moi l’un des piliers essentiels pour se créer de belles relations. Il permet de se mettre soi même dans la dynamique de s’intéresser sincèrement à une personne, en cherchant ce qu’il y a de bien chez elle, de se rappeler des points importants et faits marquants sur elle, sur ce qu’elle aime et ce qu’on connait d’elle, et ce qu’on a vécu ensemble. Cela demande d’être pleinement présent dans chacune des conversations et ne pas faire semblant d’écouter. Aussi, ce principe demande la mise en place de mécanismes en amont, pour construire une relation sur le long terme.

Quant à l’utilisation de ce principe, j’ai pu constater que les personnes sont bien plus réceptives quand je commençais avec une remarque gentille (et sincère !) qui soit en lien ou non avec la conversation qui allait suivre. Ça permet de basculer le cerveau dans un mode avec plus de confiance et de l’ouverture. Et ceci, même si je n’étais pas à l’origine de la conversation et que je sois le destinataire de la demande (ça marche dans les deux sens !). C’est étonnant les résultats que l’on peut obtenir en changeant très simplement la dynamique d’une conversation. Comme mentionné dans un précédent épisode, on aspire tous à être reconnu par les personnes qui nous entourent. Ainsi, c’est toujours plaisant quand une personne se souvient de quelque chose à notre sujet.

J’ai pu remarquer que pour la mise en œuvre du Principe 14, poser des questions permet en fait de s’entraîner à avoir un esprit plus vif, et ça donne aussi plus de rythme à la conversation. En effet, poser des questions qui amènent à dire « oui », et seulement oui, permet de les enchaîner, créant ainsi un rythme assez soutenu dans l’échange. C’est aussi une astuce qui permet de créer un contexte dans lequel les phrases doivent être concises et aller à l’essentiel. C’est donc aussi une méthode qui permet d’avoir des conversations plus efficaces (très pratique dans le monde de l’entreprise !) et permet ainsi de gagner un temps précieux.

Pour avoir une idée pour poser des questions rapides, il peut être intéressant de faire le lien avec le principe précédent, car on peut poser des questions rapides sur des points amicaux qui permettent de renforcer le climat convivial — on cumule ainsi les deux effets. Attention cependant à avoir une tournure qui permette d’obtenir un oui, et pas un non. Car il est assez facile (pour moi en tout cas) d’obtenir des réponses rapides en utilisant l’humour et en challengant un peu la personne, mais sa réponse rapide est souvent un « non » (réponse logique à la « confrontation »). C’est pourquoi maîtriser le fait d’avoir des questions courtes qui amènent un oui a été un vrai challenge, mais c’est super intéressant et une très bonne gymnastique pour l’esprit.

En conclusion de l’application de ces deux principes, j’ai pu remarquer qu’ils permettent bien souvent d’avoir une issue favorable, mais qui l’aurait aussi été dans des conditions plus « classiques ». Leur application est juste un accélérateur et ça permet de créer un climat bénéfique aux deux personnes, climat qui va perdurer après l’échange. Et ça crée aussi une sorte d’ancrage et votre interlocuteur, lorsqu’il vous verra la prochaine fois, son cerveau commencera à se mettre dans un mode privilégié — on a tous dans nos connaissances une personne qui dès qu’on la voit à 20 mètres on a déjà le sourire 😉 . On devient alors la personne avec qui on aime discuter, contrairement à celle dont les conversations sont ennuyeuses, qui dès qu’on la voit approcher, on est déjà dans une sorte de rejet.

 

Et vous, comment faites-vous pour dynamiser vos conversations ? Êtes-vous pleinement présent(e) dans vos échanges, vous permettant ainsi de vraiment connaître les personnes avec qui vous interagissez ? Quelques sont vos astuces pour vous créer de belles relations et mettre en place un climat favorable à vos demandes ?

 


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[Défi communication semaine 6/15] Respectez l’opinion de votre interlocuteur et sachez reconnaître vos torts

Qui ne connaît pas la célèbre citation (attribuée à Sénèque) « L’erreur est humaine » ? L’erreur est l’une des méthodes d’apprentissage qui est profondément ancrée en nous. Comment avez-vous appris à marcher ? En faisant plusieurs milliers d’erreurs sur la mise en œuvre de votre nouvelle posture. Il est important de garder ce concept à l’esprit quand on fait face à une personne avec laquelle nous ne sommes pas d’accord. Il y a deux raisons à cela. La première, découlant de la remarque précédente, est que votre interlocuteur est dans un processus d’apprentissage. Il ne faut pas lui en vouloir de soutenir ses opinions, même si elles sont « fausses ». Soyez donc bienveillant(e) pour aider et accompagner au mieux cette personne à avancer dans son apprentissage. La deuxième est qu’il est possible que ce soit notre interlocuteur qui soit dans le « vrai » et qu’il nous serait bien plus bénéfique de considérer son point de vue plutôt que de rester campé sur nos positions pour une quelconque raison de fierté. Prenons l’exemple de Copernic qui a énoncé le fait que la Terre tourne autour du Soleil, à une époque où la pensée « autorisée » affirmait l’inverse. Et quand bien même la personne n’aurait pas raison, son opinion peut permettre d’avoir un nouvel éclairage sur le sujet, en ouvrant d’autres perspectives — ainsi toute idée peut aider à la construction d’un projet.

L’erreur fait partie intégrante du processus d’apprentissage de l’être humain et fait avancer l’humanité. Voyons comment valoriser et jouer avec l’erreur, qu’elle soit chez l’autre ou chez soi.

Principes de la semaine

Principe 11 : Respectez les opinions de votre interlocuteur, ne lui dites jamais qu’il a tort

Comme mentionné en introduction, notre interlocuteur a toutes les raisons du monde de penser ce qu’il pense, et c’est normal. Ainsi est le processus d’apprentissage de l’être humain. Cependant, personne n’aime entendre quelqu’un lui dire qu’il/elle a tort, surtout de manière brutale et directe. Bien souvent, nous avons une certaine conviction sur ce que nous pensons, et il faut avoir l’esprit vraiment ouvert dans une dynamique d’apprentissage permanent et être assez zen pour accepter d’être remis en question de manière frontale. Même si vous êtes convaincu(e) d’avoir raison, essayer de comprendre pourquoi votre interlocuteur pense ce qu’il pense. Une petite astuce pour ça :  jouez les candides ! Ainsi, essayez de creuser les fondements de la pensée de votre interlocuteur. Ainsi, cette personne pourra se rendre compte par elle-même de son erreur, en ayant suivi un chemin d’apprentissage qui lui est logique. Il peut aussi arriver que suite à son explication, vous finissiez par en conclure que c’était vous qui étiez dans l’erreur. Dans un cas comme dans l’autre, quel bénéfice !

Principe 12 : Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement

Je pars du postulat que vous êtes un être humain, et donc, de par ce fait … vous faites aussi des erreurs ! C’est comme ça. Donc autant l’accepter au plus vite. Ne vous êtes-vous jamais retrouvé dans une situation où vous avez découvert vos torts, et vous avez quand même continué le jeu, pour une petite histoire de fierté ? Mais n’avez-vous pas aussi vécu en même temps le sentiment de perdre du temps à ne pas avancer ? C’est assez frustrant (du moins c’est comme ça que je l’ai vécu). Donc autant admettre nos torts quand on s’en rend compte, et ainsi on peut passer à autre chose et avancer. C’est ce que j’appelle prendre sa responsabilité. C’est ainsi qu’on devient adulte ! Faire des erreurs montre que l’on continue de progresser et qu’on cherche à s’améliorer. C’est naturel et plutôt sain.

Bilan

Évoluant dans un environnement m’offrant de côtoyer des êtres humains, je suis « confronté » naturellement à des personnes faisant des erreurs, et j’en fais aussi largement partie. Que nous le voulions ou non, nous évoluons tous, en permanence, chacun à sa propre vitesse. Ainsi, la mise en œuvre des principes de la semaine trouve un terrain de jeu naturel dans chaque interaction, sans à avoir à chercher une situation particulière. Encore une fois, je trouve qu’inverser l’ordre d’application des deux principes me semble plus naturel et efficace — c’est du moins mon opinion et mes observations de la semaine le confirme.

Généralement, j’ai pu remarquer qu’en voulant être dans le Principe 11, je devais presque  à chaque fois passer par le Principe 12 (c’est fou ce que la vie est bien faite quand même ! 🙂 ). Dans la mise au point de notre projet (qui est quelque chose d’assez complexe),  notre client/partenaire faire régulièrement des erreurs, ce qui est normal dans le cas de l’apprentissage d’une nouvelle technologie. Il s’est presque avéré qu’à chaque erreur qui était commise de leur côté, il y en avait presque toujours au moins une de notre côté. Ainsi, en reconnaissant d’emblée l’erreur qui avait été commise, et avec encore plus d’énergie quand c’était une de mes erreurs, le climat était bien plus propice à la mise en œuvre du Principe 11. En effet, ayant montré que je suis de bonne foi (autant que possible), il m’a été plus facile de questionner mon interlocuteur, et d’essayer de comprendre en toute bienveillance comment il a pu en arriver à son « erreur ». Bien souvent, je retrouvais de nouvelles erreurs pour moi et mon équipe en chemin. Et au final, le climat créé permet à mon interlocuteur de reconnaître qu’une erreur a aussi été commise de son côté (c’est pourtant une personne qui est connue pour avoir des idées assez tranchées et qui en change difficilement). Il en résulte que notre communication s’améliore et c’est bénéfique aux deux parties. Notre produit avance, notre client/partenaire est plus content et confiant, et surtout la relation se solidifie.

Ainsi j’ai changé mon attitude en ayant toujours en tête qu’il se peut que je sois dans l’erreur quand je dialogue avec une personne que je considère être dans l’erreur. Et surtout, j’adopte la démarche bienveillante de vouloir comprendre pourquoi et comment la personne en est arrivé à ce point là. C’est ainsi aussi une grande source d’apprentissage pour moi car je peux voir quels sont les processus et/ou la communication à améliorer pour éviter de retomber dans ce cas d’erreur. Une autre remarque importante est qu’intervenir sous forme de questions permet bien souvent d’avoir un contexte plus favorable, plutôt que d’attaquer en frontal. Aussi, j’ai pu remarquer que quand on cherche à déterminer qui des deux a raison, si au moment du dénouement il s’avère que c’est moi qui ai tort, le fait de le reconnaître de manière immédiate et avec le sourire change complètement la dynamique de la relation. J’ai pu ressentir presque à chaque fois le soulagement chez mon interlocuteur (non seulement la personne avait raison, mais je n’ai pas cherché à argumenter — rappel de la semaine précédente …). Et je dois avouer que je me sens bien — c’est mieux que de s’énerver pour essayer d’argumenter en sachant pertinemment que j’ai tort. Je préserve de fait ma santé et mon sourire 🙂

 

En conclusion, je dirais qu’il faut se rappeler que chacun est en apprentissage continuel et qu’il est naturel de faire des erreurs et d’avoir tort. Être bienveillant envers les autres et soi-même est le moyen le plus efficace d’avancer et construire des relations solides.

Et vous, reconnaissez-vous vos erreurs ? Appliquez-vous de la bienveillance envers les apprenants qui vous entourent ?

 


Liens vers les épisodes du défi communication :

Semaine 1 : ici

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[Défi communication semaine 5/15] Faites sincèrement sentir aux autres leur importance et évitez les controverses

Comment faire quand, dans une discussion, vous n’êtes pas du même avis que votre interlocuteur ? Bien souvent, chacun défend sa position, et ceci résulte dans une hausse du ton et dans la non écoute de l’autre. Ainsi, la communication cesse et chacun va en fait perdre son temps et se mettre dans une énergie basse.

Les deux principes de cette semaine permettent de conserver un bon niveau de communication même lorsque vous n’êtes pas d’accord avec votre interlocuteur. Ça peut même renforcer le lien existant car vous serez dans une dynamique bien plus vertueuse, et cela peut aussi vous amener une bonne dose de créativité.

Principes de la semaine

Principe 9 : Faites sentir aux autres leur importance — et faites-le sincèrement

Ce principe peut être utilisé dans principalement 2 types de situations. Le premier type est le cas normal, dans la vie de tous les jours. Il est important de prendre du temps pour dire aux personnes avec qui on interagit régulièrement combien elles sont importantes pour nous. Cela permet de créer une meilleure relation et apporte une petite dose de bonheur à la personne qui reçoit cette reconnaissance. Le deuxième type rejoint le principe suivant. En effet, lorsque vous êtes en « confrontation » avec quelqu’un, pensez à ne pas rentrer dans la converse, mais à surtout bien écouter les arguments de la personne et penser à la remercier pour l’intérêt qu’elle vous porte.

Principe 10 : Évitez les controverses, c’est le seul moyen d’en sortir vainqueur

Rentrer dans un dialogue de sourds n’a jamais été constructif et encore moins bénéfique pour personne. C’est quelque chose de difficile au premier abord, mais adoptez plutôt l’attitude d’écouter votre interlocuteur, sincèrement, dans une démarche d’écoute active. Vous trouverez en fait peut-être que les fonds de vos pensées sont les mêmes mais que les mots employés diffèrent, ou alors vous allez en fait trouver des idées et des angles de vue auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé. Dans ce dernier cas, pensez à appliquer le principe précédent, en remerciant sincèrement votre interlocuteur qui vous permet d’avancer dans vos projets.

Bilan

Je voudrais, si vous le permettez, commencer par définir 2 termes dont la différence me semble importante à avoir en tête. Dans la vie de tous les jours, beaucoup de personnes nous connaissent, mais au final assez nous reconnaissent, ou du moins ne nous font pas part de leur reconnaissance. Et si l’on est vraiment honnête, la réciproque est vraie 😉 Je définis ces deux termes comme suit. « Connaître » une personne, c’est connaître son prénom, son nom, ses goûts musicaux, etc. Ce sont des informations factuelles sur la personnes. En quelque sorte, on valide son existence — et c’est déjà une belle première étape ! « Reconnaître » une personne c’est, en plus de la connaître, valider et valoriser ses contributions et ses talents. Ainsi connaître une personne est le minimum en communication, mais la reconnaître permet de faire passer le lien créé à un tout autre niveau. Qui n’aime pas être reconnu pour ses talents ? C’est à chaque fois un petit morceau de bonheur qui vient illuminer l’instant présent.

Ainsi, mettre en œuvre le Principe 9 permet de reconnaître les personnes avec qui nous interagissons chaque jour. J’ai pris plaisir cette semaine à mettre en valeur les talents importants des personnes que j’ai croisées. Non seulement cela leur redonne un peu d’énergie et bien souvent le sourire, mais ça m’a aussi fait du bien. Dans cet échange, c’est du gagnant/gagnant. Et surtout, ça permet de créer une dynamique vertueuse et au final, l’ambiance sera bien meilleure et la performance et l’efficacité vont augmenter (ce qui est naturel dans un environnement plus propice). C’est une astuce qui devrait être bien plus largement répandue au sein des entreprises, car les résultats sont assez spectaculaires si l’on considère le « non investissement pécuniaire » nécessaire.

Comme indiqué dans la description des principes de la semaine, la mise en œuvre du Principe 10 demande de changer son état d’esprit. J’ai pu constater, avec en plus la mise en pratique de tous les principes des semaines précédentes, que celui-ci permet en fait de toujours sortir gagnant d’un moment d’échange, même lorsque la personne en face est un « adversaire » ! En effet, plutôt que d’essayer d’argumenter et de défendre sa propre position, il est au final préférable d’accepter sincèrement les arguments de la partie « adverse ». Ceci ne veut pas dire qu’on les valide. Cependant, je prends le parti de les écouter et de les analyser. Je vais très certainement y trouver des informations qui me seront nécessaire. Par exemple, j’ai pu trouver dans des arguments l’explication sur notre désaccord, qui en fait partait d’un malentendu. Ainsi, en prenant le temps d’écouter mon interlocuteur, j’ai pu ensuite faire une pause dans la discussion pour redéfinir le cadre. Ceci a permis d’avancer sur un terrain plus solide et fertile, et en plus avec un niveau de communication plus élevé (j’ai écouté, intégré et compris le problème et la vision de mon interlocuteur, et j’ai adapté mon attitude et mon discours — et ça ne lui est pas passé inaperçu). Dans d’autres cas, j’ai pu découvrir des points de vue que je n’avais pas du tout envisagés, et c’est aussi un point bénéfique de l’application de ce principe, et c’est une belle astuce pour pouvoir se débloquer dans un projet.

Et enfin, ce dernier cas de figure permet en fait la réunion des deux principes de la semaine. En effet, lorsqu’une personne vous permet d’avancer dans vos projets de part le simple fait d’argumenter sur son désaccord avec votre idée, c’est au final un superbe cadeau qu’elle vous fait ! Déjà, le premier point, c’est qu’elle s’intéresse vraiment à vous et votre projet/idée. En effet, si la personne s’en foutait, pourquoi prendrait-elle le temps d’argumenter et de s’énerver ? C’est donc déjà un signe que vous avez de l’importance à ses yeux. Commencez donc par en être reconnaissant(e) ! 🙂 Et ensuite, valorisez sincèrement sa contribution à votre projet. Dans tous les cas, cette personne vous aura soit apporté des nouvelles idées, soit vous aura montré où sont les failles dans la manière que vous avez de présenter vos idées/projets. Et c’est donc l’occasion de s’améliorer !

En conclusion de cette semaine, je peux dire que j’ai été assez étonné des résultats produits par l’application de ces deux principes. Et surtout, ce qui me paraît important, c’est la mise en lumière de la nécessité de d’abord mettre en place les briques des principes précédents, qui permettent de mettre en pratique ceux de cette semaine sans grande difficulté, car l’état d’esprit est déjà là, prêt être utilisé. Et je remarque que si l’on prend tout comme une opportunité à grandir et qu’on peut apporter des morceaux de bonheur aux autres par des actions simples, le bilan de chaque journée devient de plus en plus positif et j’ai pu constater que mon niveau de bonheur monte, et ma performance et mon efficacité aussi. Bref, c’est vraiment du gagnant/gagnant.

Et vous, où en êtes-vous dans votre niveau de communication ? Connaissez-vous et reconnaissez-vous les personnes avec qui vous passez le plus de temps ? Voyez-vous le côté constructif d’une discussion avec une personne qui ne partage pas vos idées ?

@ bientôt pour la suite des aventures dans l’exploration de l’univers et des lois de la communication ! 🙂


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